« Le libéral, c’est l’anarchiste qui ne néglige pas ses mots, va dans le monde et prend soin du nœud de cravate. »
Charles Maurras
L’Action française, 17 août 1913
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« Le libéral, c’est l’anarchiste qui ne néglige pas ses mots, va dans le monde et prend soin du nœud de cravate. »
Charles Maurras
L’Action française, 17 août 1913
« La logique du révolté est […] de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel. »
Albert Camus
L’Homme révolté, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1951
« Le journalisme n’est qu’une prodigieuse entreprise de falsification, voire d’éradication de la réalité, sous couvert d’informer et d’analyser, l’information ne parlant en vérité que d’elle-même et l’analyse servant des intérêts propres à renforcer l’ignorance et la déchéance spirituelle des hommes. De là mon souci, qui irait croissant, de n’être plus informé. »
Richard Millet
La confession négative, éditions Gallimard, 2009
« Islams « modéré » et « rigoriste » ne divergent pas dans leurs finalités mais se distinguent en raison des situations socialement différentes dans lesquelles ils sont placés : le premier est minoritaire et donc conciliant, le second est dominant et donc dominateur. Dans ces conditions, il est naturel que le mécréant soit enclin à suspecter la dissimulation du loup islamiste sous les traits de la brebis musulmane. Comment pourrait-il croire que l’islam est une religion capable de tolérance quand celui-ci n’hésite pas à revendiquer pour lui, en Occident, les libertés collectives de prosélytisme et individuelle de conversion qu’il refuse aux autres religions dans les territoires qu’il contrôle ? »
Guillaume Bernard
Islam : le bon, la brute et le mécréant, Valeurs actuelles, 16 octobre 2014
« Avec le temps, la consommation et la production à la chaîne rétrécissent l’individu, au sens où ses facultés inexprimées s’atrophient et le rendent moins capable de diversité, d’originalité, d’adaptation et d’autosuffisance. Sa dépendance aux biens fabriqués et à des services de plus en plus diversifiés grandit. Sa confiance en ses capacités diminue ; devant le moindre problème, il fait appel aux experts. Il laisse la conduite des affaires publiques aux politiciens, votant tantôt pour un parti, tantôt pour l’autre, mais sans avoir l’impression d’y changer grand chose. Finalement, il en arrive à avoir si peu confiance en lui et en ses possibilités d’influer sur le cours des choses qu’il est désabusé. Le sentiment d’impuissance qui l’envahit l’empêche d’envisager même la possibilité que la situation change. Et quand on se sent ainsi, il faut taire sa conscience ; car la conscience des injustices dans le monde, des menaces à la vie, de l’inutilité même de sa vie en même temps que le sentiment d’impuissance devant les possibilités d’y changer quoi que ce soit s’avère une situation intolérable. »
Serge Mongeau
La simplicité volontaire, plus que jamais…, 1985, éditions Ecosociété, 2005
« Jusqu’où iront la mauvaise conscience et la veulerie de l’homme blanc repentant à l’égard de l’islam conquérant ? »
Olivier Bardolle
Petit traité des vertus réactionnaires, L’Éditeur, 2010
« Nos institutions ne valent plus rien : là-dessus tout le monde est d’accord. Pourtant la faute n’en est pas à elles, mais à nous. […]. Pour qu’il y ait des institutions, il faut qu’il y ait une sorte de volonté, d’instinct, d’impératif, antilibéral jusqu’à la méchanceté : une volonté de tradition, d’autorité, de responsabilité, établie sur des siècles, de solidarité enchaînée à travers des siècles, dans le passé et dans l’avenir, in infinitum. Lorsque cette volonté existe, il se fonde quelque chose comme l’imperium Romanum : ou comme la Russie, la seule puissance qui ait aujourd’hui l’espoir de quelque durée, qui puisse attendre, qui puisse encore promettre quelque chose, […] Tout l’occident n’a plus ces instincts d’où naissent les institutions, d’où naît l’avenir : rien n’est peut-être en opposition plus absolue à son « esprit moderne ». On vit pour aujourd’hui, on vit très vite, — on vit sans aucune responsabilité : c’est précisément ce que l’on appelle « liberté ». Tout ce qui fait que les institutions sont des institutions est méprisé, haï, écarté : on se croit de nouveau en danger d’esclavage dès que le mot « autorité » se fait seulement entendre. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Le libéralisme s’organise autour de la notion d’individu et autour de la notion d’humanité, en éliminant toutes les structures intermédiaires, tandis que la démocratie illibérale, qui n’est jamais que la démocratie tout court, s’organise fondamentalement autour de la notion de citoyen. »
Alain de Benoist
Pour une Europe illibérale, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« Quand les particularismes locaux s’effacent sous le rouleau compresseur de l’américanisation, il devient alors plus que crucial d’œuvrer à préserver les identités collectives. Nous devons résister aux troupes d’occupation mentale qui avancent masquées sous couvert de liberté religieuse, de droit au développement économique et de droits de l’homme. »
Thibault Mercier
Le droit des Européens à la frontière, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« La tentative de définir un intérêt national présuppose un accord sur la nature du pays dont les intérêts doivent être définis. Il nous faut d’abord savoir qui nous sommes pour savoir ce que sont nos intérêts. »
Hubert Védrine
Continuer l’Histoire, éditions Fayard, 2007
« Tout ce qui est bien, tout ce qui a fait quelque chose de bien, ou s’y efforce, est toujours une minorité. Et les gens d’une minorité se sentent toujours en exil. »
Henry de Montherlant
La possession de soi-même in Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005