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Tout homme est désormais un « porc » en puissance…

« L’introduction des concepts de gros­so­pho­bie, de vali­disme (qui serait un rejet des per­sonnes han­di­ca­pées ou non valides) ou encore de spé­cisme (qui dénonce la supé­rio­ri­té de l’homme sur l’animal) pour­rait de prime abord faire sou­rire, mais ce serait oublier les ligues de ver­tu qui com­mencent déjà à vou­loir faire recon­naître et sanc­tion­ner ces racismes” sur le plan juri­dique. La gros­so­pho­bie” – mot entré au dic­tion­naire en mai 2018 – a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une cam­pagne offi­cielle de sen­si­bi­li­sa­tion par la Mai­rie de Paris. Au final, on remarque que le féti­chisme de la non-dis­cri­mi­na­tion est for­te­ment empreint d’une sorte de mar­xisme cultu­rel qui tend à ana­ly­ser sys­té­ma­ti­que­ment les rap­ports humains ou sociaux en termes de domi­nants-domi­nés ou de bour­reaux-vic­times et qui sou­tient que l’Occident serait essen­tiel­le­ment défi­ni par une struc­ture patriar­cale, homo­phobe, raciste et sexiste qu’il fau­drait faire tom­ber urgem­ment. Toute dif­fé­rence consi­dé­rée, à tort ou à rai­son, comme supé­rieure est dès lors oppres­sante” et doit être gom­mée. Tout homme est désor­mais un porc” en puis­sance, un Blanc est néces­sai­re­ment un colo­ni­sa­teur escla­va­giste”, émettre un juge­ment de pré­fé­rence esthé­tique sur la min­ceur d’une femme devient gros­so­phobe”, etc. La hié­rar­chie, l’élitisme ou encore la recherche du Beau et du Bien sont balayés par cette tyran­nie de la fai­blesse où la vic­time est glo­ri­fiée (on lui donne même la Légion d’honneur) et où le beau et le fort deviennent d’insupportables oppresseurs. »

Thi­bault Mercier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

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Un pays qui n’a plus de légendes…

« Un pays qui n’a plus de légendes, dit le poète, est condam­né à mou­rir de froid. C’est bien pos­sible. Mais un peuple qui n’aurait pas de mythes serait déjà mort. La fonc­tion de la classe par­ti­cu­lière de récits que sont les mythes est en effet d’exprimer dra­ma­ti­que­ment l’idéologie dont vit la socié­té, de main­te­nir devant sa conscience non seule­ment les valeurs qu’elle recon­naît et les idéaux qu’elle pour­suit de géné­ra­tion en géné­ra­tion, mais d’abord son être et sa struc­ture mêmes, les élé­ments, les liai­sons, les équi­libres, les ten­sions qui la consti­tuent, de jus­ti­fier enfin les règles et les pra­tiques tra­di­tion­nelles sans quoi tout en elle se disperserait. »

Georges Dumé­zil
Heur et mal­heur du guer­rier, Presses uni­ver­si­taires de France, 1969, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 1999

On n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné…

« On n’a rien don­né tant qu’on n’a pas tout don­né. À com­men­cer par soi-même : son corps, son esprit et sa joie. Pour cela, for­mons une pha­lange d’hommes inac­ces­sibles au décou­ra­ge­ment, fidèles et inso­lents, radi­caux et intel­li­gents, réa­listes et révo­lu­tion­naires. Don­nons tout et ne leur lais­sons rien ! »

Julien Lan­gel­la
Refaire un peuple. Pour un popu­lisme radi­cal, édi­tions La Nou­velle Libraire, 2021

Ris donc ennemi féroce…

« Ris donc enne­mi féroce !
Mais prend garde car tout trépasse !
Seule la gloire ne s’éteindra pas ;
Elle ne s’éteindra pas, et racontera
Ce qui est adve­nu en ce monde,
Qui avait rai­son et qui avait tort,
Et de qui nous sommes les fils. »

Taras Chevt­chen­ko
Kob­zar (Кобзар), 1840, trad. de l’ukrainien par D. Cla­ri­nard, J. Horets­ka, E. Mas­sis, S. Maillot et T. Sirot­chouk, édi­tions Bleu & Jaune, 2015

Inverser rapidement le processus des déconstructeurs…

« Si, aujourd’hui, il n’est guère envi­sa­geable d’inverser rapi­de­ment le pro­ces­sus des décons­truc­teurs, du moins est-il pos­sible de faire ce salu­taire pas de côté, vers un ailleurs où trans­cen­der nos héri­tages. »

Anne-Laure Blanc
Pour un renou­veau artis­tique : l’exigence de la beau­té in Pour un réveil euro­péen, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2020

Une nation n’est saine…

« Une nation n’est saine que si cha­cun s’y regarde comme un homme, non regar­dant der­rière soi, ni pre­nant le vent, ni ron­gé de peur, ni jaune d’ambition, non ten­dant la bouche à la gour­mette de quelque tra­hi­son, mais fidèle à sa parole d’homme, à l’enga­ge­ment avec lequel il est entré dans la vie, à la pro­messe faite non seule­ment à celui qui guide et dans lequel on le recon­naît, mais à tra­vers lui à tous les cama­rades de tra­vail et de combat. »

Mau­rice Bardèche
Qu’est-ce que le fas­cisme ?, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1961, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Ça y est, c’est le bonheur…

« Ça y est, c’est le bon­heur, hein ? Il y a du sau­cis­son et des bananes. On se vautre dans la merde et on ne bouffe que de la nour­ri­ture impor­tée. Au lieu d’une Patrie, on a un immense super­mar­ché. »

Svet­la­na Aleksievitch
La fin de l’homme rouge ou le temps du désen­chan­te­ment (Время секонд хэнд (Конец красного человека), trad. Sophie Benech, édi­tions Actes Sud, 2013

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