« Plutôt le sang d’autrui sur mon couteau que le couteau d’autrui dans mon propre sang ! »
Hermann Löns
Le Loup-Garou (Der Wehrwolf), 1910, trad. Jean-Paul Allard, éditions Art et Histoire d’Europe, coll. Action, 1988
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« Plutôt le sang d’autrui sur mon couteau que le couteau d’autrui dans mon propre sang ! »
Hermann Löns
Le Loup-Garou (Der Wehrwolf), 1910, trad. Jean-Paul Allard, éditions Art et Histoire d’Europe, coll. Action, 1988
« La révolution est l’œuvre d’une minorité résolue, inaccessible au découragement, d’une minorité dont la masse ne comprend pas les premiers mouvements parce que, victime d’une période de décadence, elle a perdu cette chose précieuse qu’est la lumière intérieure. »
José Antonio Primo de Rivera
« Autour de la Révolution », Haz, 12 octobre 1935
« Lorsqu’on recherche et qu’on découvre les véritables causes du combat, on honore l’héroïsme, on l’honore partout, et tout d’abord chez l’ennemi. C’est pourquoi, après une guerre, la réconciliation devrait d’abord se faire entre adversaires combattants. J’écris en tant que guerrier, ce qui n’est peut-être pas d’actualité. Mais pourquoi donc, nous, combattants, ne chercherions-nous pas à nous rencontrer et à nous accorder sur notre propre terrain, celui du courage viril ? Nous ne risquerons pas une déception plus grande que celle qu’éprouvent chaque jour, dans leur propre domaine, les hommes d’État, les artistes, les savants et même les mystiques. N’avons-nous pas serré la main qui venait de nous lancer une grenade, alors que ceux de l’arrière s’enfonçaient toujours plus profondément dans les broussailles de leur haine ? N’avons-nous pas planté des croix sur les tombes de nos ennemis ? »
Ernst Jünger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. Jean Dahel, éditions Albin Michel, 1934
« Deux qualités sont indispensables au Rebelle. Il refuse de se laisser prescrire sa loi par les pouvoirs, qu’ils usent de la propagande ou de la violence. Et il est décidé à se défendre. »
Ernst Jünger
Traité du rebelle ou le recours aux forêts (Der Waldgang), 1951, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995
« La vie prend racine dans la mort, et des tombes des patriotes – hommes et femmes – se lèvent la nation vivante. »
Patrick Pearse cité par Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, éditions Terre et Peuple, 1998
« Je voudrais voir des armes aux mains de tous les Irlandais. Ce serait un signe de santé. »
Patrick Pearse, cité par Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, éditions Terre et Peuple, 1998
« Disons les mots. Le modernisme est, le modernisme consiste à ne pas croire ce que l’on croit. La liberté consiste à croire ce que l’on croit et à admettre, (au fond, à exiger), que le voisin aussi croie ce qu’il croit.
Le modernisme consiste à ne pas croire soi-même pour ne pas léser l’adversaire qui ne croit pas non plus. C’est un système de déclinaison mutuelle. La liberté consiste à croire. Et à admettre, et à croire que l’adversaire croit.
Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence.
Le modernisme est un système de politesse. La liberté est un système de respect.
Il ne faudrait pas dire les grands mots, mais enfin le modernisme est un système de lâcheté. La liberté est un système de courage.
Le modernisme est la vertu des gens du monde. La liberté est la vertu du pauvre. »
Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« Les héros de ces chants vivent encore en nous. Leur courage nous fascine. Leurs passions nous sont familières. Leurs aventures ont forgé des expressions que nous employons. Ils sont nos frères et sœurs évaporés : Athéna, Achille, Ajax, Hector, Ulysse et Hélène ! Leurs épopées ont engendré ce que nous sommes, nous autres Européens : ce que nous sentons, ce que nous pensons. “Les Grecs ont civilisé le monde”, écrivait Chateaubriand. Homère continue à nous aider à vivre. »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« La guerre que le prolétariat doit conduire contre ses maîtres est propre à développer en lui des sentiments de sublime qui font aujourd’hui complètement défaut à la bourgeoisie. »
Georges Sorel
Les illusions du progrès, 1908, éditions de L’Age d’Homme, 2005
« Une telle douleur, si j’ai pu la prévoir, je saurai la subir. » (« Hunc ego si potui tantum sperare dolorem, / et perferre, soror, potero »)
Virgile
L’Enéide, Ier siècle av. J.-C., trad. Paul Veyne, éditions Le Livre de Poche, 2016
« Les poèmes homériques nous montrent les chefs achéens régnant chacun sur un petit royaume ; la Grèce de l’âge héroïque, divisée en autant de royaumes indépendants qu’il y a de cantons, était déjà morcelée à l’extrême, comme le sera plus tard celle de l’époque classique. […]
Chacun de ces rois est indépendant : Agamemnon n’est choisi comme chef de guerre contre Troie que parce qu’il commande à la troupe la plus nombreuse ; mais avant de prendre une décision il consulte les autres chefs, ses pairs, réunis en conseil. […] Ces chefs sont essentiellement des guerriers. La guerre est leur principale occupation, la source principale de leur richesse. Ils ne rêvent que batailles et pillages, expéditions sur terre ou sur mer. Entre voisins, les guerres sont incessantes : la paix leur pèse, le repos les ennuie, l’aventure les attire ; et, lors même que, vaincus par l’âge, ils chauffent leurs vieux membres à la flamme du foyer dans la haute salle de leur manoir, ils n’ont pas de plus grande joie que d’écouter après un festin le récit des exploits de leur jeunesse. […]
Le pouvoir de ces rois, tel qu’il nous est présenté dans l’Iliade et dans l’Odyssée, est de caractère féodal. Plus qu’il ne gouverne un canton, chacun d’eux commande à un groupe de guerriers qui le reconnaissent comme leur chef. Autant que ses soldats, ses compagnons d’armes sont ses amis, en même temps que ses serviteurs, et, en expédition lointaine comme au pays, ils sont convoqués en assemblée lorsque se présente une affaire grave. Bien que la royauté soit héréditaire, chaque chef doit mériter son rang par sa prudence au conseil et son courage au combat. À la guerre, qui est encore conçue comme une série d’engagements individuels, il paye de sa personne, et, de retour chez lui, en son manoir ou dans son domaine, il ne croit pas déchoir en prenant part à l’apprêt d’un festin ou aux travaux des champs. »
Robert Flacelière
Introduction aux poèmes homériques, 1955
« Mais en vérité, ils avaient été des hommes qui connaissaient la peine, les privations, la violence, la débauche — mais ne connaissaient point la peur et n’éprouvaient aucun élan de méchanceté en leur cœur. Des hommes difficiles à diriger, mais faciles à inspirer, des hommes sans voix — mais suffisamment virils pour mépriser dans leur cœur les voix sentimentales qui se lamentaient sur la dureté de leur destin. C’était un destin et c’était le leur ; cette capacité de le supporter leur semblait le privilège des élus ! Leur génération vivait muette et indispensable, sans connaître les douceurs de l’affection ou le refuge du foyer — et mourait libre de la sombre menace d’une tombe froide. Ils étaient les éternels enfants de la mer mystérieuse. Leurs successeurs sont les fils adultes d’une terre insatisfaite. Ils sont moins dépravés mais moins innocents ; moins irrévérencieux mais peut-être aussi moins croyants ; et s’ils ont appris à parler, ils ont aussi appris à gémir. »
Joseph Conrad
Le nègre du Narcisse, 1913, trad. Robert d’Humières, éditions Gallimard, coll. L’imaginaire, 2007