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Les Français sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent…

« Les Fran­çais sont mal­ve­nus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immi­grés ! Ils ont tout lieu de ne plus se sen­tir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus per­sonne d’autre, dans cet hor­rible nou­veau monde de l’aliénation, que des immigrés. »

Guy Debord
Notes sur la « ques­tion des immi­grés » in Œuvres, édi­tions Gal­li­mard, coll. Quar­to, 2006

On ne fait pas l’union sur des idées…

« On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des rai­son­ne­ments ; il faut qu’elles soient dou­blées de leur force sen­ti­men­tale. À la racine de tout, il y a un état de sensibilité. »

Mau­rice Barrès
La Terre et les Morts, troi­sième confé­rence, La Patrie fran­çaise, 1899

Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls…

« Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tra­gi­que­ment seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les for­mules com­modes qui per­mettent tou­jours d’entrer dans une des cha­pelles bien éti­que­tées de l’échiquier poli­tique. Nous navi­guons sur une mer incon­nue et per­sonne ne peut com­prendre vers quels conti­nents nous cin­glons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque par­ti nous est étran­ger, chaque mili­tant reste notre frère. Un véri­table acti­viste refuse toutes les for­ma­tions de l’heure mais il accepte tous les hommes de cou­rage. Et c’est pour­quoi nous sommes joyeu­se­ment seuls.
C’est jus­te­ment parce que nous refu­sons toutes les com­pro­mis­sions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. »

Jean Mabire
La torche et le glaive, édi­tions Libres opi­nions, 1994

Concernant les Européens, tout montre selon moi…

« Concer­nant les Euro­péens, tout montre selon moi qu’ils seront contraints d’affronter à l’avenir des défis immenses et des catas­trophes redou­tables qui ne sont pas seule­ment celles de l’immigration. Dans ces épreuves, l’occasion leur sera don­née de renaître et de se retrou­ver eux-mêmes. Je crois aux qua­li­tés spé­ci­fiques des Euro­péens qui sont pro­vi­soi­re­ment en dor­mi­tion. Je crois à leur indi­vi­dua­li­té agis­sante, à leur inven­ti­vi­té et au réveil de leur éner­gie. Le réveil vien­dra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. »

Domi­nique Venner
Le Choc de l’histoire, édi­tions Via Roma­na, 2011

Si les Irlandais ne sont pas libres…

« Si les Irlan­dais ne sont pas libres, c’est qu’ils n’ont pas méri­té de l’être… Il n’est pas rai­son­nable de comp­ter sur le Tout-Puis­sant pour annu­ler les lois tem­po­relles qui nous brident. Seuls des hommes armés bri­se­ront les chaînes que des hommes armés ont for­gées pour nous. »

Patrick Pearse cité par Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, édi­tions Terre et Peuple, 1998

Je ne serai pas quelqu’un ; je serai, simplement…

« Je ne serai pas quel­qu’un ; je serai, sim­ple­ment. Un homme, l’Homme qui est au milieu du monde – sans qu’il y ait de dieux pour le regar­der. Car je ne suis pas une pen­sée, un rêve, une luciole fugi­tive. Je suis en chair et en os. D’a­bord en chair et en os. Ce qui est bien, c’est que je suis nu, c’est-à-dire sans argent, avec une che­mise de rechange, un homme qui a res­ti­tué en lui le rudi­ment de toute réa­li­té, qui tra­vaille avec ses mains et ses pieds, qui mange, qui boit, qui dort.
[…] Qu’est-ce que je fais là ? Je suis un homme. J’ai été pro­mis à un monde d’hommes et d’animaux. Mes ancêtres n’ont pas tra­vaillé à une civi­li­sa­tion pour que sou­dain nous n’y puis­sions plus rien et que le mou­ve­ment se perde machi­nal, aveugle, absurde ? Une machine, un canon qui tire sans arrêt, tout seul. Qu’est-ce que cela ? Ce n’est ni un homme, ni un ani­mal, ni un dieu. C’est un cal­cul oublié qui pour­suit seul sa tra­jec­toire à tra­vers le monde, c’est un rési­du incroyable. Quelle est cette reprise étrange de la matière sur la vie ? Quel est ce dérou­le­ment méca­nique de la matière ? Des mots absurdes deviennent vrais : méca­nisme, maté­ria­lisme. »

Pierre Drieu la Rochelle
La Comé­die de Char­le­roi, 1934, édi­tions Gal­li­mard, coll. L’Imaginaire, 1996

