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L’être humain possède une faculté, la faculté d’imitation…

« L’être humain pos­sède une facul­té, la facul­té d’i­mi­ta­tion, qui est de la plus grande uti­li­té du point de vue col­lec­tif et qui est on ne peut plus nui­sible du point de vue de l’in­di­vi­dua­tion. La vie psy­cho­lo­gique et sociale des groupes ne sau­rait se pas­ser de l’i­mi­ta­tion : sans elle, pas d’or­ga­ni­sa­tion des masses, pas d’État ni d’ordre pos­sible. Car ce n’est pas la loi qui fait l’ordre et la struc­ture sociale, mais bel et bien l’i­mi­ta­tion notion dans laquelle il faut inclure la sug­ges­ti­bi­li­té, la sug­ges­tion et la conta­gion mentale. »

Carl Gus­tav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, édi­tions Buchet-Chas­tel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Réfé­rences, 1995

Personne ne fait l’histoire, s’il n’ose risquer sa peau…

« Per­sonne ne fait l’his­toire, s’il n’ose ris­quer sa peau en condui­sant jus­qu’au bout l’ex­pé­rience qu’est sa vie et s’il ne la consi­dère pas comme un com­men­ce­ment et non comme une conti­nua­tion. Conti­nuer, l’a­ni­mal lui-même sait le faire ; com­men­cer est la pré­ro­ga­tive de l’homme. »

Carl Gus­tav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, édi­tions Buchet-Chas­tel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Réfé­rences, 1995

Laissons donc la raison aux philosophes…

« Lais­sons donc la rai­son aux phi­lo­sophes, mais ne lui deman­dons pas trop d’intervenir dans le gou­ver­ne­ment des hommes. Ce n’est pas avec la rai­son, et c’est sou­vent mal­gré elle, que se sont créés des sen­ti­ments tels que l’hon­neur, l’abné­ga­tion, la foi reli­gieuse, l’amour de la gloire et de la patrie, qui ont été jusqu’ici les grands res­sorts de toutes les civi­li­sa­tions. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Les foules ne sont pas influençables par des raisonnements…

« Nous avons déjà mon­tré que les foules ne sont pas influen­çables par des rai­son­ne­ments, et ne com­prennent que de gros­sières asso­cia­tions d’idées. Aus­si est-ce à leurs sen­ti­ments et jamais à leur rai­son que font appel les ora­teurs qui savent les impres­sion­ner. Les lois de la logique ration­nelle n’ont aucune action sur elles. Pour convaincre les foules, il faut d’abord se rendre bien compte des sen­ti­ments dont elles sont ani­mées, feindre de les par­ta­ger, puis ten­ter de les modi­fier, en pro­vo­quant au moyen d’associations rudi­men­taires, cer­taines images sug­ges­tives ; savoir reve­nir au besoin sur ses pas, devi­ner sur­tout à chaque ins­tant les sen­ti­ments qu’on fait naître. Cette néces­si­té de varier son lan­gage sui­vant l’effet pro­duit au moment où l’on parle, frappe d’avance d’impuissance tout dis­cours étu­dié et pré­pa­ré. L’orateur sui­vant sa pen­sée et non celle de ses audi­teurs, perd par ce seul fait toute influence. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Une foule n’a pas besoin d’être nombreuse…

« Une foule n’a pas besoin d’être nom­breuse pour que sa facul­té de voir cor­rec­te­ment soit détruite, et les faits réels rem­pla­cés par des hal­lu­ci­na­tions sans paren­té avec eux. Quelques indi­vi­dus réunis consti­tuent une foule, et alors même qu’ils seraient des savants dis­tin­gués, ils revêtent tous les carac­tères des foules pour les sujets en dehors de leur spé­cia­li­té. La facul­té d’observation et l’esprit cri­tique pos­sé­dés par cha­cun d’eux s’évanouissent. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Les impulsions diverses auxquelles obéissent les foules

