Le vrai guerrier…

« Le vrai guer­rier, qu’il s’agisse de batailles mili­taires, cultu­relles, méta­po­li­tiques, poli­tiques et élec­to­rales, éco­no­miques, etc…, ne doit jamais être un san­guin, un exci­té, mais un atta­quant réflé­chi, qui garde, vis­sé au cœur, ses convic­tions et son but final. »

Guillaume Faye
Avant-guerre : chro­nique d’un cata­clysme annon­cé, édi­tions de l’AEncre, 2003

La science elle-même se déploie dans le temps…

« La science elle-même se déploie dans le temps, bien sûr : elle découvre peu à peu de nou­velles connais­sances, de nou­velles véri­tés, qui ajustent l’une après l’autre notre repré­sen­ta­tion du réel. Mais si la science a une his­toire, c’est celle d’un mou­ve­ment vers cette véri­té qui n’en a pas, et dont la néces­si­té est étran­gère à nos décou­vertes. L’his­toire des sciences a un sens, parce que les sciences s’ap­prochent peu à peu dans le temps de ce qui est exté­rieur au temps. Et on peut par­ler de ce che­mi­ne­ment de la science comme d’un pro­grès, si l’on consi­dère ce che­mi­ne­ment par rap­port à l’ob­jec­tif immuable que consti­tue la véri­té, vers laquelle tout cher­cheur tente sim­ple­ment d’a­van­cer.
On ne peut donc par­ler de pro­grès que pour décrire un mou­ve­ment qui se connaît pour but un point d’ar­ri­vée immo­bile. »

Fran­çois-Xavier Bel­la­my
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

Ces gens modernes…

« Ces gens modernes entendent sim­ple­ment par acti­vi­té men­tale un train express rou­lant de plus en plus vite le long des mêmes rails en direc­tion de la même gare ; ou bien de plus en plus de wagons accro­chés pour être conduits à la même des­ti­na­tion. La notion qui a dis­pa­ru de leurs esprits est celle du mou­ve­ment volon­taire, même pour atteindre le même but. Ils ont fixé non seule­ment les fins, mais les moyens. Ils ont impo­sé non seule­ment les doc­trines, mais les mots. »

Gil­bert Keith Ches­ter­ton
La Chose, trad. Pierre Gugliel­mi­na, cha­pitre « Sur le cou­rage et l’indépendance », édi­tions Flam­ma­rion, coll. Cli­mats, 2015

On doit toujours viser plus haut que le but…

« On doit tou­jours viser plus haut que le but. Seul celui qui sait se com­por­ter sur un poste per­du est à la hau­teur de chaque poste. »

Ernst Jün­ger
Hélio­po­lis (Helio­po­lis, Rück­blick auf eine Stadt), 1949, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1975

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