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Citations sur la culture
L’ordre public, la santé publique, sont intéressés…
« L’ordre public, la santé publique, sont intéressés à ce que les sentiments religieux s’épanouissent dans des cadres fermement établis sous une discipline et une hiérarchie. Et j’ajoute qu’en France la religion ne peut recevoir cette discipline salutaire et nécessaire que de Rome. »
Maurice Barrès
Mes Cahiers, tome 10, 1913– 1914, Plon, 1936
Je m’intéresse moins à la politique quotidienne qu’à la métapolitique…
« Je m’intéresse moins à la politique quotidienne qu’à la métapolitique. C’est-à-dire aux influences sur la sensibilité générale, le climat moral et culturel. La métapolitique est peut-être, d’ailleurs, le vrai chemin du pouvoir dans les sociétés avancées. Elle est, en tout cas, le lieu de sourdes et grandes batailles. Cette guerre est la mienne. Il faut de la guerre dans une vie. Et si la misère est de n’avoir qu’une vie, mettons‑y du moins plusieurs existences. »
Louis Pauwels
Comment devient-on ce que l’on est ?, éditions Stock, 1978
Mais quelle Europe ? C’est pourtant en réfléchissant sur l’Europe…
« Mais quelle Europe ? C’est pourtant en réfléchissant sur l’Europe que nous pourrions accéder au plus haut point de vue d’où nous serait dévoilé dans “tout ce qui se passe” un unique enjeu. Je ne parle pas de l’Europe des marchés ou de l’Europe des masses. Je parle des traditions fondamentales de l’esprit européen. Je parle du réveil de la vieille mentalité européenne, toujours présente en nous portant. Car l’homme est ceci et cela, mais d’abord du temps lié. Je parle de la vieille recréation, sous des formes nouvelles, du vieil esprit de l’Europe, prométhéen et aristocratique. Prométhéen : la volonté de puissance de l’homme sur la nature. Aristocratique : reconnaître et cultiver dans les hommes leur capacité à se distinguer les uns des autres. Vieil esprit pour lequel chiffrer n’est pas tout, et pour lequel le nombre n’est pas le chef. Vieil esprit pour lequel il y a quelque chose au-dessus du social, de l’économique, du quantitatif : la faculté délicate, les hautes énergies intimes qu’il faut pour sentir et pour célébrer la qualité. Vieil esprit immortel qui voit dans les plus profonds enracinements la condition de la plus haute élévation, dans la disparité des natures humaines la condition de l’humanité organique, dans la diversité des cultures la condition de la culture. Je dis que notre fonds est à repenser. Ressaisir le passé de l’Europe, notre héritage, et l’adapter au nouveau millénaire qui approche. Rien ne me paraît plus important que la réflexion sur ce qu’il y a de spécifique dans l’esprit européen. Il y a bien, pour moi, un unique enjeu. Recréer le monde mental européen qui s’oppose à la fois au communisme et à l’américanisme. Et en refaire le premier parce qu’il fut le primordial. »
Louis Pauwels
Comment devient-on ce que l’on est ?, éditions Stock, 1978
Les littératures étrangères nous donnent ces curiosités…
« Les littératures étrangères nous donnent ces curiosités de bouche si nécessaires à des lettrés français fatigués de la table nationale trop bien servie. Vive la France ! Elle est parfaite. Mais surtout Vive l’Europe ! Elle a pour nous ce mérite d’être un peu inédite. Elle nous réveille par des poivres et des épices nouveaux. Nos maîtres français sont des épiciers dont nous avons épuisé la boutique. »
Maurice Barrès
La querelle des nationalistes et des cosmopolites, Le Figaro, 4 juillet 1892
Tout ce récit n’est que l’instant où le problème de la vie…
« Tout ce récit n’est que l’instant où le problème de la vie se présente à moi avec une grande clarté. Puisqu’on a dit qu’il ne faut pas aimer en paroles mais en œuvres, après l’élan de l’âme, après la tendresse du cœur, le véritable amour serait d’agir.
Toi seul, ô mon maître, m’ayant fortifié dans cette agitation souvent douloureuse d’où je t’implore, tu saurais m’en entretenir le bienfait, et je te supplie que par une suprême tutelle, tu me choisisses le sentier où s’accomplira ma destinée.
Toi seul, ô maître, si tu existes quelque part, axiome, religion ou prince des hommes. »
Maurice Barrès
Le Culte du Moi. Sous l’œil des Barbares, Éd. Émile-Paul, Paris, 1910
Être maîtres chez nous…
« Nous respectons la culture des autres, car nous ne sommes pas américains, parce que nous ne sommes pas universalistes et que nous ne voulons pas imposer aux autres nos valeurs. Alors, pourquoi nous refuserait-on le droit d’être respectés dans ce qui fait notre différence ? Nous ne demandons rien d’autre que la liberté d’être maîtres chez nous, chacun étant maître chez soi. »
Lionel Rondouin
Dominique Venner. La flamme se maintient, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2023
Le futur qui s’avance ressuscite l’ethnisme et le tribalisme…
« La modernité tendait à définir le peuple comme laïos, comme masse déracinée d’individus de toutes provenances. Mais le futur qui s’avance, inexorable, ressuscite l’ethnisme et le tribalisme, à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale. Demain, le peuple sera, de nouveau, et comme toujours avant la petite parenthèse moderne, l’ethnos, c’est-à-dire une communauté à la fois culturelle et biologique. »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’AEncre, 2011/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
Il n’y aura rien eu de plus sot dans toute l’histoire…
« Il n’y aura rien eu de plus sot dans toute l’histoire que la concurrence européenne en matière politique et économique, comparée, combinée et confrontée avec l’unité et l’alliance européenne en matière scientifique. Pendant que les efforts des meilleures têtes de l’Europe constituaient un capital immense de savoir utilisable, la tradition naïve de la politique historique de convoitise et d’arrière-pensées se poursuivait, et cet esprit de Petits-Européens livrait, par une sorte de trahison, à ceux mêmes qu’on entendait dominer, les méthodes et les instruments de puissance. […] L’Europe n’aura pas eu la politique de sa pensée. »
Paul Valéry
Regards sur le monde actuel, Librairie Stock, 1931, éditions Gallimard, coll. Folio Essais, 1988
Les grands savants sont toujours d’une profonde honnêteté intellectuelle…
« Les grands savants sont toujours d’une profonde honnêteté intellectuelle. Ils suivent la réalité partout où celle-ci les mène. Ils ne cherchent jamais à lui substituer leurs propres désirs, ni à la cacher quand elle devient gênante. »
Alexis Carrel
L’homme, cet inconnu, éditions Plon, 1935
La sécession est d’abord médiatique…
« La sécession est d’abord médiatique. Elle consiste à exercer son esprit critique pour prendre du recul sur les lubies progressistes et les manipulations des médias comme des industries culturelles et de divertissement. »
Jean-Yves Le Gallou
La société de propagande. Manuel de résistance au goulag mental, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2022
L’hubris est un péril qui guette l’humanité lorsqu’elle sort des limites assignées…
« L’hubris est un péril qui guette l’humanité lorsqu’elle sort des limites assignées par les dieux d’abord, par la nature ensuite et plus tard, par la loi. On voit ainsi comment le droit est facteur d’ordre et de localisation — pour reprendre une formulation empruntée à dessein au juriste Carl Schmitt — qu’il revient à la justice de garantir. »
Aristide Leucate
Aux temps de la justice. En quête des sources pures du droit, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
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