« Jusqu’où iront la mauvaise conscience et la veulerie de l’homme blanc repentant à l’égard de l’islam conquérant ? »
Olivier Bardolle
Petit traité des vertus réactionnaires, L’Éditeur, 2010
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« Jusqu’où iront la mauvaise conscience et la veulerie de l’homme blanc repentant à l’égard de l’islam conquérant ? »
Olivier Bardolle
Petit traité des vertus réactionnaires, L’Éditeur, 2010
« Nos institutions ne valent plus rien : là-dessus tout le monde est d’accord. Pourtant la faute n’en est pas à elles, mais à nous. […]. Pour qu’il y ait des institutions, il faut qu’il y ait une sorte de volonté, d’instinct, d’impératif, antilibéral jusqu’à la méchanceté : une volonté de tradition, d’autorité, de responsabilité, établie sur des siècles, de solidarité enchaînée à travers des siècles, dans le passé et dans l’avenir, in infinitum. Lorsque cette volonté existe, il se fonde quelque chose comme l’imperium Romanum : ou comme la Russie, la seule puissance qui ait aujourd’hui l’espoir de quelque durée, qui puisse attendre, qui puisse encore promettre quelque chose, […] Tout l’occident n’a plus ces instincts d’où naissent les institutions, d’où naît l’avenir : rien n’est peut-être en opposition plus absolue à son « esprit moderne ». On vit pour aujourd’hui, on vit très vite, — on vit sans aucune responsabilité : c’est précisément ce que l’on appelle « liberté ». Tout ce qui fait que les institutions sont des institutions est méprisé, haï, écarté : on se croit de nouveau en danger d’esclavage dès que le mot « autorité » se fait seulement entendre. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Le libéralisme s’organise autour de la notion d’individu et autour de la notion d’humanité, en éliminant toutes les structures intermédiaires, tandis que la démocratie illibérale, qui n’est jamais que la démocratie tout court, s’organise fondamentalement autour de la notion de citoyen. »
Alain de Benoist
Pour une Europe illibérale, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« Quand les particularismes locaux s’effacent sous le rouleau compresseur de l’américanisation, il devient alors plus que crucial d’œuvrer à préserver les identités collectives. Nous devons résister aux troupes d’occupation mentale qui avancent masquées sous couvert de liberté religieuse, de droit au développement économique et de droits de l’homme. »
Thibault Mercier
Le droit des Européens à la frontière, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« La tentative de définir un intérêt national présuppose un accord sur la nature du pays dont les intérêts doivent être définis. Il nous faut d’abord savoir qui nous sommes pour savoir ce que sont nos intérêts. »
Hubert Védrine
Continuer l’Histoire, éditions Fayard, 2007
« Tout ce qui est bien, tout ce qui a fait quelque chose de bien, ou s’y efforce, est toujours une minorité. Et les gens d’une minorité se sentent toujours en exil. »
Henry de Montherlant
La possession de soi-même in Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005
« J’appelle corrompu un animal, une espèce, ou un individu qui a perdu ses instincts. »
Friedrich Nietzsche
L’Antéchrist, Imprécation contre le christianisme, (Der Antichrist, Fluch auf das Christentum), 1896, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 1994
« L’insoumis est en rapport intime avec la légitimité. Il se définit contre ce qu’il perçoit comme illégitime. Face à l’imposture ou au sacrilège, il est à lui-même sa propre loi par fidélité à la légitimité bafouée. Cela signifie être à soi-même sa propre norme par fidélité à une norme supérieure. S’en tenir à soi-même devant le néant. L’insoumission relève d’abord de l’esprit avant de recourir aux armes. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande […] Mais où vont les États-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les bœufs en foin. C’est cela l’homme d’aujourd’hui. […] ça m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ? Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est un certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? »
Antoine de Saint-Exupéry
Lettre au général X (juillet 1943), in Un sens à la vie, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1956
« Le moment n’est-il pas venu de conclure que ni le vide de la laïcité, ni le trop-plein de la société de marché n’offrent d’alternative crédible face à l’islam ? »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« L’inégalité est vraie de fait pour la seule raison qu’elle est vraie de droit, elle est réelle pour la seule raison qu’elle est nécessaire. Ce que l’idéologie égalitaire voudrait dépeindre comme un état de justice, serait au contraire, d’un point de vue plus élevé et à l’abri des rhétoriques humanitaires, un état d’injustice. C’est une chose qu’Aristote et Cicéron avaient déjà reconnue. Imposer l’inégalité veut dire transcender la quantité, veut dire admettre la qualité. C’est ici que se distinguent nettement les concepts d’individu et de personne. »
Julius Evola
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomini e le rovine), 1953, trad. Gérard Boulanger, éditions Pardès, 1984
« Ce n’est jamais en tant que sujets individuels qu’est reconnue aux hommes la qualité de sujets d’action, autrement dit la faculté de faire l’histoire. »
Régis Debray
Critique de la raison politique, éditions Gallimard, 1981