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Le sacré : cet élan qui marquait la vie…

« Le sacré : cet élan qui — expri­mé dans l’art, mani­fes­té dans la reli­gion, ins­crit dans l’espace public d’un peuple — mar­quait la vie des anciens.
Le sacré : ce bat­te­ment qui, nous empor­tant au-delà, nous empêche de nous enfer­mer dans l’immédiateté de nos tra­vaux et de nos jouissances.
Le sacré : ce noyau de lumière qui, intan­gible et indé­ter­mi­nable, ne se laisse bor­ner à telle ou telle chose, à tel ou tel être. »

Javier Por­tel­la
Les esclaves heu­reux de la liber­té, édi­tions David Rein­harc, 2012

À propos de l'auteur

Javier Portella, né à Barcelone (Espagne) en 1947 et résidant à Madrid, est un écrivain et philosophe espagnol également francophone qui a lancé en 2002 un Manifeste contre la mort de l’esprit et de la terre. Publié en sept langues, ce Manifeste est à l’origine du journal en ligne El Manifiesto qu’il dirige. Javier Portella est l’auteur de plusieurs essais de philosophie politique, dont Les esclaves heureux de la liberté (éditions David Reinharc, 2012), publié aussi bien en espagnol qu’en français. Son dernier ouvrage, El abismo democrático, paru en espagnol en 2019, sera publié en français aux éditions de La Nouvelle Librairie au cours de l’année 2020. Javier Portella écrit régulièrement pour des publications françaises, notamment Boulevard Voltaire et Polémia.
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Cette science du droit n’est pas concentrée sur l’individu…

« Cette science du droit n’est pas concen­trée sur l’individu. Elle ne fait pas de robin­son­nades. Héri­tière de la phi­lo­so­phie réa­liste de l’Antiquité, elle envi­sage l’individu tel qu’il est, situé dans un groupe. Le droit est rela­tion aux autres, avec qui nous com­mu­ni­quons par l’intermédiaire du par­tage des choses extérieures. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

C’est un thème éminemment grec que celui du droit…

« C’est un thème émi­nem­ment grec que celui du droit. Aris­tote est le pre­mier phi­lo­sophe du droit au sens strict. Les stoï­ciens s’occupèrent sur­tout de morale. Pla­ton avait les yeux tour­nés vers le ciel. Aris­tote regarde vers la terre. Tant en Grèce que pour les Romains, l’idée de droit est soli­daire de celle de jus­tice. Jus dérive de jus­ti­tia. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Le fric qui efface paysages et pays est un phénomène bactérien…

« Le fric qui efface pay­sages et pays est un phé­no­mène bac­té­rien, cor­rup­teur et des­truc­teur. Aux biens natu­rels, au plai­sir de l’œuvre per­son­nelle, il sub­sti­tue ses fan­tasmes qui se suc­cèdent sur l’écran de télé qu’on offre au peuple en guise de vie. Les vraies richesses qui sont le fruit de la terre ou le don de l’homme, le fric si prompt à nous en pri­ver, est impuis­sant à nous les don­ner. Vrai­ment, où va le fric ? Ques­tion stu­pide : au fric. »

Ber­nard Charbonneau
Il court, il court le fric…, édi­tions Opales, 1996

S’amuser signifie être d’accord…

« C’est dans le diver­tis­se­ment, dans l’amusement, dans l’avachissement ludique, que les digues de la rai­son cèdent et que le cer­veau se rend dis­po­nible pour les grandes mul­ti­na­tio­nales, qu’en somme la régres­sion se sub­sti­tue à la subli­ma­tion : s’amuser signi­fie être d’accord”. »

Bap­tiste Rappin
Tu es déjà mort ! Les leçons dog­ma­tiques de Ken le sur­vi­vant, Les édi­tions Ova­dia, coll. Les car­re­fours de l’être, 2019

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