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De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs]…

« De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs], la plus accom­plie, la plus belle, la plus enviée, la plus sédui­sante, la plus entraî­nante vers la Vie… »

Frie­drich Nietzsche
La Nais­sance de la Tra­gé­die (Die Geburt der Tragö­die), 1872, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Le Livre de Poche, 2013

S’il prend ses distances à l’égard du pouvoir, celui d’un prince…

« S’il prend ses dis­tances à l’égard du pou­voir, celui d’un prince ou de la socié­té, cela ne veut pas dire qu’il refuse de ser­vir, quoi qu’il advienne. D’une manière géné­rale, il ne sert même pas plus mal que tous les autres, et par­fois mieux encore, quand le jeu l’amuse. C’est seule­ment du ser­ment, du sacri­fice, du don suprême de soi qu’il s’abstient. »

Ernst Jün­ger
Eumes­wil, 1977, trad. Hen­ri Plard, édi­tions La Table Ronde, coll. Ver­millon, 1978

Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales…

« Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales en déca­dence, réclame, dans une belle indi­gna­tion, le « droit », la « jus­tice », les « droits égaux », il se trouve sous la pres­sion de sa propre incul­ture qui ne sait pas com­prendre pour­quoi au fond il souffre, — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un ins­tinct de cau­sa­li­té qui le pousse à rai­son­ner : il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette « belle indi­gna­tion » lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plai­sir pour un pauvre diable de pou­voir inju­rier — il y trouve une petite ivresse de puis­sance. Déjà la plainte, rien que le fait de se plaindre peut don­ner à la vie un attrait qui la fait sup­por­ter : dans toute plainte il y a une dose raf­fi­née de ven­geance, on reproche son malaise, dans cer­tains cas même sa bas­sesse, comme une injus­tice, comme un pri­vi­lège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres condi­tions. « Puisque je suis une canaille tu devrais en être une aus­si » : c’est avec cette logique qu’on fait les révo­lu­tions. Les doléances ne valent jamais rien : elles pro­viennent tou­jours de la fai­blesse. »

Frie­drich Nietzsche
Cré­pus­cule des idoles ou Com­ment on phi­lo­sophe avec un mar­teau (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2005

Méditant sur l’âme européenne dans ce qui la distingue…

« Médi­tant sur l’âme euro­péenne dans ce qui la dis­tingue de l’Orient proche ou loin­tain, Ernst Jün­ger a iso­lé comme révé­la­trice la libre déter­mi­na­tion d’Alexandre tran­chant l’immobilité du nœud gor­dien. Si l’Asie épouse les éner­gies du monde, l’Europe est ten­tée de s’en empa­rer pour les sou­mettre à sa volon­té. L’une est asso­ciée à la force appa­rem­ment tran­quille de l’eau, l’autre à celle du feu. En Occi­dent, l’éthique et la phi­lo­so­phie n’échappent jamais à la volon­té. L’une et l’autre ne sont pas seule­ment des che­mins vers la sagesse, mais une construc­tion de soi par l’exercice du corps, de l’âme et de l’esprit, comme dans un gym­nase, ce lieu de l’éducation grecque qui a per­du­ré jusqu’à nous mal­gré ses alté­ra­tions. Il n’est donc pas sur­pre­nant que l’histoire, théâtre de la volon­té, ait été une inven­tion européenne. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

Toute action est objet de doute. Et cependant, tu es là pour…

« Toute action est objet de doute. Et cepen­dant, tu es là pour agir. Tu as été mis au monde pour ce com­bat. Com­bats donc, puisqu’il le faut ! Mais garde les mains blanches. Gagne, mais sois indif­fé­rent à la vic­toire. Agis, mais sans t’arracher aux fruits de l’action. Plon­gé dans ce bruit et cette fureur, mais avec une part de toi hors de ce monde, dans la séré­ni­té. Agis, déta­ché de l’action, en chef de guerre et roi de paix. »

Louis Pau­wels
Com­ment devient-on ce que l’on est ?, édi­tions Stock, 1978

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