« Je convins ce soir-là que l’héroïsme peut ne pas s’accompagner du chant du clairon et que l’on peut être un grand patriote sans haïr personne. »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
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« Je convins ce soir-là que l’héroïsme peut ne pas s’accompagner du chant du clairon et que l’on peut être un grand patriote sans haïr personne. »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
« Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul instant à leurs propres valeurs, ils eussent intégré la Yougoslavie en bloc plutôt que d’en ramasser un à un les éclats tranchants et inutiles. Qu’on se rappelle les noms de MM. Badinter et Kohl, Kouchner et Solana, Juppé et Blair, Wojtyla, Havel et Habsbourg ! Ils auront, par sottise, inculture ou perversion, amené l’Europe une fois de plus à se déchirer et se bombarder elle-même avant de se mettre sous la tutelle du gouvernement mondial. »
Slobodan Despot
Entretien accordé à la revue Rébellion, nº 55, juillet-août 2012
« L’immense entreprise des croisades ne peut se comprendre comme une entreprise avant tout économique : il s’agit de mettre en branle une combinaison de valeurs religieuses et guerrières. Bref, une grande partie de la richesse excédentaire n’est pas consommée, mais consumée en vue de fins supérieures. »
Guillaume Travers
Économie médiévale et société féodale. Un temps de renouveau pour l’Europe, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2020
« Nous poursuivions notre marche, traversant des villages vides aux cabanes noircies par l’âge avec des toits de chaume, feutrés de mousse, passant devant des tombes fraîchement creusées, passant devant le fantomatique spectacle des cimetières lettons à l’abandon avec leurs gigantesques croix de bois noires, dont les bras s’élèvent au-dessus d’un rempart de blocs de pierres bruts, tels de mystérieux ossuaires, tels des lieux de supplices vides, abandonnés. Cadavres de chevaux, carrioles abandonnées, lambeaux d’uniformes, cartouches éparpillées par terre jonchaient le chemin et les champs, flanqués de récoltes écrasées et foulées aux pieds… »
Walter Flex
Le pèlerin entre deux mondes (Der Wanderer zwischen beiden Welten), 1916, trad. Philippe Marcq, éditions ACE, 2020
« Puis, un calme profond, une attente épouvantée et silencieuse avait plané sur la cité. Beaucoup de bourgeois bedonnants, émasculés par le commerce, attendaient anxieusement les vainqueurs, tremblant qu’on ne considérât comme une arme leurs broches à rôtir ou leurs grands couteaux de cuisine. »
Guy de Maupassant
Boule de suif, 1880, éditions Le Livre de Poche, 2000
« Notre époque est devenue une époque de la victimologie, c’est à qui sera le plus victime. Autrefois, c’était bien d’être vainqueur. Aujourd’hui, c’est presque mieux d’avoir été victime. Ça aussi, ça compte, vous ne regardez pas du tout les choses de la même façon selon que vous êtes marteau ou enclume. J’en prends pour exemple les Conquistadors, qui étaient une poignée et qui ont gagné au Mexique ou au Pérou : quand j’étais plus jeune, c’étaient des conquérants ; aujourd’hui ce sont des bourreaux (…). Aujourd’hui, il faut en somme pleurer la victime et considérer le vainqueur comme un salaud. »
Gérard Chaliand
La guerre informelle : maquis et conflits, podcast de la revue Conflits, 19 mars 2020
« Nous avons énormément changé. Pour prendre l’exemple français, en 2008, nous avons perdu dix hommes à Uzbin, non loin de Kaboul, dans une embuscade. Le Président de la République de l’époque y est allé, pour montrer en quelque sorte sa sympathie, etc… Est-ce que on aurait imaginé, cinquante ans plus tôt, Charles de Gaulle se rendant en Algérie parce qu’on aurait perdu dix hommes dans une embuscade alors qu’on les perdait toutes les deux semaines ? Non. (…) L’opinion publique a changé, on n’encaisse plus les pertes. Et c’est certainement lié aussi à notre sentiment d’amenuisement démographique. C’est-à-dire que en 1920, il y a à peu près 33% de ce que l’on appelait à l’époque « Blancs » (on les appellerait aujourd’hui les Occidentaux) ; aujourd’hui, les Occidentaux représentent maximum 12%. Alors, quand on a 1,5 enfant par femme, on peut difficilement le risquer. »
Gérard Chaliand
La guerre informelle : maquis et conflits, podcast de la revue Conflits, 19 mars 2020
« Le vrai guerrier, qu’il s’agisse de batailles militaires, culturelles, métapolitiques, politiques et électorales, économiques, etc…, ne doit jamais être un sanguin, un excité, mais un attaquant réfléchi, qui garde, vissé au cœur, ses convictions et son but final. »
Guillaume Faye
Avant-guerre : chronique d’un cataclysme annoncé, éditions de l’Æncre, 2003
« Il faut saluer la tâche de ceux qui un peu partout, et de manière résistante, obstinée, minoritaire, habile, opèrent un travail culturel, un travail de moines et de fourmis, pour entrevoir la flamme de l’identité européenne. Car on ne peut pas faire la guerre si l’on ne sait pas qui l’on est, on ne va nulle part si l’on ignore d’où l’on vient. »
Guillaume Faye
Avant-guerre : chronique d’un cataclysme annoncé, éditions de l’Æncre, 2003
« Le soir de Noël, des éclats sombres traversaient le regard des légionnaires. Nous les sentions parfois démunis, plus silencieux qu’à l’accoutumée, retenus par le souvenir d’un berceau, d’une main maternelle qui s’approche pour calmer la fièvre d’un enfant ou par les cheveux déployés d’un amour laissé au loin.
Lorsque les hommes tombaient au combat, il fallait rassembler leurs affaires et prévenir leur famille. J’ai fait à cette occasion des découvertes que je garde précieusement en moi. Personne ne viendra les déranger. Elles mourront avec moi. Seul le silence est digne de certaines tragédies. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Toute une vie, éditions les arènes, 2004
« Quand l’autorité s’est délitée, quand les repères sont perdus, quand le plus grand nombre désespère, quand certains se laissent aller à des sentiments morbides en voyant dans la défaite une pénitence divine, alors, se lèvent de petits groupes sachant ce qu’ils sont, d’où ils viennent, où ils vont et ce qu’ils veulent. Rassemblés derrière un chef figure de proue alliant éthique et esthétique, ils sont les Rebelles. »
Bernard Lugan
À propos des « Rebelles » du Salon du livre d’Histoire de Blois : éloge de Dominique Venner, 9 octobre 2014
« Aujourd’hui, nous comprenons que cette vision idéologique [mondialiste] est en train de mourir du coronavirus. En effet, quand revient le malheur, quand rôde la guerre – par exemple à la frontière gréco-turque – ou la mort – avec la pandémie -, les zombies des organisations internationales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au carré magique de la survie.
Le premier point du carré, c’est la frontière, c’est à dire la protection, ce pour quoi les États ont été inventés. Le deuxième, c’est la souveraineté, c’est à dire la liberté des peuples pour prendre des décisions rapides et ajustées. Le troisième coin du carré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des intérêts vitaux. Le quatrième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confiner un pays, la “République de la PMA” ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pension mais aux pépés et mémés. »
Philippe de Villiers
Le nouveau monde est en train de mourir du coronavirus, entretien avec Bastien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020