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Mémoires de 7 vies. Les temps aventureux (tome 1)

Mémoires de 7 vies. Les temps aventureux (tome 1)

Auteur : Jean-Fran­çois Deniau
Édi­teur : édi­tions Plon (1994)

Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur : Barou­deur et aca­dé­mi­cien, marin et énarque, ambas­sa­deur et ministre, de cette vie bien rem­plie, Jean-Fran­çois Deniau écrit : « Je ne suis jamais arri­vé, je n’ai fait que par­tir. » Par­tir en Indo­chine, ou en Bos­nie, au risque de sa vie. Par­tir, parce que « faire de grandes choses qui se pas­se­raient au loin » était un rêve d’en­fance. Ce pre­mier tome retrace les années de jeu­nesse au sein d’une famille de légende où il a pui­sé le goût des aven­tures extrêmes. Mais aux sou­ve­nirs per­son­nels se mêlent aus­si les récits de ren­contres avec des hommes célèbres, des médi­ta­tions et des anec­dotes his­to­riques. Fidèle à lui-même, l’au­teur nous livre les mémoires vaga­bondes, sur­pre­nantes et sin­cères d’un homme pro­fon­dé­ment de ce siècle.

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Découvrez 3 citations extraites du livre

Ma famille m'a laissé mieux...

« Ma famille m’a lais­sé mieux : une tra­di­tion et un exemple. Je vais essayer de les rap­por­ter fidè­le­ment. C’est une dette que j’ac­quitte. Quand j’é­cris que le plus impor­tant n’est pas le sens de l’His­toire mais le sens du devoir, je prends ce mot au mot. Devoir, c’est avoir des dettes. Nous sur­vi­vons écrou­lés de dettes. Envers nos parents et envers ceux qui nous sui­vrons. Envers ceux que nous aimons et envers ceux que per­sonne n’a aimé. Envers ceux qui nous ont don­né, et envers ceux à qui on n’a pas don­né. Je n’ai jamais pu sup­por­ter le spec­tacle d’un enfant qui pleure. Essayons de res­ter, dans ce monde per­du, capable de l’hon­neur et des larmes. »

Jean-Fran­çois Deniau
Mémoires de 7 vies. Les temps aven­tu­reux, Tome 1, édi­tions Plon, 1994

Oui les temps aventureux ont commencé...

« Oui les temps aven­tu­reux ont com­men­cé. C’est une époque pour homme seul. Les struc­tures de l’État, les pré­cé­dents admi­nis­tra­tifs, les hié­rar­chies mili­taires, sociales, poli­tiques, tout ce qui est connu, réper­to­rié, car­to­gra­phié, tout ce qui tient un pays” va se défaire en quelques jours, ce que les anciens Aztèques auraient appe­lé la liga­ture du monde” qui assure la cohé­rence de notre vie. S’offre un ins­tant à la vue, et seule­ment un ins­tant, le vaste océan des déci­sions indi­vi­duelles, où cha­cun, par hasard ou néces­si­té, invente sa propre dimen­sion. »

Jean-Fran­çois Deniau
Mémoires de 7 vies. Les temps aven­tu­reux, Tome 1, édi­tions Plon, 1994

Dans le spectacle moderne...

« Dans le spec­tacle moderne, le mal­heur des autres est un spec­tacle télé­vi­sé, nos jeux du cirque de la Rome déca­dente à nous, démo­cra­ties éner­vées par le vacarme orga­ni­sé et le silence com­plice. La seule règle étant de renou­ve­ler le spec­tacle, de la Soma­lie au Rwan­da, du Liban à la Bos­nie. Le tapage ne conduit pas à agir hélas, mais à un autre tapage : condam­ner, déplo­rer, aver­tir solen­nel­le­ment, trop sou­vent sans consé­quences. La parole n’en­traîne que la parole. La langue coupe la tête, affirme le pro­verbe tatar. »

Jean-Fran­çois Deniau
Mémoires de 7 vies. Les temps aven­tu­reux, Tome 1, édi­tions Plon, 1994

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