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Notre optimisme est un nihilisme…

« Notre opti­misme est un nihi­lisme : il décrète que ce monde ne vaut rien, puisque tout autre monde sera meilleur. Il n’y a pas d’hé­si­ta­tion à avoir, d’in­cer­ti­tude pos­sible sur le sens de l’his­toire : il faut choi­sir le chan­ge­ment par par­ti pris, parce qu’il va arri­ver et parce qu’il doit arri­ver. Une telle pers­pec­tive refuse de consi­dé­rer que nous ayons des biens qu’il fau­drait prendre en compte dans un choix, un dis­cer­ne­ment à mener ; c’est donc sup­po­ser que nous n’a­vons rien à perdre — c’est sup­po­ser que nous n’a­vons rien du tout, en réa­li­té. C’est rame­ner tout l’être au néant, en ne don­nant de cré­dit qu’à ce qui n’est pas encore. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

Affirmer que ce qui existe doit exister…

« Affir­mer que ce qui existe doit exis­ter, c’est évi­dem­ment une erreur de rai­son­ne­ment ; mais le contraire d’une erreur n’est pas for­cé­ment une véri­té : et en l’oc­cur­rence, affir­mer de manière oppo­sée que ce qui existe doit être rem­pla­cé, que l’in­no­va­tion est for­cé­ment un bien — regar­der l’his­toire comme étant for­cé­ment l’oc­ca­sion d’un pro­grès, c’est aus­si une erreur de rai­son­ne­ment, non moins absurde, et non moins dangereuse. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

La modernité est l’univers…

« La moder­ni­té est l’u­ni­vers dans lequel le mou­ve­ment prend toute la place, à la fois comme un fait et comme une norme. Le mou­ve­ment est tout ce qui est, et tout ce qui doit être. Mal­heur à celui qui n’est pas assez mobile, pas assez souple et adap­table, pour se cou­ler dans le flux : il consti­tue une objec­tion vivante à ce monde nou­veau, à ce monde du nou­veau, qui ne lui par­don­ne­ra pas de res­ter comme un fos­sile encom­brant au milieu de l’in­no­va­tion triom­phante. La moder­ni­té se carac­té­rise par une immense colère contre ce qui ne se met pas à son rythme. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

Notre refus de la transmission…

« Notre refus de la trans­mis­sion a engen­dré ce qui res­semble par­fois à une socié­té d’en­fants sau­vages. Déve­lop­pe­ment des inci­vi­li­tés, dis­ten­sion de tous les liens, consu­mé­risme irres­pon­sable, dif­fi­cul­tés quo­ti­diennes dans la vie en col­lec­ti­vi­té, échec de l’in­ser­tion sociale et de l’en­ga­ge­ment citoyen, rup­ture du dia­logue entre les géné­ra­tions, explo­sion de la délin­quance… Par­tout, nous voyons l’homme dégra­dé, inso­ciable, gros­sier” — par­tout, nous voyons l’homme inhu­main. Au cœur de nos pays déve­lop­pés”, nous avons le sen­ti­ment de voir resur­gir la bar­ba­rie. Et nous n’ar­ri­vons pas à nous l’expliquer. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Les Déshé­ri­tés ou l’urgence de trans­mettre, édi­tions Plon, 2014

Ah ! L’enchantement de la jeunesse !…

« Ah ! L’en­chan­te­ment de la jeu­nesse ! Ah ! Le feu de la jeu­nesse, plus éblouis­sant que les flammes du navire embra­sé, et qui jette une lueur magique sur la terre immense et bon­dit avec audace jus­qu’au ciel, et que le temps, plus cruel, plus impi­toyable, plus âpre que la mer, aura tôt fait d’é­teindre — sem­blable aux flammes du navire incen­dié cer­né par une nuit impénétrable. »

Joseph Conrad
Jeu­nesse, 1925, trad. Georges Jean Aubry et André Ruy­ters, édi­tions Gal­li­mard, coll. L’I­ma­gi­naire, 1978

