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Citations sur l'Empire

Citations sur l'Empire : découvrez 3 citations de Thomas Molnar, Alain de Benoist, Honoré de Balzac

Les États-Unis tiennent le rôle d’un empire…

« Les États-Unis tiennent le rôle d’un empire, mais ne sont pas un empire. Ils n’ont ni pro­jet ni élite pour le mener à bien. Ils se sont consti­tués contre l’histoire, et leur seul but, c’est d’en finir dans le monde entier avec elle, c’est-à-dire la diver­si­té des peuples et des héri­tages, la diver­si­té aus­si des for­mules poli­tiques. […] Uto­pie qui emporte assez faci­le­ment l’adhésion super­fi­cielle de tous ceux qui ne réflé­chissent pas à ce qu’elle repré­sente, et en par­ti­cu­lier au sys­tème de contraintes et de confor­misme qui serait exi­gé. »

Tho­mas Mol­nar
Amé­ri­ca­no­lo­gie : Triomphe d’un modèle pla­né­taire ?, L’Age d’Homme, coll. Mobiles, 1991

Qu’est-ce qui distingue fondamentalement l’Empire de la nation ?

« Qu’est-ce qui dis­tingue fon­da­men­ta­le­ment l’Empire de la nation ? C’est d’abord le fait que l’Empire n’est pas seule­ment un ter­ri­toire, mais aus­si, et même essen­tiel­le­ment, un prin­cipe ou une idée. […] L’essentiel tient au fait que l’empereur tient son pou­voir de ce qu’il incarne un prin­cipe qui excède la simple pos­ses­sion. En tant que domi­nus mun­di, il est le suze­rain des princes et des rois, c’est-à-dire qu’il règne sur des sou­ve­rains, non sur des ter­ri­toires, et repré­sente une puis­sance trans­cen­dant les com­mu­nau­tés fédé­rées dont il assume la direc­tion. […] Evo­la rap­pelle éga­le­ment que « l’ancienne notion romaine de l’impe­rium, avant d’exprimer un sys­tème d’hégémonie ter­ri­to­riale supra­na­tio­nale, désigne la pure puis­sance du com­man­de­ment, la force qua­si mys­tique de l’auc­to­ri­tas » […]
L’Empire vise à uni­fier à un niveau supé­rieur sans sup­pri­mer la diver­si­té des cultures, des eth­nies et des peuples. Il cherche à asso­cier les peuples à une com­mu­nau­té de des­tin, sans pour autant les réduire à l’identique. Il est un tout où les par­ties sont d’autant plus auto­nomes que ce qui les réunit est plus solide – et ces par­ties qui le consti­tuent res­tent des ensembles orga­niques dif­fé­ren­ciés. Moel­ler van den Bruck pla­çait l’Empire sous le signe de l’unité des contraires, et c’est une image qu’on peut en effet rete­nir. Julius Evo­la, lui, défi­nis­sait l’Empire comme « une orga­ni­sa­tion supra­na­tio­nale telle que l’unité n’agisse pas dans le sens d’une des­truc­tion et d’un nivel­le­ment de la mul­ti­pli­ci­té eth­nique et cultu­relle qu’elle englobe ». C’est l’image clas­sique de l’uni­ver­si­tas, par oppo­si­tion à la socie­tas uni­taire et cen­tra­li­sée. La dif­fé­rence n’y est pas abo­lie, mais inté­grée. »

Alain de Benoist
L’empire inté­rieur, édi­tions Fata Mor­ga­na, 1995

Mais il n’y a point de petits évènements pour le cœur…

« Mais il n’y a point de petits évè­ne­ments pour le cœur ; il gran­dit tout, il met dans les mêmes balances la chute d’un empire de qua­torze ans et la chute d’un gant de femme, et presque tou­jours le gant y pèse plus que l’empire. »

Hono­ré de Bal­zac
La Duchesse de Lan­geais in His­toire des treize, 1843, édi­tions Pocket, coll. Pocket clas­siques, 1998

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