« Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
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« Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
« Le disparu, si l’on vénère sa mémoire, est plus précieux et plus puissant que le vivant. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
« Il n’y a pas de hasard, il y a des forces en marche ; à toi de les créer, le hasard suivra. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
« Peu à peu nous découvrons que le rire clair de celui-là nous ne l’entendrons plus jamais, nous découvrons que ce jardin-là nous est interdit pour toujours. Alors commence notre deuil véritable qui n’est point déchirant mais un peu amer.
Rien, jamais, en effet ne remplacera le compagnon perdu. On ne se crée point de vieux camarades. Rien ne vaut le trésor de tant de mauvaises heures vécues ensemble, de tant de brouilles, de réconciliations, de mouvements de cœur. On ne reconstruit point ces amitiés-là. Il est vain si l’on plante un chêne, d’espérer s’abriter bientôt sous son feuillage.
Ainsi va la vie. Nous nous sommes enrichis d’abord, nous avons planté pendant des années, mais viennent les années où le temps défait ce travail et déboise. Les camarades, un à un, nous retirent leur ombre. Et à nos deuils se mêle désormais le regret secret de vieillir. »
Antoine de Saint-Exupéry
Terre des hommes, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1939, coll. Folio, 2024
« Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture. »
Ernst Jünger
Soixante-dix s’efface II (Siebzig verweht II), journal 1971 – 1980, trad. Henri Plard, éditions Gallimard, 1985
« Ne pas se laisser ébranler, sourire jusqu’au bout, et quand le sourire ne serait qu’un masque devant soi-même : cela n’est pas rien. L’homme ne peut pas faire plus que de mourir en se dépassant. Et même les dieux Immortels en sont jaloux malgré eux. »
Ernst Jünger
La guerre comme expérience intérieure (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. François Poncet, Christian Bourgois éditeur, 1997
« Le courage est toujours quelque chose de saint, un jugement divin entre deux idées. Défendre notre cause de plus en plus vigoureusement est conforme à la nature humaine. Notre suprême raison d’être est donc de lutter ; on ne possède vraiment que ce qu’on acquiert en combattant. »
Ernst Jünger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. Jean Dahel, éditions Albin Michel, 1934
« À supposer même que le néant triomphe, dans la pire de ses formes, une différence subsiste alors, aussi radicale que celle du jour et de la nuit. D’un côté, le chemin s’élève vers des royaumes, le sacrifice de la vie, ou le destin du combattant qui succombe sans lâcher ses armes ; de l’autre, il descend vers les bas-fonds des camps d’esclavage et des abattoirs où les primitifs concluent avec la technique une alliance meurtrière ; où l’on n’est plus un destin, mais rien qu’un numéro de plus. Or, avoir son destin propre, ou se laisser traiter comme un numéro : tel est le dilemme que chacun, certes, doit résoudre de nos jours, mais est seul à pouvoir trancher. »
Ernst Jünger
Traité du rebelle ou le recours aux forêts (Der Waldgang), 1951, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995
« La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. »
Alexis Carrel
L’homme, cet inconnu, éditions Plon, 1935
« Il regardait ses pieds qui pas à pas le rapprochaient de sa maison. En Russie aussi il regardait ses pieds en marchant dans la steppe ; aussi en Albanie, en Pologne, en Allemagne. Même les pas qui l’avaient éloigné étaient des pas pour revenir. De temps à autre il levait les yeux pour regarder la route qu’il lui restait à faire : les petites lignes droites lui semblaient très longues et les montagnes encore bien loin. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« Pourtant la fonction des yeux n’est pas de voir mais de pleurer ; et pour voir réellement il nous faut les fermer. »
Emil Cioran
Précis de décomposition, 1949, éditions Gallimard, 1966
« Le romantisme s’oppose, avec l’énergie mélancolique du désespoir, à l’esprit quantificateur de l’univers bourgeois, à la réification marchande, à la platitude utilitariste et, surtout, au désenchantement du monde. »
Michael Löwy
préface à Romantisme et critique de la civilisation (Walter Benjamin), éditions Payot, 2010