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Citations sur l'idéologie

Les manuels diffusent les valeurs que les programmes drainent…

« Selon Hugo Billard, auteur de manuels chez Belin, inter­ro­gé pour un article du Monde le 16 sep­tembre 2011, les manuels dif­fusent les valeurs que les pro­grammes drainent : ils sont pro­ré­pu­bi­cains, pro-euro­péens, pour l’équilibre social et la diver­si­té cultu­relle”.
[…] Une pesée glo­bale des exemples choi­sis par les manuels per­met de retrou­ver les grands mou­ve­ments de l’opinion domi­nante des pre­mières années du XXIe siècle. Les manuels ne sont plus l’instrument d’une idéo­lo­gie patrio­tique ou socia­li­sante dont il fau­drait trans­mettre les réflexes, mais le lieu d’expression des prio­ri­tés d’une époque qui vit sur les ruines des grands mes­sia­nismes sécu­liers du XXe siècle. Noir­cis­sant le pas­sé et res­tant dis­crets sur bien des vio­lences sociales contem­po­raines, les manuels res­tent pro­gres­sistes”, tout en étant mar­qués par une ten­dance à l’éloge des cultures non-euro­péennes, à la cri­tique des idées iden­ti­taires” et à un cer­tain fatalisme. »

Vincent Badré
L’Histoire fabri­quée ? Ce qu’on ne vous a pas dit à l’école…, Édi­tions du Rocher, 2012

Partout l’homme masse a surgi, un type d’homme…

« Par­tout l’homme masse a sur­gi, un type d’homme hâti­ve­ment bâti, mon­té sur quelques pauvres abs­trac­tions et qui pour cela se retrouve iden­tique d’un bout à l’autre de l’Europe. C’est à lui qu’est dû le morne aspect, l’étouffante mono­to­nie que prend la vie dans tout le conti­nent. Cet homme masse, c’est l’homme vidé au préa­lable de sa propre his­toire, sans entrailles de pas­sé et qui par cela même, est docile à toutes les dis­ci­plines dites inter­na­tio­nales”. »

José Orte­ga y Gasset
La révolte des masses (La rebe­lión de las masas, 1929), trad. Louis Par­rot, édi­tions Stock, 1937

Ceux qui avaient interprété la démocratie individualiste issue des Lumières…

« Ceux qui avaient inter­pré­té la démo­cra­tie indi­vi­dua­liste issue des Lumières comme une déca­dence, semblent sou­vent jus­ti­fiés aujourd’­hui. Elle est bel et bien entrée elle-même en déca­dence par rap­port à ses propres valeurs et à ses ambi­tions. Son sys­tème de socia­bi­li­té qui n’a jamais bien fonc­tion­né en Europe est en plein déra­page, sur­tout en France, lieu de sa fon­da­tion. La répu­blique contrac­tuelle une et indi­vi­sible implose sous nos yeux. Dans sa luci­di­té, Ray­mond Aron, pour­tant libé­ral convain­cu, l’avait pres­sen­ti au terme de ses Mémoires (Jul­liard, 1983) : « Sans adop­ter l’interprétation spen­glé­rienne selon laquelle la civi­li­sa­tion urbaine, uti­li­taire, démo­cra­tique marque en tant que telle une phase de déca­dence des cultures, il est légi­time de se deman­der, […] si l’épanouissement des liber­tés, le plu­ra­lisme des convic­tions, l’hédonisme indi­vi­dua­liste ne mettent pas en péril la cohé­rence des socié­tés et leur capa­ci­té d’action. »
De cette noci­vi­té, la plus grande par­tie du monde euro­péen était convain­cue avant 1914. Mais ce qui don­nait de la force au rejet de l’idéologie des Lumières et de 1789, c’est que ce monde euro­péen des monar­chies et de l’ancien ordre féo­dal réno­vé était aus­si le plus effi­cace, le plus moderne et le plus com­pé­ti­tif sur le ter­rain éco­no­mique, social et cultu­rel. Ce fait oublié, il convient de le rap­pe­ler. D’a­bord parce que c’est une réa­li­té his­to­rique et à ce titre méri­tant d’être connue. Ensuite, parce que cette réa­li­té per­met de prendre du champ par rap­port à l’illusion d’optique que les vic­toires répé­tées des États-Unis ont impo­sé depuis la fin du XXe siècle. Illu­sion qui fait prendre le phé­no­mène par­ti­cu­lier et contin­gent de la socié­té amé­ri­caine pour une néces­si­té uni­ver­selle. Cette sédui­sante chi­mère s’est ins­tal­lée d’autant plus aisé­ment que dans nos socié­tés les esprits ont été for­més depuis long­temps par l’imprégnation incons­ciente de la vul­gate mar­xiste à une inter­pré­ta­tion déter­mi­niste et fina­liste de l’histoire où le suc­cès momen­ta­né vaut preuve. »

Domi­nique Venner
Le Siècle de 1914 : Uto­pies, guerres et révo­lu­tions en Europe au XXe siècle, édi­tions Pyg­ma­lion, coll. His­toire, 2006

La pertinence est la règle de base de l’apprentissage…

« La per­ti­nence (per­ti­nere : « appar­te­nir à », « être dans le sujet ») est la règle de base de l’apprentissage du savoir. Il est indis­pen­sable d’être d’abord per­ti­nent dans toutes les matières abor­dées. Mais lorsque la crise déborde et frappe d’inanité ces modestes sapiences – modestes par leur faible enver­gure et pro­fon­deur, mais ter­ri­ble­ment immo­destes par leur volon­té d’hégémonie – le recours à l’impertinence est une sagesse rebelle qui ouvri­ra de nou­velles pers­pec­tives, lève­ra les grilles de nos pri­sons idéo­lo­giques. »

Jacques Mar­laud
Inter­pel­la­tions – Ques­tion­ne­ments méta­po­li­tiques, édi­tions Dual­pha, 2004

L’inégalité est vraie de fait…

« L’inégalité est vraie de fait pour la seule rai­son qu’elle est vraie de droit, elle est réelle pour la seule rai­son qu’elle est néces­saire. Ce que l’idéologie éga­li­taire vou­drait dépeindre comme un état de jus­tice, serait au contraire, d’un point de vue plus éle­vé et à l’abri des rhé­to­riques huma­ni­taires, un état d’injustice. C’est une chose qu’Aris­tote et Cicé­ron avaient déjà recon­nue. Impo­ser l’inégalité veut dire trans­cen­der la quan­ti­té, veut dire admettre la qua­li­té. C’est ici que se dis­tinguent net­te­ment les concepts d’individu et de per­sonne. »

Julius Evo­la
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953

C’est quand une société et une époque s’emploient à anesthésier les esprits…

« C’est quand une socié­té et une époque s’emploient à anes­thé­sier les esprits, à endor­mir les âmes et à s’emparer des cœurs pour les contraindre à suivre des che­mins tra­cés, que les révoltes sont néces­saires. Même les plus folles. Sur­tout les plus folles. »

Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aven­tures au Pakis­tan, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Pôle fic­tion, 2010

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