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Citations sur la jeunesse

Aux jeunes gens qui, dans la nuit et le brouillard…

« Aux jeunes gens qui, dans la nuit et le brouillard, quittent la mai­son fami­liale, leur sen­ti­ment dit bien qu’il faut s’en aller très loin à la recherche du dan­ger. Ain­si peuvent appa­raître des per­son­nages qui osent à peine par­ler leur propre langue, si supé­rieure pour­tant : que ce soit celle du poète qui se com­pare lui-même à l’albatros dont les ailes puis­santes, bâties pour la tem­pête, ne sus­citent qu’importune curio­si­té dans un milieu étran­ger où le vent est tom­bé ; ou celle du guer­rier-né qui passe pour un bon à rien parce que la vie des bou­ti­quiers l’emplit de dégoût. »

Ernst Jün­ger
Le Tra­vailleur (Der Arbei­ter), 1931, trad. Julien Her­vier, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1989

De toutes les vertus, la plus importante, parce…

« De toutes les ver­tus, la plus impor­tante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est néces­saire à l’exercice des autres, de toutes les ver­tus, la plus impor­tante me paraît être le cou­rage, les cou­rages, et sur­tout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeu­nesse. Et pra­ti­quer ce cou­rage, ces cou­rages, c’est peut-être cela « L’Honneur de Vivre ». »

Hélie Denoix de Saint Marc
Que dire à un jeune de 20 ans, 2010

Toi seule es jeune, ô Cora ; toi seule es pure, ô Vierge…

« Toi seule es jeune, ô Cora ; toi seule es pure, ô Vierge ; toi seule es saine, ô Hygie ; toi seule es forte, ô Vic­toire. Les cités, tu les gardes, ô Pro­ma­chos ; tu as ce qu’il faut de Mars, ô Aréa ; la paix est ton but, ô Paci­fique. Légis­la­trice, source des consti­tu­tions justes ; Démo­cra­tie, toi dont le dogme fon­da­men­tal est que tout bien vient du peuple, et que, par­tout où il n’y a pas de peuple pour nour­rir et ins­pi­rer le génie, il n’y a rien, apprends-nous à extraire le dia­mant des foules impures. Pro­vi­dence de Jupi­ter, ouvrière divine, mère de toute indus­trie, pro­tec­trice du tra­vail, ô Erga­né, toi qui fais la noblesse du tra­vailleur civi­li­sé et le mets si fort au-des­sus du Scythe pares­seux ; sagesse, toi que Zeus enfan­ta après s’être replié sur lui-même, après avoir res­pi­ré pro­fon­dé­ment ; toi qui habites dans ton père, entiè­re­ment unie à son essence ; toi qui es sa com­pagne et sa conscience ; éner­gie de Zeus, étin­celle qui allumes et entre­tiens le feu chez les héros et les hommes de génie, fais de nous des spi­ri­tua­listes accomplis. »

Ernest Renan
Prière sur l’Acropole, 1865, in Sou­ve­nirs d’en­fance et de jeu­nesse, 1883

L’harmonie de cette jeune voix…

« L’har­mo­nie de cette jeune voix était un cris­tal sonore, enser­rant le vin lim­pide de la parole éter­nelle. Cet homme aux nobles pro­por­tions, aux lignes élan­cées, était en soi un monu­ment d’ac­tion de grâces dres­sé par la créa­tion dans la claire splen­deur du jar­din de Dieu, la fraî­cheur de ses lèvres exha­laient le souffle d’un prin­temps reli­gieux, répan­du sur la Terre et les hommes. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

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