Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne

Citatio, un portail ouvert sur notre civilisation

Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter faisant un don.

La volonté du peuple russe prévaut…

« Chez vous [en Occi­dent], l’image d’un Bill Gates, d’un Mur­doch ou d’un Zucker­berg menot­té est tota­le­ment incon­ce­vable. En Rus­sie, au contraire, un mil­liar­daire est tout à fait libre de dépen­ser son argent, mais pas de peser sur le pou­voir poli­tique. La volon­té du peuple russe – et celle du Tsar, qui en est l’incarnation – pré­vaut sur l’intérêt pri­vé quel qu’il soit. »

Giu­lia­no da Empoli
Le mage du Krem­lin, édi­tions Gal­li­mard, 2022

Sortir de la logique occidentale du gadget…

« Sor­tir de la logique occi­den­tale du gad­get, du débat entre bureau­crates qui confrontent des courbes sta­tis­tiques pour construire un sys­tème qui satis­fasse les exi­gences fon­da­men­tales de l’homme : telle est la mis­sion à laquelle nous nous sommes atte­lés à par­tir de ce moment. La poli­tique des pro­fon­deurs, jour et nuit, sans aucune interruption. »

Giu­lia­no da Empoli
Le mage du Krem­lin, édi­tions Gal­li­mard, 2022

La première chose dont on a besoin, c’est un parti…

« La pre­mière chose dont on a besoin, c’est un par­ti. […] La nos­tal­gie qu’ils [les Russes] éprouvent n’est pas pour le com­mu­nisme en soi, elle est pour l’ordre, le sens de la com­mu­nau­té, l’orgueil d’appartenir à quelque chose de vrai­ment grand. Les Russes ne sont pas et ne seront jamais comme les Amé­ri­cains. Cela ne leur suf­fit pas de mettre de l’argent de côté pour s’acheter un lave-vais­selle. Ils veulent faire par­tie de quelque chose d’unique. Ils sont prêts à se sacri­fier pour ça. Nous avons le devoir de leur res­ti­tuer une pers­pec­tive qui aille au-delà du pro­chain ver­se­ment men­suel pour la voi­ture. Ce qu’il faut, c’est l’unité. Un mou­ve­ment qui redonne de la digni­té aux gens. »

Giu­lia­no da Empoli
Le mage du Krem­lin, édi­tions Gal­li­mard, 2022

Puissant souverain, en vérité, que celui dont les armes sont un aigle à deux têtes…

« Puis­sant sou­ve­rain, en véri­té, que celui dont les armes sont un aigle à deux têtes, tenant un sceptre et un globe, qu’en­tourent les écus­sons de Nov­go­rod, de Wla­di­mir de Kief, de Kazan, d’As­tra­kan, de Sibé­rie, et qu’en­ve­loppe le col­lier de l’ordre de Saint-André, sur­mon­té d’une cou­ronne royale ! »

Jules Verne
Michel Stro­goff, Librai­rie Hachette, coll. Le livre de Poche, 1966

L’optimisme historique signifie qu’on sait la vérité, si cruelle qu’elle soit…

« Celui qui dira que nous sommes condam­nés et que c’est pour­quoi nous devons com­battre jusqu’au bout (comme disent les Russes, tant qu’à mou­rir, il faut le faire en musique), celui-là ne sera pas un pes­si­miste. Ce sera un opti­miste his­to­rique. L’opti­misme his­to­rique signi­fie qu’on sait la véri­té, si cruelle qu’elle soit, et qu’on est déter­mi­né à se battre, quoi qu’il en coûte. L’optimisme his­to­rique ne compte sur rien ni per­sonne, sauf sur soi-même et sur la bagarre. »

Alexandre Zino­viev
Nous et l’Occident, édi­tions de L’Âge d’homme, 1981, trad. Wla­di­mir Bere­lo­witch, édi­tions Gal­li­mard, coll. Idées, 1982

L’Europe, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves…

« À côté des âne­ries du réa­lisme socia­liste” s’est déve­lop­pé, dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques, un under­ground” est-euro­péen d’une vita­li­té sai­sis­sante, et d’une extra­or­di­naire qua­li­té. Quatre au moins, par­mi les plus grands écri­vains du siècle, nous viennent des pays com­mu­nistes : les Russes Boul­ga­kov, Siniavs­ki et Sol­jé­nit­syne ; le Tchèque Kun­de­ra. Si enne­mis que nous soyons de l’i­déo­lo­gie mar­xiste, nous main­te­nons que l’Eu­rope, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves — encore moins contre eux ! »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Le système occidental ne présente aucun attrait…

« Étant don­né la richesse de déve­lop­pe­ment spi­ri­tuel acquise dans la dou­leur par notre pays en ce siècle, le sys­tème occi­den­tal, dans son état actuel d’épuisement spi­ri­tuel, ne pré­sente aucun attrait. La simple énu­mé­ra­tion des par­ti­cu­la­ri­tés de votre exis­tence à laquelle je viens de me livrer plonge dans le plus extrême cha­grin. »

Alexandre Sol­je­nit­syne
Le déclin du cou­rage, dis­cours à l’université de Har­vard du 8 juin 1978, trad. Gene­viève et José Johan­net, édi­tions Les Belles Lettres, 2019

Ils sortaient de soixante-dix ans de joug soviétique…

« Ils sor­taient de soixante-dix ans de joug sovié­tique. Ils avaient subi dix années d’a­nar­chie elt­si­nienne. Aujourd’­hui, ils se revan­chaient du siècle rouge, reve­naient à grands pas sur l’é­chi­quier mon­dial. Ils disaient des choses que nous jugions affreuses : ils étaient fiers de leur his­toire, ils se sen­taient pous­ser des idées patrio­tiques, ils plé­bis­ci­taient leur pré­sident, sou­hai­taient résis­ter à l’hé­gé­mo­nie de l’O­TAN et oppo­saient l’i­dée de l’eu­ra­sisme aux effets très sen­sibles de l’eu­ro-atlan­tisme. En outre, ils ne pen­saient pas que les États-Unis avaient voca­tion à s’im­pa­tro­ni­ser dans les marches de l’ex-URSS. Pouah ! Ils étaient deve­nus infréquentables. »

Syl­vain Tesson
Bere­zi­na, édi­tions Gué­rin, coll. Démarches, 2015

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés