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Jean-Claude Michéa

Né en 1950, Jean-Claude Michéa est un philosophe français, auteur de plusieurs essais consacrés notamment à la pensée et à l'œuvre de George Orwell, au football et à la critique de l'idéologie libérale. Socialiste libertaire, il est connu pour ses positions engagées contre les courants dominants de la gauche qui, selon lui, a perdu tout esprit de lutte anticapitaliste pour laisser place à la religion du progrès. De la droite à l'extrême gauche, l'impasse libérale se fonde selon lui sur une vision très pessimiste de la nature humaine.

Découvrez 4 citations de Jean-Claude Michéa

Le spectacle électoral se déroule essentiellement…

« Depuis main­te­nant plus de trente ans, dans tous les pays occi­den­taux, le spec­tacle élec­to­ral se déroule essen­tiel­le­ment sous le signe d’une alter­nance unique entre une gauche et une droite libé­rales qui, à quelques détails près, se contentent d’ap­pli­quer à tour de rôle le pro­gramme éco­no­mique défi­ni et impo­sé par les grandes ins­ti­tu­tions capi­ta­listes inter­na­tio­nales. »

Jean-Claude Michéa
Les Mys­tères de la gauche. De l’i­déal des Lumières au triomphe du capi­ta­lisme abso­lu, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Cli­mats, 2013

Chaque fois que les règles de l’alternance unique…

« Chaque fois que les règles de l’alternance unique conduisent à confier de nou­veau à un pou­voir de gauche le soin de gérer loya­le­ment le capi­ta­lisme”, on peut être sûr que ce der­nier ne man­que­ra pas de dis­si­mu­ler cette ges­tion libé­rale sous un flux conti­nu de réformes dites socié­tales” (mariage pour tous, vote des étran­gers, dépé­na­li­sa­tion du can­na­bis, lutte contre l’ac­cent cir­con­flexe, etc.). »

Jean-Claude Michéa
Notre enne­mi, le capi­tal. Notes sur la fin des jours tran­quilles, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Cli­mats, 2017

Les effets politiquement catastrophiques de la croyance…

« Ce n’est que de nos jours, qu’il est pos­sible de com­men­cer à mesu­rer exac­te­ment les effets poli­ti­que­ment catas­tro­phiques de la croyance au carac­tère conser­va­teur de l’ordre éco­no­mique et libé­ral. C’est ce pos­tu­lat insen­sé qui, depuis trente ans, n’a ces­sé de conduire méca­ni­que­ment la plu­part des mili­tants de gauche, à tenir l’a­dop­tion a prio­ri de n’im­porte quelle pos­ture moder­ni­sa­trice ou pro­vo­ca­trice — que ce soit sur un plan tech­no­lo­gique, moral ou autre — pour un geste qui serait tou­jours, et par défi­ni­tion, révo­lu­tion­naire”, et anti-capi­ta­liste” ; ter­rible confu­sion qui, il est vrai, a tou­jours eu l’in­com­pa­rable avan­tage psy­cho­lo­gique d’au­to­ri­ser ceux qui s’y sou­met­taient, à vivre leur propre obéis­sance à l’ordre indus­triel et mar­chand comme une moda­li­té exem­plaire de la rebel atti­tude”. »

Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l’im­pos­si­bi­li­té de dépas­ser le capi­ta­lisme sur sa gauche, 2002, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs essais, 2006

La pire des illusions que puisse entretenir un militant de gauche…

« De nos jours, la pire des illu­sions que puisse entre­te­nir un mili­tant de gauche, c’est donc de conti­nuer à croire que ce sys­tème capi­ta­liste qu’il affirme com­battre, consti­tue par essence, un ordre conser­va­teur, auto­ri­taire et patriar­cal, dont l’É­glise, l’Ar­mée et la Famille défi­ni­raient les piliers fon­da­men­taux. »

Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l’im­pos­si­bi­li­té de dépas­ser le capi­ta­lisme sur sa gauche, 2002, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs essais, 2006

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