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Citations d'un auteur espagnol

Citations d'un auteur espagnol : découvrez 17 citations de Javier Portella, Jose Bergamin, José Antonio Primo de Rivera, José Ortega y Gasset, Miguel de Unamuno

Un dieu qui sache danser…

« Ce qui peut nous sau­ver, c’est quelque chose comme l’esprit d’une beau­té” qui s’épanche dans notre sang, vivi­fie notre vie, redonne de l’élan à notre être.
Serons-nous capables d’assumer un jour que c’est de quelque chose de tel qu’il s’agit ?
Serons-nous capables de com­prendre que seul un tel dieu peut être celui que nous recher­chions ?
Un dieu qui, comme celui de Nietzsche, sache dan­ser.
Un dieu dont la marque du beau, de l’inouï, soit gra­vée au feu sur son cœur ivre et joyeux. »

Javier Por­tel­la
Les esclaves heu­reux de la liber­té, édi­tions David Rein­harc, 2012

Grâce à Dieu, les taureaux ne sont pas comme les chats…

« Grâce à Dieu, les tau­reaux ne sont pas comme les chats, qui savent ce qu’est un tapis, une pelote ou une sar­dine ; ni comme les chiens qui sont des intel­lec­tuels, ni même comme les ânes, qui à mon avis, sont moins ânes qu’on ne le croit. Le tau­reau est un com­plet irra­tion­nel ; d’où ce qu’on endure avec lui. »

Jose Ber­ga­min
L’art de Bir­li­bir­loque (El arte de bir­li­bir­loque), 1961, trad. Marie-Amé­lie Sar­railh, édi­tions Le temps qu’il fait, 1998

Le sacré : cet élan qui marquait la vie…

« Le sacré : cet élan qui — expri­mé dans l’art, mani­fes­té dans la reli­gion, ins­crit dans l’espace public d’un peuple — mar­quait la vie des anciens.
Le sacré : ce bat­te­ment qui, nous empor­tant au-delà, nous empêche de nous enfer­mer dans l’immédiateté de nos tra­vaux et de nos jouis­sances.
Le sacré : ce noyau de lumière qui, intan­gible et indé­ter­mi­nable, ne se laisse bor­ner à telle ou telle chose, à tel ou tel être. »

Javier Por­tel­la
Les esclaves heu­reux de la liber­té, édi­tions David Rein­harc, 2012

La voluptueuse, sacrée chair de l’amour…

« La chair, ce n’est pas seule­ment mais c’est aus­si la chair empor­tée par l’ivresse de l’amour.
Ne crai­gnons pas la chair enivrée des amants. Jouis­sons-en.
Célé­brons la chair exta­siée qui à une autre chair s’accroche et à une autre âme se sus­pend.
Dans nul autre domaine, ni de la réa­li­té ni de la fan­tai­sie, il ne se passe rien de pareil. Seule­ment dans l’amour et la volup­té. Ce n’est que là que, empor­tés de caresses et ber­cés de trans­ports, l’esprit et la chair s’entrelacent jusqu’à se confondre presque. Ce n’est que dans le luxu­rieux et luxu­riant, dans le sacré amour. »

Javier Por­tel­la
Les esclaves heu­reux de la liber­té, édi­tions David Rein­harc, 2012

Nous voulons un paradis difficile…

« Nous vou­lons un para­dis dif­fi­cile, dres­sé, impla­cable. Un para­dis où l’on ne se repose jamais et qui ait dans l’embrasure des portes des anges avec des épées. »

José Anto­nio Pri­mo de Rive­ra, 1935, cité par Domin­go Gon­za­lez Her­nan­dez
Pré­sence de José Anto­nio, Les Bou­quins de Syn­thèse natio­nale, 2013

En effet, la noblesse héréditaire, c’est une noblesse lunaire…

« En effet, la noblesse héré­di­taire, c’est une noblesse lunaire”, et pour ain­si dire faite de morts. Seule demeure en elle, prin­cipe vivant, authen­tique, dyna­mique, l’incitation qu’éprouve le des­cen­dant de main­te­nir par ses efforts, le niveau où attei­gnit son aïeul. Tou­jours, même en ce sens déna­tu­ré, noblesse oblige ! Le noble d’origine s’oblige à lui-même ; l’héritage oblige le noble héré­di­taire. »

José Orte­ga y Gas­set
La révolte des masses (La rebe­lión de las masas, 1929), trad. Louis Par­rot, édi­tions Stock, 1937

Pour moi, noblesse est synonyme d’une vie vouée à l’effort…

« Pour moi, noblesse est syno­nyme d’une vie vouée à l’effort ; elle doit tou­jours être pré­oc­cu­pée à se dépas­ser elle-même, à haus­ser ce qu’elle est déjà vers ce qu’elle pro­pose comme devoir et comme exi­gence. De cette manière, la vie noble reste oppo­sée à la vie médiocre ou inerte, qui, sta­tis­ti­que­ment, se referme sur elle-même, se condamne à une per­pé­tuelle imma­nence tant qu’une force exté­rieure ne l’oblige à sor­tir d’elle-même. C’est pour­quoi nous appe­lons masse, ce type d’homme, non pas tant parce qu’il est mul­ti­tu­di­naire que parce qu’il est inerte. »

José Orte­ga y Gas­set
La révolte des masses (La rebe­lión de las masas, 1929), trad. Louis Par­rot, édi­tions Stock, 1937

Partout l’homme masse a surgi, un type d’homme…

« Par­tout l’homme masse a sur­gi, un type d’homme hâti­ve­ment bâti, mon­té sur quelques pauvres abs­trac­tions et qui pour cela se retrouve iden­tique d’un bout à l’autre de l’Europe. C’est à lui qu’est dû le morne aspect, l’étouffante mono­to­nie que prend la vie dans tout le conti­nent. Cet homme masse, c’est l’homme vidé au préa­lable de sa propre his­toire, sans entrailles de pas­sé et qui par cela même, est docile à toutes les dis­ci­plines dites inter­na­tio­nales”. »

José Orte­ga y Gas­set
La révolte des masses (La rebe­lión de las masas, 1929), trad. Louis Par­rot, édi­tions Stock, 1937

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