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Citations sur l'héritage
L’honneur d’un peuple appartient aux morts…
Nous possédons un héritage spirituel qui n’a rien à envier…
« Nous possédons un héritage spirituel qui n’a rien à envier à ceux des autres grandes civilisations, mais nous ne le savons pas ou nous le savons mal. À l’immense crise spirituelle du nihilisme occidental, il faut apporter nos propres réponses. Les hommes n’existent que par ce qui les distingue : clan, lignée, histoire, culture, tradition. Il n’y a pas de réponse universelle aux questions de l’existence et du comportement. Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables pour autant qu’ils ne nous menacent pas. Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme les plantes, les hommes ne peuvent se passer de racines. Il appartient à chacun de retrouver les siennes. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
Nous sommes le produit d’une collectivité…
« Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne représentait que soi-même ? Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une. »
Maurice Barrès, conférence inaugurale de la Ligue de la patrie française, 31 décembre 1898, cité par Éric Branca
3 000 ans d’idées politiques, Chronique éditions, 2014
Les États-Unis tiennent le rôle d’un empire…
« Les États-Unis tiennent le rôle d’un empire, mais ne sont pas un empire. Ils n’ont ni projet ni élite pour le mener à bien. Ils se sont constitués contre l’histoire, et leur seul but, c’est d’en finir dans le monde entier avec elle, c’est-à-dire la diversité des peuples et des héritages, la diversité aussi des formules politiques. […] Utopie qui emporte assez facilement l’adhésion superficielle de tous ceux qui ne réfléchissent pas à ce qu’elle représente, et en particulier au système de contraintes et de conformisme qui serait exigé. »
Thomas Molnar
Américanologie : Triomphe d’un modèle planétaire ?, L’Age d’Homme, coll. Mobiles, 1991
Un certain héritage historique, la fortune…
« Un certain héritage historique, la fortune et la virtù sont les trois déterminants majeurs que l’on peut voir à l’œuvre derrière tous les grands évènements de l’histoire. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, 2002
Bien sûr, certains facteurs contribuent au malaise…
« Bien sûr, certains facteurs contribuent au malaise grandissant qui traverse notre société ; mais ni les tensions économiques, ni le discrédit politique, ni les difficultés d’intégration n’expliquent à eux seuls cet « ensauvagement » largement constaté et décrit. Nous ne voyons pas qu’il provient essentiellement d’une rupture de la transmission, d’un abandon de notre propre civilisation — dont tous les symptômes de la crise ne sont que des conséquences, proches ou lointaines. Nous ne voulons pas voir que l’enjeu est d’abord culturel. Comme si une génération qui s’est interdit de transmettre ne parvenait pas à comprendre que, en refusant de faire des héritiers, en privant ses enfants de la culture qu’elle avait reçue, elle prenait le risque de les déshériter d’eux-mêmes — de les déshériter de leur propre humanité. Nous nous sommes passionnés pour le doute cartésien et l’universelle corrosion de l’esprit critique, devenus des fins en eux-mêmes ; nous avons préféré, avec Rousseau, renoncer à notre position d’adultes pour ne pas entraver la liberté des enfants ; nous avons reproché à la culture d’être discriminatoire, comme Bourdieu, et nous avons contesté la discipline qu’elle représentait. Et nous avons fait naître, comme il aurait fallu le prévoir, « des sauvages faits pour habiter dans les villes ». »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014
L’Occidental n’est que le rouage d’un système qui le broie…
« L’Occidental n’est que le rouage d’un système qui le broie. L’Européen, lui, est l’héritier d’une civilisation trente fois millénaire qui va des fresques de Lascaux à la fusée Ariane, des poignards de bronze aux chasseurs Rafale. L’Européen est le frère de Faust et de Don Quichotte. Il a été peintre à Altamira, musicien à Versailles ; il a chanté l’Odyssée et Beowulf ! Il a acclamé Eschyle et Racine, il a bâti les cathédrales gothiques et les centrales nucléaires ! Sa terre est faite de landes et de forêts, de rivières et de montagnes, toutes bruissantes de fées, de génies et de lutins ! Oui, je suis un Européen, mieux un Vieil-Européen ! »
Christopher Gérard
Le Songe d’Empédocle, Éditions L’Âge d’Homme, 2003
La postdémocratie avachie et déracinée, étrangère à l’héritage…
« La postdémocratie avachie et déracinée, étrangère à l’héritage comme au patriotisme, n’a rien à opposer au double péril que représentent la finance globalisée et l’islam radicalisé. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
La beauté de notre histoire, c’est d’abord celle d’un peuple…
« La beauté de notre histoire, c’est d’abord celle d’un peuple qui ne veut pas disparaître et qui s’accroche à l’existence de toutes les manières possibles.
Rien n’est plus contre-intuitif, aujourd’hui, j’en conviens. Les modernes sectaires aimeraient bien nous déraciner. Nos symboles, ils veulent les effacer, les laminer, les déconstruire. Ils prétendent nous libérer du passé alors qu’ils nous déshumanisent, ils provoquent une détresse psychique et culturelle que nous peinons pourtant à reconnaître, puisque nous ne voulons plus accorder quelque droit que ce soit au passé sur notre présent. Même lorsqu’il est semé de traces nous permettant de mieux nous comprendre. Le système médiatique qui se fait le propagateur d’une nouvelle culture globale souvent insignifiante accordée aux principes de la mondialisation cherche à frapper d’obsolescence l’héritage historique des peuples, qui entrave l’avènement de l’individu mondialisé. […]
On l’oublie, mais un peuple qui perd le goût de vivre peut mourir, en devenant étranger à lui-même et indifférent aux promesses qu’il s’était déjà fait. […] Un pays sans légendes, à la mémoire vide, aux racines sèches, n’est plus un pays, mais un territoire sans âme, un terrain vague, sur lequel n’importe qui peut se permettre n’importe quoi. […] C’est par l’enracinement que nous découvrons la possibilité de la renaissance. Et je me dis qu’un pays qui renoue avec ses légendes, qui redécouvre ses grands mythes, qui ne se laisse plus séduire par les déconstructeurs qui nous expliquent que tout, dans notre culture, est faux ou perfide, peut du coup se réanimer. »
Mathieu Bock-Côté
Gilles Vigneault : poète de l’enracinement et de la renaissance, Le Journal de Montréal (blog), 24 novembre 2014
Nous n’avons pas seulement un héritage, mais aussi une mission…
« Nous pouvons nous dérober mais c’est précisément la raison pour laquelle nous avons, moins que personne, le droit de penser aux canots de sauvetage. Nous n’avons pas seulement un héritage, mais aussi une mission. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait…
« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. […] Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ! »
Alexis de Tocqueville
De la démocratie en Amérique, 1840
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