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Citations sur le pardon

Citations sur le pardon : découvrez 4 citations de Georges Bernanos, Dominique Venner, Ben Schott, Karen Blixen

La haine qu’on se porte à soi-même…

« La haine qu’on se porte à soi-même est pro­ba­ble­ment celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de par­don. »

Georges Ber­na­nos
Mon­sieur Ouine, dans Œuvres roma­nesques, édi­tions Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de la Pléiade (n°155), 1961

Je souhaite qu’à l’avenir, au clocher de mon village…

« Je sou­haite qu’à l’avenir, au clo­cher de mon vil­lage comme à ceux de nos cathé­drales, on conti­nue d’entendre la son­ne­rie apai­sante des cloches. Mais je sou­haite plus encore que changent les invo­ca­tions enten­dues sous leurs voûtes. Je sou­haite que l’on cesse d’implorer le par­don et la pitié pour en appe­ler à la vigueur, à la digni­té et à l’énergie. Je sou­haite que vienne de l’intérieur une nou­velle Réforme dans l’esprit d’un retour à nos sources authen­tiques dont le pape Benoît XVI a ouvert les pers­pec­tives dans son dis­cours de Ratis­bonne en 2006. »

Domi­nique Ven­ner
Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

Lorsque la première offense est un démenti…

« Art. 4. Lorsque la pre­mière offense est un démen­ti, l’offenseur doit deman­der par­don en terme exprès, ou échan­ger deux coups avant toute excuse, ou trois avant toute expli­ca­tion ; ou sinon conti­nuer à faire feu jusqu’à tant que l’une des par­ties essuie une bles­sure légère.
Art. 21. Les seconds doivent ten­ter une conci­lia­tion avant la ren­contre, ou bien après un échange de feu ou de coups jugé suf­fi­sant.
Art. 22. Toute bles­sure assez sérieuse pour trou­bler les nerfs et néces­sai­re­ment, faire trem­bler la main, met fin aux hos­ti­li­tés pour ce jour-là.
Art. 25. Si les seconds se que­rellent et résolvent eux aus­si de se battre, ce doit être en même temps que les prin­ci­paux duel­listes, et per­pen­di­cu­lai­re­ment à eux ; ou bien côte à côte, à dis­tance de cinq pas, s’ils se battent à l’épée. »

Ben Schott
Code irlan­dais du duel, Assises de Clon­mell (1777), Les Mis­cel­la­nées de Mr Schott, 2005

Les Africains ne connaissent qu’un seul moyen pour rétablir…

« Les Afri­cains ne connaissent qu’un seul moyen pour réta­blir l’équilibre infi­ni­ment chan­geant des cir­cons­tances. Il faut concé­der une répa­ra­tion. Comme l’eau qui afflue là où le niveau a bais­sé, ils cherchent à com­bler les trous creu­sés par le des­tin, et les motifs d’un acte ne les inté­ressent qua­si­ment pas. Si quelqu’un sur­prend son enne­mi en pleine nuit et lui tranche la gorge, ou si on écrase un pas­sant impru­dent en abat­tant un arbre, les consé­quences sont les mêmes. La socié­té a subi un pré­ju­dice qu’il faut répa­rer le mieux pos­sible. L’Africain ne se sou­cie pas de la ques­tion de res­pon­sa­bi­li­té ou d’intérêt, soit qu’il consi­dère que cela ris­que­rait de se révé­ler une tâche inter­mi­nable, soit parce qu’il juge que cela ne le concerne pas. En revanche, il se plonge dans des cal­culs com­plexes pour déter­mi­ner com­ment un crime ou un acci­dent sera répa­ré par un tel nombre de chèvres ou de mou­tons. »

Karen Blixen
La ferme afri­caine (Out of Afri­ca), 1937, édi­tions Gal­li­mard, 1942, coll. Folio, 2006

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