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Citations sur l'indignation

Citations sur l'indignation : découvrez 5 citations de Laurent Obertone, Jean Raspail, Patrice Jean, Sylvain Tesson, Friedrich Nietzsche

C’est très bien de planter des bougies…

« C’est très bien de plan­ter des bou­gies, de mettre des fleurs, de pleu­rer, de mettre des pho­tos etc… Mais je ne com­prends pas pour­quoi ces mani­fes­tants, qui étaient très nom­breux à ce moment-là, ne sont pas par­tis en cor­tège pour aller faire une gigan­tesque manif devant une ambas­sade de pays arabe, l’une des plus sala­fistes pos­sibles – pas ça qui manque ! – en cas­sant quelques car­reaux, en fai­sant beau­coup de bruit etc… En mani­fes­tant une réelle indi­gna­tion ! Il n’y a pas de colère… Et tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout com­ment on s’en sortira. »

Jean Raspail 
Mes­sage aux audi­teurs du troi­sième Col­loque de l’Ins­ti­tut ILIADE, avril 2016

Il existe une littérature politiquement correcte…

« Il existe une lit­té­ra­ture poli­ti­que­ment cor­recte, mais je ne la lis pas beau­coup. En géné­ral, on lit quelques lignes, quelques pages et l’on com­prend que l’au­teur racole le lec­teur à coups de bons sen­ti­ments, d’indi­gna­tions comme il faut, de révoltes bien coif­fées. C’est peut-être néces­saire : on aime se voir tout beau dans le miroir des livres. »

Patrice Jean
Qu’un écri­vain puisse être en paix avec son temps me paraît vrai­ment curieux, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 29 sep­tembre 2017

Il faut d’abord avoir souffert d’indignation dans le cœur des villes modernes…

« La ten­ta­tion éré­mi­tique pro­cède d’un cycle immuable. Il faut d’abord avoir souf­fert d’indignation dans le cœur des villes modernes pour aspi­rer à une cabane fumant dans la clai­rière. Une fois anky­lo­sé dans la graisse du confor­misme et enkys­té dans le sain­doux du confort on est mûr pour l’appel de la forêt. »

Syl­vain Tesson
Dans les forêts de Sibé­rie, édi­tions Gal­li­mard, 2011

Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales…

« Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales en déca­dence, réclame, dans une belle indi­gna­tion, le « droit », la « jus­tice », les « droits égaux », il se trouve sous la pres­sion de sa propre incul­ture qui ne sait pas com­prendre pour­quoi au fond il souffre, — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un ins­tinct de cau­sa­li­té qui le pousse à rai­son­ner : il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette « belle indi­gna­tion » lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plai­sir pour un pauvre diable de pou­voir inju­rier — il y trouve une petite ivresse de puis­sance. Déjà la plainte, rien que le fait de se plaindre peut don­ner à la vie un attrait qui la fait sup­por­ter : dans toute plainte il y a une dose raf­fi­née de ven­geance, on reproche son malaise, dans cer­tains cas même sa bas­sesse, comme une injus­tice, comme un pri­vi­lège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres condi­tions. « Puisque je suis une canaille tu devrais en être une aus­si » : c’est avec cette logique qu’on fait les révo­lu­tions. Les doléances ne valent jamais rien : elles pro­viennent tou­jours de la fai­blesse. »

Frie­drich Nietzsche
Cré­pus­cule des idoles ou Com­ment on phi­lo­sophe avec un mar­teau (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2005

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