Mais l’honneur…

« Mais l’hon­neur — l’hon­neur, mon­sieur !… L’hon­neur… ça c’est quelque chose qui existe — vrai­ment ! Et quel prix on peut trou­ver à la vie quand…” Il se mit debout avec une lourde impé­tuo­si­té, un peu comme un bœuf tiré en sur­saut de sa léthar­gie se dres­se­rait brus­que­ment sur ses pattes hors de son lit d’herbe… Quand l’hon­neur est per­du — ah ça ! Par exemple — je ne peux don­ner une opi­nion — parce que — mon­sieur — je ne sais pas ce que c’est.” »

Joseph Conrad
Lord Jim, 1921, trad. Phi­lippe Neel, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1965

Oui les temps aventureux ont commencé…

« Oui les temps aven­tu­reux ont com­men­cé. C’est une époque pour homme seul. Les struc­tures de l’État, les pré­cé­dents admi­nis­tra­tifs, les hié­rar­chies mili­taires, sociales, poli­tiques, tout ce qui est connu, réper­to­rié, car­to­gra­phié, tout ce qui tient un pays” va se défaire en quelques jours, ce que les anciens Aztèques auraient appe­lé la liga­ture du monde” qui assure la cohé­rence de notre vie. S’offre un ins­tant à la vue, et seule­ment un ins­tant, le vaste océan des déci­sions indi­vi­duelles, où cha­cun, par hasard ou néces­si­té, invente sa propre dimension. »

Jean-Fran­çois Deniau
Mémoires de 7 vies. Les temps aven­tu­reux, Tome 1, édi­tions Plon, 1994

L’autre grand défaut de notre temps

« L’autre grand défaut de notre temps, après la fausse liber­té, est le refus de la dif­fé­rence, ce qui va logi­que­ment ensemble. Le refus de la dif­fé­rence, entre bien et mal, entre vie et mort, entre jeu­nesse et vieillesse, entre san­té et mala­die, entre races et entre sexes. Rien à voir avec la supé­rio­ri­té. C’est au Musée de l’homme, à l’école du Pr Rivet que j’ai appris à recon­naître sur un crâne, la race, le sexe et l’âge du mort. Atten­tion. L’absence de dif­fé­rence s’appelle l’indifférence. La bar­ba­rie par l’indifférence existe aussi. »

Jean-Fran­çois Deniau
His­toires de cou­rage, édi­tions Plon, 2000

Ces gens modernes…

« Ces gens modernes entendent sim­ple­ment par acti­vi­té men­tale un train express rou­lant de plus en plus vite le long des mêmes rails en direc­tion de la même gare ; ou bien de plus en plus de wagons accro­chés pour être conduits à la même des­ti­na­tion. La notion qui a dis­pa­ru de leurs esprits est celle du mou­ve­ment volon­taire, même pour atteindre le même but. Ils ont fixé non seule­ment les fins, mais les moyens. Ils ont impo­sé non seule­ment les doc­trines, mais les mots. »

Gil­bert Keith Chesterton
La Chose, trad. Pierre Gugliel­mi­na, cha­pitre « Sur le cou­rage et l’indépendance », édi­tions Flam­ma­rion, coll. Cli­mats, 2015

On peut dire que cette institution qu’est le foyer…

« On peut dire que cette ins­ti­tu­tion qu’est le foyer est l’ins­ti­tu­tion anar­chiste par excel­lence. C’est-à-dire qu’elle est plus ancienne que la loi et qu’elle se tient à l’é­cart de l’É­tat. De par sa nature, elle est revi­go­rée ou cor­rom­pue par des forces indé­fi­nis­sables issues de la cou­tume ou de la parenté. »

Gil­bert Keith Chesterton
Le monde comme il ne va pas, 1910, trad. Marie-Odile For­tier-Masek, Édi­tions L’Âge d’Homme, 1994

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