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On ne saurait refonder l’action politique…

« On ne sau­rait refon­der l’ac­tion poli­tique sans s’ar­ra­cher men­ta­le­ment à tout ce qui inhibe la parole publique, sans se révol­ter contre l’é­touf­fe­ment de la liber­té d’ex­pres­sion, sans se révol­ter non plus contre ce qui empêche l’ac­tion publique. Il est pro­ba­ble­ment néces­saire de sor­tir de la mytho­lo­gie pro­gres­siste pour renouer avec un débat poli­tique qui ne dis­qua­li­fie pas à l’a­vance ceux qui confessent leur scep­ti­cisme devant la dyna­mique de la moder­ni­té. »

Mathieu Bock-Côté
L’Em­pire du poli­ti­que­ment cor­rect, Les Édi­tions du cerf, 2019

L’évolution de l’humanité a atteint sa forme la plus parfaite…

« Je crois, en effet, que l’é­vo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té a atteint sa forme la plus par­faite, pour l’in­di­vi­du comme pour son évo­lu­tion inté­rieure, dans le peuple, et que le patrio­tisme pan-huma­ni­taire repré­sente une dis­so­lu­tion qui libère une nou­velle fois l’é­goïsme per­son­nel, nor­ma­le­ment bri­dé par l’a­mour por­té au peuple, et fait reve­nir l’hu­ma­ni­té entière à l’é­goïsme dans sa forme la plus crue. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

Comme le marxisme, la démocratie tient qu’il existe une vérité morale…

« Nous en sommes arri­vés, sans nous en rendre compte, à un régime où il n’est pas per­mis de pen­ser incor­rec­te­ment, et où il n’est pas per­mis non plus de vivre incor­rec­te­ment. Comme le mar­xisme, la démo­cra­tie tient qu’il existe une véri­té morale parce qu’elle croit comme le mar­xisme à un pro­grès de l’hu­ma­ni­té et par consé­quent à un sens de l’histoire. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

Il imite la voix de la conscience et des pénitents l’accompagnent…

« (…) nous avons sui­vi le joueur de flûte et il nous mène à tra­vers les décors qu’il a construits sur notre che­min. Il imite la voix de la conscience et des péni­tents l’ac­com­pagnent, se fla­gellent et gémissent sons leur cagoule. Et le chant de la conscience uni­ver­selle, les vêpres de la conscience uni­ver­selle, s’é­lèvent comme la nuée du taber­nacle en tête de la pro­ces­sion : leur faux-bour­don emplit le ciel, les haut-par­leurs dans les nues le réper­cutent comme un requiem déses­pé­ré, il s’é­lève entre les façades comme le chant immense de tous les hommes. Et les psaumes de ce mise­rere ne nous disent qu’une chose, qui est de tuer en nous la voix qui ne veut pas se taire, de tuer en nous la colère intrai­table, de tuer en nous la bête indo­cile qui refuse le joug et le trou­peau : et elle invite à res­pec­ter les maîtres”. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

Ce tournant exigera de nous une flamme spirituelle…

« Le monde, aujourd’hui, est à la veille sinon de sa propre perte, du moins d’un tour­nant de l’Histoire qui ne le cède en rien en impor­tance au tour­nant du Moyen Âge sur la Renais­sance : ce tour­nant exi­ge­ra de nous une flamme spi­ri­tuelle, une mon­tée vers une nou­velle hau­teur de vues, vers un nou­veau mode de vie où ne sera plus livrée à la malé­dic­tion, comme au Moyen Âge, notre nature phy­sique, mais où ne sera pas non plus fou­lée aux pieds, comme dans l’ère moderne, notre nature spirituelle. »

Alexandre Sol­je­nit­syne
Le déclin du cou­rage, dis­cours à l’université de Har­vard du 8 juin 1978, trad. Gene­viève et José Johan­net, édi­tions Les Belles Lettres, 2014

Un journaliste n’est pas un enfant de chœur…

« Voi­ci donc un livre qui est une mau­vaise action. […] D’autre part, je demeure convain­cu qu’un jour­na­liste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à pré­cé­der les pro­ces­sions, la main plon­gée dans une cor­beille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plai­sir, non plus de faire du tort, il est de por­ter la plume dans la plaie. […] Que pou­vait-on jeter sur un tel tableau ? Un voile ou un peu de lumière. À d’autres le voile ! »

Albert Londres
Terre d’ébène, 1929 (avant-pro­pos), Édi­tions du Rocher, coll. Motifs, 2008

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