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Citations sur la guerre

Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul instant à leurs propres valeurs…

« Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul ins­tant à leurs propres valeurs, ils eussent inté­gré la You­go­sla­vie en bloc plu­tôt que d’en ramas­ser un à un les éclats tran­chants et inutiles. Qu’on se rap­pelle les noms de MM. Badin­ter et Kohl, Kouch­ner et Sola­na, Jup­pé et Blair, Woj­ty­la, Havel et Habs­bourg ! Ils auront, par sot­tise, incul­ture ou per­ver­sion, ame­né l’Eu­rope une fois de plus à se déchi­rer et se bom­bar­der elle-même avant de se mettre sous la tutelle du gou­ver­ne­ment mon­dial. »

Slo­bo­dan Despot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

L’immense entreprise des croisades…

« L’im­mense entre­prise des croi­sades ne peut se com­prendre comme une entre­prise avant tout éco­no­mique : il s’a­git de mettre en branle une com­bi­nai­son de valeurs reli­gieuses et guer­rières. Bref, une grande par­tie de la richesse excé­den­taire n’est pas consom­mée, mais consu­mée en vue de fins supérieures. »

Guillaume Tra­vers
Éco­no­mie médié­vale et socié­té féo­dale. Un temps de renou­veau pour l’Eu­rope, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Longue Mémoire, 2020

Nous poursuivions notre marche…

« Nous pour­sui­vions notre marche, tra­ver­sant des vil­lages vides aux cabanes noir­cies par l’âge avec des toits de chaume, feu­trés de mousse, pas­sant devant des tombes fraî­che­ment creu­sées, pas­sant devant le fan­to­ma­tique spec­tacle des cime­tières let­tons à l’a­ban­don avec leurs gigan­tesques croix de bois noires, dont les bras s’é­lèvent au-des­sus d’un rem­part de blocs de pierres bruts, tels de mys­té­rieux ossuaires, tels des lieux de sup­plices vides, aban­don­nés. Cadavres de che­vaux, car­rioles aban­don­nées, lam­beaux d’uni­formes, car­touches épar­pillées par terre jon­chaient le che­min et les champs, flan­qués de récoltes écra­sées et fou­lées aux pieds… »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

Beaucoup de bourgeois bedonnants, émasculés par le commerce…

« Puis, un calme pro­fond, une attente épou­van­tée et silen­cieuse avait pla­né sur la cité. Beau­coup de bour­geois bedon­nants, émas­cu­lés par le com­merce, atten­daient anxieu­se­ment les vain­queurs, trem­blant qu’on ne consi­dé­rât comme une arme leurs broches à rôtir ou leurs grands cou­teaux de cuisine. »

Guy de Maupassant
Boule de suif, 1880, édi­tions Le Livre de Poche, 2000

Notre époque est devenue une époque de la victimologie…

« Notre époque est deve­nue une époque de la vic­ti­mo­lo­gie, c’est à qui sera le plus vic­time. Autre­fois, c’é­tait bien d’être vain­queur. Aujourd’­hui, c’est presque mieux d’a­voir été vic­time. Ça aus­si, ça compte, vous ne regar­dez pas du tout les choses de la même façon selon que vous êtes mar­teau ou enclume. J’en prends pour exemple les Conquis­ta­dors, qui étaient une poi­gnée et qui ont gagné au Mexique ou au Pérou : quand j’é­tais plus jeune, c’é­taient des conqué­rants ; aujourd’­hui ce sont des bour­reaux (…). Aujourd’­hui, il faut en somme pleu­rer la vic­time et consi­dé­rer le vain­queur comme un salaud. »

Gérard Cha­liand
La guerre infor­melle : maquis et conflits, pod­cast de la revue Conflits, 19 mars 2020

L’opinion publique a changé, on n’encaisse plus les pertes…

« Nous avons énor­mé­ment chan­gé. Pour prendre l’exemple fran­çais, en 2008, nous avons per­du dix hommes à Uzbin, non loin de Kaboul, dans une embus­cade. Le Pré­sident de la Répu­blique de l’é­poque y est allé, pour mon­trer en quelque sorte sa sym­pa­thie, etc… Est-ce que on aurait ima­gi­né, cin­quante ans plus tôt, Charles de Gaulle se ren­dant en Algé­rie parce qu’on aurait per­du dix hommes dans une embus­cade alors qu’on les per­dait toutes les deux semaines ? Non. (…) L’o­pi­nion publique a chan­gé, on n’en­caisse plus les pertes. Et c’est cer­tai­ne­ment lié aus­si à notre sen­ti­ment d’a­me­nui­se­ment démo­gra­phique. C’est-à-dire que en 1920, il y a à peu près 33% de ce que l’on appe­lait à l’é­poque « Blancs » (on les appel­le­rait aujourd’­hui les Occi­den­taux) ; aujourd’­hui, les Occi­den­taux repré­sentent maxi­mum 12%. Alors, quand on a 1,5 enfant par femme, on peut dif­fi­ci­le­ment le ris­quer. »

