« Chercher à plaire est la pente la plus glissante pour piquer droit vers le plus bas niveau. »
Henry de Montherlant
Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005
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« Chercher à plaire est la pente la plus glissante pour piquer droit vers le plus bas niveau. »
Henry de Montherlant
Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005
« Elle est [la politique] l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière en garantissant l’ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité et de la divergence des opinions et des intérêts. […] La guerre est toujours latente, non pas parce qu’elle serait une fin en elle-même ou le but de la politique, mais le recours ultime dans une situation sans issue. […] Il ne saurait y avoir de politique sans un ennemi réel ou virtuel. »
Julien Freund
L’Essence du politique, éditions Sirey, 1965
« Il est assez singulier de constater que les neuf dixièmes de ce qui a été pensé naturellement et surtout culturellement pendant vingt ou trente siècles (mais vingt siècles séparément, pas tous ensemble…) serait aujourd’hui considéré, et l’est effectivement comme inadmissible, révoltant ou, pour employer un terme dont les autorisés de parole font grand usage, criminel. »
Renaud Camus
Le Grand Remplacement, éditions David Reinharc, 2011, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2021
« Qu’est-ce que cela signifie, politique ? Gouverner les hommes ? J’écris que là n’est pas la question et qu’il s’agit de donner des raisons de vivre et de mourir. Des oublis de soi. Et ces raisons de vivre sont, depuis toujours, exactement les mêmes que les raisons de mourir. »
Jean Cau
Les écuries de l’Occident. Traité de morale, éditions de La Table Ronde, 1973
« Il semble qu’un style de vie fondée sur l’idée de risque (l’« aventure ») ou la notion de service est aujourd’hui sans écho […] La vraie raison de la disparition de la peine capitale est la généralisation de l’idée selon laquelle l’homme n’est pas responsable de lui-même, jointe à l’idée que la justice instituée n’a rien à voir avec la symbolique de la vengeance. […] En l’état actuel des choses, une majorité de Français refuserait de se battre pour défendre sa liberté. Nous sommes, en d’autres termes, dans une société qui pense que rien n’est pire que la mort, et notamment pas l’esclavage. L’inconvénient est que ce type de société finit toujours par mourir. Après avoir été esclave. »
Alain de Benoist
Orientations pour des années décisives, éditions Le Labyrinthe, 1982
« La forme fatale d’une société, c’est d’être une patrie, plus ou moins large. Un civilisé montre son amour de la civilisation en adhérant à tout le contenu de cette proposition, en adhérant à l’état de guerre permanent. Si l’on accepte l’idée de patrie, on accepte la guerre. Car point de patrie sans guerre et pas de guerre sans patrie. Qui aime la patrie aime la guerre. »
Pierre Drieu la Rochelle
La Comédie de Charleroi, 1934, éditions Gallimard, coll. L’Imaginaire, 1996
« On a beau ironiser sur le concept de patrie et concevoir l’humanité sur le mode anarchique et abstrait comme composée uniquement d’individus isolés aspirant à une seule liberté personnelle, il n’empêche que la patrie est une réalité sociale concrète, introduisant l’homogénéité et le sens de la collaboration entre les hommes. Elle est même une des sources essentielles du dynamisme collectif, de la stabilité et de la continuité d’une unité politique dans le temps. Sans elle, il n’y a ni puissance ni grandeur ni gloire, mais non plus de solidarité entre ceux qui vivent sur un même territoire.
[…] Dans la mesure où la patrie cesse d’être une réalité vivante, la société se délabre non pas comme le croient les uns au profit de la liberté de l’individu ni non plus comme le croient d’autres à celui de l’humanité ; une collectivité politique qui n’est plus une patrie pour ses membres cesse d’être défendue pour tomber plus ou moins rapidement sous la dépendance d’une autre unité politique.
Là où il n’y a pas de patrie, les mercenaires ou l’étranger deviennent les maîtres. Sans doute devons-nous notre patrie au hasard de la naissance, mais il s’agit d’un hasard qui nous délivre d’autres. »
Julien Freund
Qu’est-ce que la politique ?, Éditions du Seuil, 1967
« Les partis s’affaiblissent par la peur qu’ils ont des gens capables. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Le gouvernement parlementaire n’est pas tant le gouvernement de la tribune ; et même, il n’est pas tant le gouvernement des commissions ; il est le gouvernement des couloirs. »
Charles Péguy
Débats parlementaires, Les Cahiers de la Quinzaine, IV-18, 1903, in Œuvres en prose complètes, Tome I, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1987
« Nous voulons un paradis difficile, dressé, implacable. Un paradis où l’on ne se repose jamais et qui ait dans l’embrasure des portes des anges avec des épées. »
José Antonio Primo de Rivera, 1935, cité par Domingo Gonzalez Hernandez
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013
« Tocqueville, en son temps, avait annoncé l’accomplissement parfait de la société bourgeoise dans la démocratie américaine, œuvre de bourgeois puritains. Il la définissait comme le despotisme de la médiocrité et du conformisme. Jack London lui donna indirectement raison dans son admirable Martin Eden, ce qu’on a écrit de plus vrai et de plus accablant sur l’esprit bourgeois. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
« Les révoltes finissent toujours par être digérées – certaines moins bien que d’autres. Les insurrections essentielles ne naissent pas d’affrontements directs, mais parfois de l’exploration d’autres voix : tourner le dos, s’éloigner, montrer que l’on n’est pas dupe, donner du sens à ce qui nous entoure et nous arrive, un sens différent de celui de l’air du temps ; voilà ce que le système ne supporte pas. »
Erik L’Homme
Le regard des princes à minuit, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Scripto, 2014