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Citations sur le christianisme

La Fille aînée de l’Église n’est pas seule…

« Heu­reu­se­ment, la Fille aînée de l’Église n’est pas seule. La Pro­vi­dence s’est mani­fes­tée avec une force inha­bi­tuelle au cours de l’histoire de notre nation, depuis le bap­tême et le cou­ron­ne­ment de Clo­vis, la sain­te­té de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volon­té de Louis XIII de consa­crer la France à Notre-Dame de l’As­somp­tion. Avec Jeanne d’Arc, le des­tin éli­ra une per­sonne humble, pour que la France puisse tenir ses pro­messes de fidé­li­té. Une pay­sanne, sans expé­rience mili­taire ou poli­tique, pour réa­li­ser un double exploit inex­pli­cable : chas­ser les enne­mis du royaume en redon­nant à tous les Fran­çais la digni­té per­due et la foi. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Mes­sage de Mon­sei­gneur le Duc d’An­jou pour la Fête natio­nale de Jeanne d’Arc, legitimite.fr, 10 mai 2020

L’ordre devenait donc une forme de fascisme…

« Jour après jour, mois après mois, au fil de ses doutes, l’ordre deve­nait donc une forme de fas­cisme, l’enseignement une contrainte, le tra­vail une alié­na­tion, la révo­lu­tion un sport gra­tuit, le loi­sir un pri­vi­lège de classe, la mari­jua­na un vul­gaire tabac, la famille un étouf­foir, la consom­ma­tion une oppres­sion, la réus­site une mala­die hon­teuse, le sexe un loi­sir sans consé­quence, la jeu­nesse un tri­bu­nal per­ma­nent, la matu­ri­té une forme nou­velle de séni­li­té, la dis­ci­pline une atteinte à la per­son­na­li­té humaine, la reli­gion chré­tienne… et l’Occident… et la peau blanche… »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

En Jeanne nous voyons agir, à son insu…

« En Jeanne nous voyons agir, à son insu, les vieilles ima­gi­na­tions cel­tiques. Le paga­nisme sup­porte et entoure cette sainte chré­tienne. La Pucelle honore les saints, mais d’ins­tinct elle pré­fère ceux qui abritent sous leurs vocable les fon­taines fées. Les diverses puis­sances reli­gieuses éparses dans cette val­lée meu­sienne, Jeanne les ramasse et les accorde, dût-elle en mou­rir par un effet de sa noblesse natu­relle… Fon­taines drui­diques, ruines latines et vieilles églises romanes forment un concert. (…) Autant que nous aurons un cœur cel­tique et chré­tien, nous ne ces­se­rons d’ai­mer cette fée dont nous avons fait une sainte. »

Mau­rice Bar­rès
L’œuvre de Mau­rice Bar­rès (Phi­lippe Bar­rès, Mau­rice Bar­rès), tome XII, édi­tions Au Club de l’hon­nête homme, 1967

Si l’idéal chevaleresque et la conscience de la chrétienté…

« Si l’i­déal che­va­le­resque et la conscience de la chré­tien­té sont sor­tis des croi­sades, la patrie fran­çaise est sor­tie de la guerre de Cent ans. Cette conscience avait déjà tres­sailli dans la chan­son de Roland, où le nom de « douce France » vibre avec une émo­tion par­ti­cu­lière quand les preux, reve­nant d’Es­pagne, aper­çoivent du haut des Pyré­nées les rives de l’A­dour. »

Édouard Schu­ré
Les grandes légendes de France, 1892, édi­tions Col­lec­tion XIX, 2016

L’alliance de l’héroïsme et du christianisme donne la chevalerie…

« Le héros se carac­té­rise par son cou­rage excep­tion­nel mais aus­si par son amour pour une cause plus grande que lui, sa famille, sa patrie ou son dieu. L’alliance de l’héroïsme et du chris­tia­nisme donne la che­va­le­rie. »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

Son christianisme était force et vie…

« Son chris­tia­nisme était force et vie. Un éveil au sen­ti­ment reli­gieux issu de la lâche­té, était à ses yeux chose lamen­table. Un silen­cieux et cor­dial mépris l’a­ni­mait à l’é­gard de la pro­li­fé­ra­tion, aus­si bien au front qu’à l’in­té­rieur, du chris­tia­nisme né de la peur et de la prière, fille de la panique, pra­ti­quée par les pol­trons. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

La corporation est une communauté de vie…

« La cor­po­ra­tion n’est pas indé­pen­dante du corps poli­tique, mais en est un com­po­sant fonc­tion­nel. À ce titre éga­le­ment, la com­mu­nau­té de métiers ne limite pas son rôle aux seuls aspects éco­no­miques, mais s’in­tègre dans la vie sociale et reli­gieuse : chaque cor­po­ra­tion a son saint patron, ses propres fêtes (ce qui explique que juifs et musul­mans en soient exclus). Pour ses membres, la cor­po­ra­tion est une com­mu­nau­té de vie ; elle joue, dans le monde urbain, le rôle rem­pli par la com­mu­nau­té vil­la­geoise dans le monde rural. »

Guillaume Tra­vers
Éco­no­mie médié­vale et socié­té féo­dale. Un temps de renou­veau pour l’Eu­rope, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

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