Gérard Cha­liand
La guerre infor­melle : maquis et conflits, pod­cast de la revue Conflits, 19 mars 2020

Le vrai guerrier ne doit jamais être un sanguin…

« Le vrai guer­rier, qu’il s’agisse de batailles mili­taires, cultu­relles, méta­po­li­tiques, poli­tiques et élec­to­rales, éco­no­miques, etc…, ne doit jamais être un san­guin, un exci­té, mais un atta­quant réflé­chi, qui garde, vis­sé au cœur, ses convic­tions et son but final. »

Guillaume Faye
Avant-guerre : chro­nique d’un cata­clysme annon­cé, édi­tions de l’Æncre, 2003

Il faut saluer la tâche de ceux…

« Il faut saluer la tâche de ceux qui un peu par­tout, et de manière résis­tante, obs­ti­née, mino­ri­taire, habile, opèrent un tra­vail cultu­rel, un tra­vail de moines et de four­mis, pour entre­voir la flamme de l’identité euro­péenne. Car on ne peut pas faire la guerre si l’on ne sait pas qui l’on est, on ne va nulle part si l’on ignore d’où l’on vient. »

Guillaume Faye
Avant-guerre : chro­nique d’un cata­clysme annon­cé, édi­tions de l’Æncre, 2003

Le soir de Noël…

« Le soir de Noël, des éclats sombres tra­ver­saient le regard des légion­naires. Nous les sen­tions par­fois dému­nis, plus silen­cieux qu’à l’ac­cou­tu­mée, rete­nus par le sou­ve­nir d’un ber­ceau, d’une main mater­nelle qui s’ap­proche pour cal­mer la fièvre d’un enfant ou par les che­veux déployés d’un amour lais­sé au loin.
Lorsque les hommes tom­baient au com­bat, il fal­lait ras­sem­bler leurs affaires et pré­ve­nir leur famille. J’ai fait à cette occa­sion des décou­vertes que je garde pré­cieu­se­ment en moi. Per­sonne ne vien­dra les déran­ger. Elles mour­ront avec moi. Seul le silence est digne de cer­taines tragédies. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Toute une vie, édi­tions les arènes, 2004

Quand l’autorité s’est délitée, quand les repères sont perdus…

« Quand l’autorité s’est déli­tée, quand les repères sont per­dus, quand le plus grand nombre déses­père, quand cer­tains se laissent aller à des sen­ti­ments mor­bides en voyant dans la défaite une péni­tence divine, alors, se lèvent de petits groupes sachant ce qu’ils sont, d’où ils viennent, où ils vont et ce qu’ils veulent. Ras­sem­blés der­rière un chef figure de proue alliant éthique et esthé­tique, ils sont les Rebelles. »

Ber­nard Lugan
À pro­pos des « Rebelles » du Salon du livre d’Histoire de Blois : éloge de Domi­nique Ven­ner, 9 octobre 2014

La frontière, c’est à dire la protection…

« Aujourd’hui, nous com­pre­nons que cette vision idéo­lo­gique [mon­dia­liste] est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus. En effet, quand revient le mal­heur, quand rôde la guerre – par exemple à la fron­tière gré­co-turque – ou la mort – avec la pan­dé­mie -, les zom­bies des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au car­ré magique de la sur­vie.
Le pre­mier point du car­ré, c’est la fron­tière, c’est à dire la pro­tec­tion, ce pour quoi les États ont été inven­tés. Le deuxième, c’est la sou­ve­rai­ne­té, c’est à dire la liber­té des peuples pour prendre des déci­sions rapides et ajus­tées. Le troi­sième coin du car­ré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des inté­rêts vitaux. Le qua­trième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confi­ner un pays, la Répu­blique de la PMA” ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pen­sion mais aux pépés et mémés. »

Phi­lippe de Villiers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

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