« Les impul­sions diverses aux­quelles obéissent les foules pour­ront être, sui­vant les exci­ta­tions, géné­reuses ou cruelles, héroïques ou pusil­la­nimes, mais elles seront tou­jours tel­le­ment impé­rieuses que l’intérêt de la conser­va­tion lui-même s’effacera devant elles. »

Gus­tave Le Bon
Psy­cho­lo­gie des foules, 1937, édi­tions BoD – Books on Demand, 2018

Vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi…

« […] vous pen­sez que c’est vous qui dési­gnez l’enne­mi, comme tous les paci­fistes. Du moment que nous ne vou­lons pas d’en­ne­mis, nous n’en aurons pas, rai­son­nez-vous. Or c’est l’en­ne­mi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son enne­mi, vous pou­vez lui faire les plus belles pro­tes­ta­tions d’a­mi­tié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’en­ne­mi, vous l’êtes. Et il vous empê­che­ra même de culti­ver votre jardin. »

Julien Freund
Cité par Pierre-André Taguieff dans Julien Freund. Au cœur du poli­tique, La Table Ronde, 2008

Ceux qui se font un principe de mépriser l’opinion…

« Ceux qui se font un prin­cipe de mépri­ser l’opinion com­mune aux hommes depuis les temps les plus anciens et de refaire la socié­té sur des bases nou­velles ne peuvent s’étonner de la réserve de ceux d’entre nous qui font plus de cré­dit au juge­ment constant de l’humanité qu’à leurs idées ; nous pen­sons en effet qu’il leur reste – à eux-mêmes comme à leurs pro­jets – à faire leurs preuves. »

Edmund Burke
Réflexions sur la Révo­lu­tion en France, 1790, Les Belles Lettres édi­teur, 2016

L’heure présente est peu favorable à de telles expériences…

« L’heure pré­sente est peu favo­rable à de telles expé­riences [socia­listes]. Pen­dant que les rêveurs pour­suivent leurs chi­mères, excitent les appé­tits et les pas­sions des mul­ti­tudes, les peuples s’arment tous les jours davan­tage. Cha­cun pressent que, dans la concur­rence uni­ver­selle, il n’y aura plus de place pour les nations faibles. (…) Si nous conti­nuons à bri­ser notre cohé­sion par des luttes intes­tines, des riva­li­tés de par­tis, de basses per­sé­cu­tions reli­gieuses, des lois entra­vant le déve­lop­pe­ment indus­triel, notre rôle dans le monde sera vite ter­mi­né. Il fau­dra céder la place à des peuples soli­de­ment agré­gés, ayant su s’adapter aux néces­si­tés natu­relles au lieu de pré­tendre remon­ter leur cours. Sans doute, le pré­sent ne répète pas le pas­sé et les détails de l’his­toire sont pleins d’imprévisibles enchaî­ne­ments, mais dans leurs grandes lignes, les évé­ne­ments semblent conduits par des lois éternelles. »

Gus­tave Le Bon
La Révo­lu­tion fran­çaise et la Psy­cho­lo­gie des révo­lu­tions, 1912, édi­tions La délé­ga­tion des siècles, 2021

La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme…

« La consti­tu­tion de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme. Or, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Fran­çais, des Ita­liens, des Russes, etc. ; je sais même, grâces à Mon­tes­quieu, qu’on peut être Per­san : mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir ren­con­tré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. »

Joseph de Maistre
Consi­dé­ra­tions sur la France, 1797, édi­tions La délé­ga­tion des siècles, 2022

La politique appartient à un ordre qui n’est pas celui de la chevalerie ou de la sagesse stoïcienne…

« La poli­tique appar­tient à un ordre qui n’est pas celui de la che­va­le­rie ou de la sagesse stoï­cienne. Son champ est celui du pou­voir et de l’action en vue du pou­voir. Elle est le domaine de l’ambi­tion, de la ruse et de luttes sans pitié, rare­ment celui de l’hon­neur et de la loyau­té. »

Domi­nique Venner
Le siècle de 1914 : Uto­pies, guerres et révo­lu­tions en Europe au XXe siècle, édi­tions Pyg­ma­lion, coll. His­toire, 2006

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