L’homme supérieur, l’homme d’élite, est caractérisé…

« L’homme supé­rieur, l’homme d’élite, est carac­té­ri­sé par l’intime néces­si­té d’en appe­ler de lui-même à une règle qui lui est exté­rieure, qui lui est supé­rieure, et au ser­vice de laquelle il s’enrôle libre­ment. On se sou­vien­dra que, au début de cet essai, nous dis­tin­guions l’homme d’élite de l’homme médiocre en affir­mant que le pre­mier exige beau­coup plus de lui-même, tan­dis que le second, au contraire, tou­jours satis­fait de lui, se contente d’être ce qu’il est. La noblesse se défi­nit par l’exigence, par les obli­ga­tions, et non par les droits. Noblesse oblige. « Vivre à son gré est plé­béien ; le noble aspire à l’ordre et à la loi » (Goethe). Les pri­vi­lèges de la noblesse ne sont pas, à l’origine tout au moins, des conces­sions ou des faveurs, mais des conquêtes. Et, en prin­cipe, leur main­tien sup­pose que le pri­vi­lé­gié devait être capable de les recon­qué­rir à tout ins­tant, si cela était néces­saire, ou si quel­qu’un les lui dis­pu­tait. Les droits pri­vés, ou pri­vi­lèges, ne sont donc pas une pos­ses­sion pas­sive ou une simple jouis­sance, mais au contraire ils repré­sentent les limites où se haussent les efforts des indi­vi­dus. En revanche, les droits com­muns comme ceux de « l’homme et du citoyen » sont une pro­prié­té pas­sive, pur usu­fruit et béné­fice, don géné­reux du des­tin, auquel tout homme peut par­ti­ci­per et qui ne cor­res­pond à aucun effort, à moins que ce ne soit l’effort de res­pi­rer et de demeu­rer sain d’esprit. Les droits imper­son­nels, on les a, mais les droits per­son­nels, il faut les soutenir. »

José Orte­ga y Gasset
La révolte des masses (La rebe­lión de las masas, 1929), trad. Louis Par­rot, édi­tions Stock, 1937

La civilisation moderne ne doit pas être considérée…

« La civi­li­sa­tion moderne ne doit pas être consi­dé­rée comme une civi­li­sa­tion » active », mais comme une civi­li­sa­tion d’agités et de névro­pathes. Comme com­pen­sa­tion du « tra­vail » et de l’usure d’une vie qui s’abrutit dans une agi­ta­tion et une pro­duc­tion vaines, l’homme moderne, en effet, ne connaît pas l’otium clas­sique, le recueille­ment, le silence, l’état de calme et de pause qui per­mettent de reve­nir à soi-même et de se retrou­ver. Non : il ne connaît que la « dis­trac­tion » (au sens lit­té­ral, dis­trac­tion signi­fie « dis­per­sion ») ; il cherche des sen­sa­tions, de nou­velles ten­sions, de nou­veaux exci­tants, comme autant de stu­pé­fiants psy­chiques. Tout, pour­vu qu’il échappe à lui-même, tout, pour­vu qu’il ne se retrouve pas seul avec lui-même, iso­lé du vacarme du monde exté­rieur et de la pro­mis­cui­té avec son « pro­chain ». D’où radio, télé­vi­sion, ciné­ma, croi­sières orga­ni­sées, fré­né­sie de mee­tings spor­tifs ou poli­tiques dans un régime de masse, besoin d’écouter, chasse au fait nou­veau et sen­sa­tion­nel, « sup­por­ters » en tout genre et ain­si de suite. Chaque expé­dient semble avoir été dia­bo­li­que­ment dis­po­sé pour que toute vie inté­rieure soit détruite, pour que toute défense interne de la per­son­na­li­té soit inter­dite dès le départ, pour que, tel un être arti­fi­ciel­le­ment gal­va­ni­sé, l’individu se laisse por­ter par le cou­rant col­lec­tif, lequel, évi­dem­ment, selon le fameux « sens de l’histoire », avance vers un pro­grès illimité. »

Julius Evo­la
L’arc et la mas­sue, Cha­pitre V, « L’affaiblissement des mots », 1968

Nouvelle internationale, comme tant d’autres libérés…

« Nou­velle inter­na­tio­nale, comme tant d’autres libé­rés par la guerre, ces nou­veaux riches se ris­quèrent, puis pul­lu­lèrent, se répan­dirent par­tout avec cette indis­cré­tion, ces petites fureurs, ce pro­sé­ly­tisme frou­frou­tant qu’on leur connaît. Ayant gran­di dans les cata­combes, ils s’épanouirent vers 1920, comme une socié­té secrète s’emparant du pou­voir et heu­reuse de faire des sta­tuts éso­té­riques de l’ordre la consti­tu­tion même de la répu­blique. […] C’est alors que les modes, les salons, les cafés, l’art, furent enva­his d’une gent amère, insi­dieuse, ayant du goût à en périr et rien que cela, impul­sive, névro­sée, sub­tile, pué­rile et empoisonnée. »

Paul Morand
Jour­nal inutile, 1974, cité par Chris­to­pher Gérard, in Quo­li­bets, L’Age d’Homme, 2013

Pour la puissance mondiale, tout aussi intégriste…

« Pour la puis­sance mon­diale, tout aus­si inté­griste que l’orthodoxie reli­gieuse, toutes les formes dif­fé­rentes et sin­gu­lières sont des héré­sies. À ce titre, elles sont vouées soit à ren­trer de gré ou de force dans l’ordre mon­dial, soit à dis­pa­raître. […] L’objectif est de réduire toute zone réfrac­taire, de colo­ni­ser et de domes­ti­quer tous les espaces sau­vages, que ce soit dans l’espace géo­gra­phique ou dans l’univers mental. »

Jean Bau­drillard
Power Infer­no, édi­tions Gali­lée, 2002

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