« Le tourment des précautions l’emporte sur les dangers à éviter ; il vaut mieux s’abandonner à la destinée. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
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« Le tourment des précautions l’emporte sur les dangers à éviter ; il vaut mieux s’abandonner à la destinée. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Si on ne fauche jamais, si on ne pioche jamais, on est obligé, pour se bien porter, de faire des tas de contorsions qu’on appelle “culture physique”… Mais ce sera tantôt le lot de toute l’humanité mécanisée ! »
Henri Vincenot
L’œuvre de chair, éditions Denoël, 1984
« Le code civil, qui imposait que l’octroi de la nationalité française soit subordonné à l’assimilation, a été violé. La citoyenneté a été vidée de sa substance. Plus grave encore, les papiers d’identité confèrent un droit de propriété sur la terre. Les élites ont donc disposé de la France comme si elle leur appartenait en propre. »
Malika Sorel
Brandir un drapeau est un acte éminemment politique, entretien au Figaro, par Alexandre Devecchio, 19 juillet 2019
« […] c’est autre chose que les Français qu’on nous fait aujourd’hui, des Français de trottoirs – et de cinémas, des Français de coton, perdus aussitôt qu’ils posent le pied dans une forêt… »
Henri Vincenot
La Billebaude, éditions Denoël, 1978
« Quand une invention nouvelle apparaît, si elle n’est pas terrifiante, l’imagination des hommes l’accueille comme une fiancée. Mais ce mouvement d’espérance n’est pas sans effet sur eux-mêmes. Les biens nouveaux font naître le besoin de les posséder, la possibilité de les fabriquer et de les vendre par immenses quantités donne des ailes à la cupidité. Ces sentiments nouveaux avaient cru avec fureur. Ce fut une herbe qui envahit tout. Le capitalisme était né dans le désordre de la liberté. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
« Le message de Jean Scot Erigène, et à travers lui des penseurs néoplatoniciens, n’a jamais cessé de travailler souterrainement la conscience occidentale, des flamboiements de la mystique rhénane à la grande insurrection du romantisme allemand, en passant par Jacob Boehme et William Blake. Plus près de nous, c’est sa redécouverte par Yeats qui, de l’aveu même du poète, donna à la Renaissance irlandaise son élan et sa profondeur. »
Michel Le Bris
Jean Scot Erigène, dissident celtique en Europe, in L’Irlande ou les musiques de l’âme, Association Artus, éditions Ouest-France, 1995
« Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
« Nous voulons de la place au soleil – C’est normal mon garçon ; alors fais du soleil au lieu de chercher à faire de la place. »
Jean Giono
Le bonheur fou, éditions Gallimard, 1957
« Les poèmes homériques nous montrent les chefs achéens régnant chacun sur un petit royaume ; la Grèce de l’âge héroïque, divisée en autant de royaumes indépendants qu’il y a de cantons, était déjà morcelée à l’extrême, comme le sera plus tard celle de l’époque classique. […]
Chacun de ces rois est indépendant : Agamemnon n’est choisi comme chef de guerre contre Troie que parce qu’il commande à la troupe la plus nombreuse ; mais avant de prendre une décision il consulte les autres chefs, ses pairs, réunis en conseil. […] Ces chefs sont essentiellement des guerriers. La guerre est leur principale occupation, la source principale de leur richesse. Ils ne rêvent que batailles et pillages, expéditions sur terre ou sur mer. Entre voisins, les guerres sont incessantes : la paix leur pèse, le repos les ennuie, l’aventure les attire ; et, lors même que, vaincus par l’âge, ils chauffent leurs vieux membres à la flamme du foyer dans la haute salle de leur manoir, ils n’ont pas de plus grande joie que d’écouter après un festin le récit des exploits de leur jeunesse. […]
Le pouvoir de ces rois, tel qu’il nous est présenté dans l’Iliade et dans l’Odyssée, est de caractère féodal. Plus qu’il ne gouverne un canton, chacun d’eux commande à un groupe de guerriers qui le reconnaissent comme leur chef. Autant que ses soldats, ses compagnons d’armes sont ses amis, en même temps que ses serviteurs, et, en expédition lointaine comme au pays, ils sont convoqués en assemblée lorsque se présente une affaire grave. Bien que la royauté soit héréditaire, chaque chef doit mériter son rang par sa prudence au conseil et son courage au combat. À la guerre, qui est encore conçue comme une série d’engagements individuels, il paye de sa personne, et, de retour chez lui, en son manoir ou dans son domaine, il ne croit pas déchoir en prenant part à l’apprêt d’un festin ou aux travaux des champs. »
Robert Flacelière
Introduction aux poèmes homériques, 1955
« La France a inventé la modernité à partir du XVIIe siècle, avec le cartésianisme et la philosophie des Lumières. Sans doute est-ce pour cela qu’elle éprouve une énorme difficulté à aborder le changement de paradigme en jeu aujourd’hui. Nous ne voulons pas voir que les valeurs modernes — raison, progrès, travail — ne constituent plus une matrice féconde. Alors, on parle de « modernité seconde », de « modernité tardive », de « modernité avancée ». Prenez la crise : selon moi, elle est bien plus qu’une crise financière. Elle est crise au sens étymologique de « crible ». Nous sommes en train de vivre le passage au tamis des valeurs de la modernité.
[…] Notre pays a peur de la postmodernité. Il vit un processus de rétraction. Nous sommes retournés aux grandes valeurs du XIXe siècle : l’État providence, le fonctionnariat, la crainte de devoir se débrouiller avec la vie. »
Michel Maffesoli
Il n’y a de pensée que lorsqu’il y a risque, L’Express, 15 août 2012
« Le passé agit en nous à notre insu. Sous les apparences mouvantes, vivent les permanences. L’axe stable au centre de la roue tournoyante du changement. Ce qui était ne sera jamais plus, certes. Les formes anciennes ne reviendront pas, mais ce qui est de toujours resurgira. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002