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Citations sur le prolétariat

Citations sur le prolétariat : découvrez 6 citations de Jean Raspail, Jacques Julliard, Georges Sorel, Georges Laffly, Dominique Venner, Gustave Flaubert

Celui-là demeure un seigneur…

« Qu’on m’en­tende bien : ils ne sont pas morts. Sans doute même bien plus nom­breux qu’a­vant, trans­plan­tés dans une ville ou une autre, confon­dus, bras­sés, mêlés à la grande foule ano­nyme, igno­rante du pas­sé et de l’a­ve­nir, petits hommes sem­blables qui ont rejoint la ronde. Avec, peut-être, par­mi eux, un pro­lé­taire basa­né qui tri­pote, pen­sif, dans son bidon­ville, une hache de pierre polie, sou­ve­nir de son vil­lage, et qui sait encore qui il est : celui-là demeure un sei­gneur… »

Jean Ras­pail
Pêcheur de lunes. Qui se sou­vient des hommes…, édi­tions Robert Laf­font, 1990

J’étais surtout irrité par l’incompréhension (et le mépris) du paysan chez Marx…

« J’étais sur­tout irri­té par l’incompréhension (et le mépris) du pay­san chez Marx. Il a osé écrire que c’est la classe qui repré­sente la bar­ba­rie au sein de la civi­li­sa­tion” (Les Luttes de classes en France). C’est une sot­tise, on ne peut dire autre­ment. Il igno­rait le monde des cam­pagnes, en vrai cita­din. Il ne pou­vait com­prendre, du coup, que ce sont les ver­tus pay­sannes – un capi­tal de téna­ci­té, de fru­ga­li­té, de patience, accu­mu­lé depuis vingt-cinq ou trente siècles – qui ont per­mis de construire la socié­té indus­trielle, qui l’ont mise en route. Elles s’y sont usées, d’ailleurs, et on voit assez comme elles manquent aujourd’hui : la vie urbaine les détruit.
Pour Marx, je pense, le pay­san c’est l’isolement au lieu de l’échange, la rési­gna­tion au lieu de la révolte. Mais cette rési­gna­tion aux maux éter­nels (on n’a pas encore sup­pri­mé la guerre – ni les trem­ble­ments de terre ou la séche­resse) s’accompagne d’une lutte de chaque jour. Et le pay­san n’est nul­le­ment un iso­lé dans la durée. C’est lui, le séden­taire, qui garde et trans­met la sagesse du pro­verbe. Il est la mémoire de l’humanité par les contes et par les cou­tumes. »

Georges Laf­fly
Mes livres poli­tiques, édi­tions Publi­ca­tions F.B, 1992

Afin de zombifier les Européens…

« Afin de zom­bi­fier les Euro­péens, jadis si rebelles, on a décou­vert les avan­tages de l’immigration. Les résul­tats sont excel­lents. L’immigration mas­sive a per­mis de déstruc­tu­rer les éco­no­mies natio­nales. L’installation à demeure de com­mu­nau­tés immi­grées accé­lère la pro­lé­ta­ri­sa­tion des immi­grés eux-mêmes, mais aus­si des tra­vailleurs de souche, les « petits blancs ». Pri­vés de la pro­tec­tion d’une nation cohé­rente, trai­tés en sus­pects par la puis­sance publique, dénon­cés par les auto­ri­tés morales, les indi­gènes perdent leurs der­nières immu­ni­tés com­mu­nau­taires. Ils deviennent des « pro­lé­taires nus », des zom­bies en puis­sance. »

Domi­nique Ven­ner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

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