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Citations sur la tolérance

Citations sur la tolérance : découvrez 7 citations de Michel Onfray, Chantal Delsol, Malika Sorel, Claude Lévi-Strauss, Guillaume Bernard, Richard Millet, Jean Clair

Toute question est interdite sur l’immigration…

« Toute ques­tion est inter­dite sur l’im­mi­gra­tion où l’on n’accepte que la réci­ta­tion du caté­chisme : l’immigration est une chance pour la France ; la France est depuis tou­jours mul­ti­cul­tu­relle, cos­mo­po­lite, métis­sée ; l’islam est une reli­gion de paix, de tolé­rance et d’amour. On sait que tout cela n’est pas vrai. »

Michel Onfray
« Dire la véri­té, toute la véri­té, rien que la véri­té », Élé­ments n°157, octobre 2015

Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre…

« Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre pour des par­ti­cu­la­ri­tés – la patrie, par exemple, mais seule­ment pour des valeurs” uni­ver­selles : la liber­té, la tolé­rance ou la démo­cra­tie. Fini le temps où nos ancêtres étaient som­més de mou­rir pour l’Al­sace-Lor­raine ! Désor­mais, nos sol­dats meurent pour les droits de l’homme. Nous pen­sons que c’est plus propre, en tout cas c’est plus snob (…). »

Chan­tal Del­sol
14 juillet 2014, l’étrange fête natio­nale, Le Figa­ro, 14 juillet 2014

Pour que les Français comprennent bien les défis dans lesquels ils ont été entraînés…

« Pour que les Fran­çais com­prennent bien les défis dans les­quels ils ont été entraî­nés mal­gré eux, je sou­haite rap­pe­ler que le voile, comme l’avait lon­gue­ment déve­lop­pé l’isla­mo­logue Abdel­wa­hab Med­deb dans une tri­bune publiée en décembre 2009 dans le Monde, n’est pas un simple bout de tis­su. […] Ce n’était pas néces­sai­re­ment le cas il y a vingt ans, mais nos hommes et femmes poli­tiques ont depuis par­fai­te­ment pris conscience de la réa­li­té des enjeux. Ils savent éga­le­ment qu’une femme qui se voile devient pour les autres musul­manes une leçon de morale ambu­lante qui peut ouvrir la voie à l’exercice, sur ces der­nières, d’une pres­sion de leur entou­rage ; d’où la pro­li­fé­ra­tion des voiles que l’on observe. Le voile n’est donc pas neutre et peut se muer en ins­tru­ment d’amputation de liber­té pour un cer­tain nombre de femmes. Par ailleurs, comme le mettent en évi­dence nombre d’enquêtes sur les signes reli­gieux – la der­nière en date étant celle du Cré­doc, les Fran­çais se sentent de plus en plus déran­gés par ces signes, et sont 81 % à sou­hai­ter les voir inter­dits dans les entre­prises pri­vées. Je ne vois donc pas en quoi la déci­sion de Najat Val­laud-Bel­ka­cem [d’autoriser les mères voi­lées à accom­pa­gner les sor­ties sco­laires, NDLR] pour­rait être assi­mi­lée à un quel­conque geste d’apaisement ou de tolé­rance.
Main­te­nant, cela fait mal­heu­reu­se­ment bien long­temps que notre classe poli­tique ose tout et risque tout, y com­pris la désta­bi­li­sa­tion des fon­da­tions de la mai­son France, sans vrai­ment prendre garde aux consé­quences : il y a fort à parier que le peuple fran­çais n’est pas mort, ne s’est pas sui­ci­dé et qu’il est en train de sor­tir, peu à peu, de sa longue anes­thé­sie. »

Mali­ka Sorel
Inter­view au figaro.fr, 29 octobre 2014

Grande religion qui se fonde moins sur l’existence…

« Grande reli­gion qui se fonde moins sur l’existence d’une révé­la­tion que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bien­veillance uni­ver­selle du boud­dhisme, du désir chré­tien du dia­logue, l’intolérance musul­mane adopte une forme incons­ciente chez ceux qui s’en rendent cou­pables, car s’ils ne cherchent pas tou­jours de façon bru­tale à ame­ner autrui à par­ta­ger leur véri­té, ils sont pour­tant inca­pables de sup­por­ter l’existence d’autrui comme autrui. »

Claude Lévi-Strauss
Tristes Tro­piques, 1955, édi­tions Plon, coll. Terre Humaine, 1993

Islams « modéré » et « rigoriste » ne divergent pas…

« Islams « modé­ré » et « rigo­riste » ne divergent pas dans leurs fina­li­tés mais se dis­tinguent en rai­son des situa­tions socia­le­ment dif­fé­rentes dans les­quelles ils sont pla­cés : le pre­mier est mino­ri­taire et donc conci­liant, le second est domi­nant et donc domi­na­teur. Dans ces condi­tions, il est natu­rel que le mécréant soit enclin à sus­pec­ter la dis­si­mu­la­tion du loup isla­miste sous les traits de la bre­bis musul­mane. Com­ment pour­rait-il croire que l’islam est une reli­gion capable de tolé­rance quand celui-ci n’hésite pas à reven­di­quer pour lui, en Occi­dent, les liber­tés col­lec­tives de pro­sé­ly­tisme et indi­vi­duelle de conver­sion qu’il refuse aux autres reli­gions dans les ter­ri­toires qu’il contrôle ? »

Guillaume Ber­nard
Islam : le bon, la brute et le mécréant, Valeurs actuelles, 16 octobre 2014

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