De toute manière, la lutte pour la vie…

« De toute manière, la lutte pour la vie n’é­tait une tra­gé­die que pour ceux qui étaient vain­cus. Pour les vain­queurs, elle était une conti­nua­tion, une joie et un renouvellement. »

Jack Lon­don
Croc-Blanc (White Fang), 1906, trad. Phi­lippe Saba­thé, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Folio Junior, 1997

Que le meilleur l’emporte…

« De toute évi­dence, il impor­tait peu que le vain­queur fût l’un ou l’autre de ses sou­pi­rants. La loi du Wild, la loi de la vie, exi­geait que le meilleur l’emporte, et le meilleur, quelque moyen qu’il uti­li­sât, était celui qui sur­vi­vait. »

Jack Lon­don
Croc-Blanc (White Fang), 1906, trad. Phi­lippe Saba­thé, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Folio Junior, 1997

La frontière, c’est à dire la protection…

« Aujourd’hui, nous com­pre­nons que cette vision idéo­lo­gique [mon­dia­liste] est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus. En effet, quand revient le mal­heur, quand rôde la guerre – par exemple à la fron­tière gré­co-turque – ou la mort – avec la pan­dé­mie -, les zom­bies des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au car­ré magique de la sur­vie.
Le pre­mier point du car­ré, c’est la fron­tière, c’est à dire la pro­tec­tion, ce pour quoi les États ont été inven­tés. Le deuxième, c’est la sou­ve­rai­ne­té, c’est à dire la liber­té des peuples pour prendre des déci­sions rapides et ajus­tées. Le troi­sième coin du car­ré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des inté­rêts vitaux. Le qua­trième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confi­ner un pays, la Répu­blique de la PMA” ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pen­sion mais aux pépés et mémés. »

Phi­lippe de Villiers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

Les catastrophes éprouvent à quelle profondeur hommes et peuples demeurent enracinés…

« Les catas­trophes éprouvent à quelle pro­fon­deur hommes et peuples demeurent enra­ci­nés dans leurs ori­gines. Qu’une racine, du moins, puisent direc­te­ment au sol nour­ri­cier – la san­té et les chances de sur­vie en dépendent, alors même que la civi­li­sa­tion et ses assu­rances ont disparu. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Libre de jouir sans entraves dans l’instantanéité du temps…

« Nos contem­po­rains répu­gne­ront à faire leur deuil du culte et du pri­mat de l’in­di­vi­du libre de toute déter­mi­na­tion, libre de jouir sans entraves dans l’instantanéité du temps, l’homo fes­ti­vus qu’a bien défi­ni Muray, dont le vivre ensemble” est un mélange para­doxal de consom­ma­tion maté­ria­liste, de jouis­sances fugi­tives et de convi­via­li­té factice.
Et c’est pour­tant à cet indi­vi­dua­lisme qu’il faut renon­cer pour reve­nir à une concep­tion et une défi­ni­tion holiste et orga­nique de la socié­té de l’Être. C’est une ques­tion de sur­vie indi­vi­duelle et collective. »

Lio­nel Rondouin
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Face à tout ce qui menace notre identité…

« Face à tout ce qui menace notre iden­ti­té et notre sur­vie en tant qu’Européens, contrai­re­ment à d’autres peuples, nous ne dis­po­sons pas du secours d’une reli­gion iden­ti­taire. À cela, nous ne pou­vons rien. En revanche, nous pos­sé­dons une riche mémoire iden­ti­taire. Cela dépend de nous de la retrou­ver, de la culti­ver, d’en faire une méta­phy­sique de la mémoire, qui nous struc­ture et réponde au trouble de notre époque. »

Domi­nique Venner
Le Choc de l’Histoire, Via Roma­na, 2011

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