Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne

Citatio, un portail ouvert sur notre civilisation

Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Thème

Citations sur l'identité

Publicité
L’identité, socle de la cité

Les cultures modernes sont des dévoreuses d’espace…

« Les cultures modernes sont des dévo­reuses d’espace, les cultures tra­di­tion­nelles furent des dévo­reuses de temps. Les pre­mières ont une fièvre ver­ti­gi­neuse de mou­ve­ment et de conquêtes ter­ri­to­riales, qui génère un arse­nal infi­ni de moyens méca­niques capable de réduire les plus grandes dis­tances, d’abréger chaque inter­valle, de conte­nir dans une sen­sa­tion d’ubiquité tout ce qui se déploie dans la mul­ti­tude des lieux […] Au contraire, les cultures tra­di­tion­nelles furent ver­ti­gi­neuses par leur sta­bi­li­té, leur iden­ti­té et leur capa­ci­té à résis­ter, inébran­la­ble­ment, au cours du temps et de l’histoire : elles ont été capables d’exprimer jusque dans des formes sen­sibles et tan­gibles un sym­bole d’éternité. »

Julius Evo­la
L’Arc et la Mas­sue (L’arco e la cla­va), 1968

Les catastrophes éprouvent à quelle profondeur hommes et peuples demeurent enracinés…

« Les catas­trophes éprouvent à quelle pro­fon­deur hommes et peuples demeurent enra­ci­nés dans leurs ori­gines. Qu’une racine, du moins, puisent direc­te­ment au sol nour­ri­cier – la san­té et les chances de sur­vie en dépendent, alors même que la civi­li­sa­tion et ses assu­rances ont disparu. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépendants de leurs représentations…

« Qu’ils le sachent ou non, les hommes sont dépen­dants de leurs repré­sen­ta­tions, de leurs idées, même incer­taines, mêmes incons­cientes. Aus­si n’est-il pas faux de pré­tendre que les idées mènent le monde, quelle que soit la cause de leur for­ma­tion. En dépit des appa­rences, les actions humaines ne sont pas déter­mi­nées par l’utilitaire, mais par des sys­tèmes de valeurs en conflit. Et tou­jours se pose­ra l’obligation de gagner la bataille des idées ou d’être ter­ras­sé dans sa sub­stance même. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

On marche une certaine nuit…

« On marche une cer­taine nuit de l’année dans la neige, laquelle est cra­quante, sous les étoiles, vers des mai­sons de bois illu­mi­nées. Et si tu entres dans leur lumière après ta route et colles ton visage aux car­reaux, tu découvres de cette clar­té qu’elle vient d’un arbre. Et l’on te dit que c’est une nuit qui a le goût des jouets de bois ver­nis et une odeur de cire. Et l’on te dit des visages de cette nuit-là qu’ils sont extra­or­di­naires. Car ils sont l’attente d’un miracle. Et tu vois tous les vieux qui fixent les yeux des enfants, et se pré­parent à de grands bat­te­ments de cœur. Car il va pas­ser dans ces yeux d’enfants quelque chose d’insaisissable qui n’a point de prix. Car tu as bâti toute l’année par l’attente et sur­tout par tes airs enten­dus et tes allu­sions secrètes et l’immensité de ton amour. »

Antoine de Saint-Exupéry
Cita­delle, édi­tions Gal­li­mard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000

La forêt est secrète…

« La forêt est secrète. Le mot est l’un de ceux, dans notre lan­gage, qui recèlent ses contra­dic­tions. Le secret, c’est l’in­time, le foyer bien clos, la cita­delle de sécu­ri­té. Mais c’est aus­si le clan­des­tin, et ce sens le rap­proche de l’in­so­lite, de l’é­qui­voque. Quand nous ren­con­trons de telles racines, nous pou­vons être sûrs qu’elles tra­hissent la grande anti­thèse et l’i­den­ti­té, plus grande encore, de la vie et de la mort, que les mys­tères s’at­tachent à déchiffrer. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Il faut que nous nous employions à la sauvegarde…

« Oui, il faut que nous nous employions à la sau­ve­garde des gens mariés, des veuves, des vieilles gens et des orphe­lins. Mais pour cela nous devons être plus nom­breux, il faut que nous arri­vions à être une cen­taine et davan­tage, tous des gars comme nous, qui res­tent capables de rire, même si la gre­naille de plomb ne veut pas se détour­ner de leur che­min. Cha­cun doit donc se trou­ver un ou deux ou trois bons amis qui devront nous aider en cas de besoin. Mais il faut qu’ils soient tous gar­çons et qu’aucun ne soit fils unique d’une veuve, et s’il y en a un qui a déjà fait un gosse à une fille, il faut qu’il réflé­chisse avant de s’engager envers nous. Mais s’il y en a un dans ce cas-là et qu’il lui arrive mal­heur, ce sera notre devoir de venir en aide à la femme et à l’enfant pour les tirer de la détresse et du besoin. Et main­te­nant, nous allons nous jurer fra­ter­ni­té, pour les jours de détresse jus­qu’à la mort, pour le meilleur et pour le pire, afin que nous agis­sions tous pour un et un pour tous, mais aus­si nous tous pour tous ceux qui vivent dans le marais et sont de notre race. »

Her­mann Löns
Le Loup-Garou (Der Wehr­wolf), 1910, trad. Jean-Paul Allard, édi­tions Art et His­toire d’Europe, coll. Action, 1988

Il regardait ses pieds…

« Il regar­dait ses pieds qui pas à pas le rap­pro­chaient de sa mai­son. En Rus­sie aus­si il regar­dait ses pieds en mar­chant dans la steppe ; aus­si en Alba­nie, en Pologne, en Alle­magne. Même les pas qui l’avaient éloi­gné étaient des pas pour reve­nir. De temps à autre il levait les yeux pour regar­der la route qu’il lui res­tait à faire : les petites lignes droites lui sem­blaient très longues et les mon­tagnes encore bien loin. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale…

« La vic­toire des Yan­kees est la vic­toire d’une cer­taine morale et avec elle d’une cer­taine concep­tion de l’homme et de la vie. C’est le ratio­na­lisme qui triomphe et, avec lui, les grands prin­cipes qu’on pro­clame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dol­lar dont le culte s’installe et, avec le dol­lar, les acié­ries et au-delà des acié­ries, le fonc­tion­na­lisme, et, à l’horizon de tout cela, la socié­té de consom­ma­tion, la publi­ci­té, le confor­misme, la mono­to­nie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français…

« [C]’est l’État fran­çais qui, par sa poli­tique, ses lois, ses tri­bu­naux, a orga­ni­sé le « grand rem­pla­ce­ment » des popu­la­tions, nous impo­sant la pré­fé­rence immi­grée et isla­mique avec 8 mil­lions d’Arabo-musulmans (en atten­dant les autres) por­teurs d’une autre his­toire, d’une autre civi­li­sa­tion et d’un autre ave­nir (la cha­ria) […] L’État a tou­jours été l’acteur achar­né du déra­ci­ne­ment des Fran­çais et de leur trans­for­ma­tion en Hexa­go­naux inter­chan­geables. Il a tou­jours été l’acteur des rup­tures dans la tra­di­tion natio­nale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répu­gnante émeute et non un sou­ve­nir gran­diose d’unité. Voyez le ridi­cule emblème de la Répu­blique fran­çaise : une Marianne de plâtre coif­fée d’un bon­net révo­lu­tion­naire. Voyez les affreux logos qui ont été impo­sés pour rem­pla­cer les armoi­ries des régions tra­di­tion­nelles. Sou­ve­nez-vous qu’en 1962, l’État a uti­li­sé toute sa force contre les Fran­çais d’Algérie aban­don­nés à leur malheur. »

Domi­nique Venner
« Lettre sur l’identité à mes amis sou­ve­rai­nistes », www.dominiquevenner.fr, 26 juin 2012

Éviter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les raisins verts de l’oubli…

« C’est la der­nière res­pon­sa­bi­li­té qui nous incombe : évi­ter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les rai­sins verts de l’oubli. Écrire et racon­ter, inlas­sa­ble­ment, non pour juger mais pour expli­quer. Ouvrir la porte à ceux qui cherchent une trace du pas­sé et qui refusent le silence, repi­quer chaque matin le riz de nos sou­ve­nirs. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Les sen­ti­nelles du soir, édi­tions les arènes, 1999

Publicité
L’identité, socle de la cité
Livres

À l'affiche

Comprendre la stratégie hongroise
Dominique Venner. La flamme se maintient
Sur les chemins noirs
Bienvenue dans le meilleur des mondes. Quand la réalité dépasse la science-fiction
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue
Les Indo-Européens
Le soleil et l'acier
L’exil intérieur. Carnets intimes
La société de propagande
Tolkien, l’Europe et la tradition. La civilisation à l’aune de l’imaginaire
Voyage au bout de la nuit
Game over. La révolution antipolitique
Pour un réveil européen. Nature - Excellence - Beauté
Ceux de 14
La hache des steppes
Le japon moderne et l'éthique samouraï
Walter, ce boche mon ami
Les grandes légendes de France
Courage ! manuel de guérilla culturelle
À propos des Dieux. L’esprit des polythéismes
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre
L’enracinement
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche
Citadelle
Œuvres en prose complètes, tome III
L'Empire du politiquement correct
L’opprobre. Essai de démonologie
La grande séparation
Orthodoxie
Économie et société médiévale
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis
Précis de décomposition
L’homme surnuméraire
L'Argent
Les Horreurs de la démocratie
Petit traité sur l’immensité du monde
La Cause du peuple
Histoire et tradition des Européens
Mémoire vive. Entretiens avec François Bousquet
Le déclin du courage
Sire
La France contre les robots
Le regard des princes à minuit
L’œuvre de chair
Service inutile
Traité du rebelle ou le recours aux forêts
Les sentinelles du soir
Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?