Le faux dogme de l’égalité…

« Le faux dogme de l’égalité, flat­teur aux faibles, abou­tit en réa­li­té à la licence infi­nie des puissants. »

Ber­trand de Jouvenel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir…

« Désor­mais il n’y avait plus de limites au pou­voir et tout deve­nait per­mis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connais­sons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les tota­li­ta­rismes ; elle cau­tionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus pro­fon­dé­ment, elle entraîne une crise morale tant le fos­sé se creuse entre la socié­té légale et le pays. »

Louis Alphonse de Bourbon
Dis­cours sui­vant la Messe célé­brée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Cha­pelle Expia­toire, 20 jan­vier 2019

La démocratie dégénérant en oligarchie…

« La démo­cra­tie dégé­né­rant en oli­gar­chie, l’idéologie domi­nante éri­gée en pen­sée magique, nous nous trou­vons là en pré­sence de deux graves dérives qui sont direc­te­ment res­pon­sables de la para­ly­sie dont notre socié­té semble atteinte. Arri­vée au terme de son cycle his­to­rique, la gauche peut se tar­guer d’avoir fait dépé­rir le politique. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Europe, Édi­tions Cité liber­té, 2006

L’idée d’une démocratie terminale…

« C’est ain­si que s’est impo­sé en quelques décen­nies l’idée d’une démo­cra­tie ter­mi­nale, fon­dée sur les réac­tions à chaud d’opi­nions son­da­gières et l’exhibition per­ma­nente des stig­mates du Bien” qui doit se pro­pa­ger coûte que coûte à tous les aspects, y com­pris les plus intimes, de la vie humaine. Nous sen­tons qu’il y a quelque chose de tota­li­taire là-dedans mais cha­cun s’y résigne et la pro­pa­ga­tion Illu­mi­niste du Bien” est désor­mais consi­dé­rée comme un moindre mal. »

Oli­vier Bardolle
Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires, L’Éditeur, 2010

Les élites décadentes, coupées de leur vraie mission…

« Les élites déca­dentes, cou­pées de leur vraie mis­sion de ser­vir Dieu, la famille, la patrie, ont l’argent comme pré­oc­cu­pa­tion pre­mière. Les valeurs dont elles se gar­ga­risent sont sur­tout des valeurs finan­cières. L’esprit de Juda qui, dans l’Évangile, est payé pour avoir tra­hi le Christ n’est jamais loin. »

Ivan Blot
La tra­hi­son des élites, sixième opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 février 2016

Le dissident fait toujours sécession…

« Le dis­si­dent fait tou­jours séces­sion à l’intérieur du Sys­tème. Il ne le quitte pas, il ne l’attaque pas de l’extérieur, il le saborde. Un pied dedans, un pied dehors. Les uni­vers paral­lèles n’ont pas de contact avec le monde offi­ciel, de même que le monde offi­ciel n’a pas de contact avec les marges. Il faut être mul­ti­di­men­sion­nel. Seule manière d’échapper à l’alternative empoi­son­née qu’on nous tend. »

Fran­çois Bousquet
Cou­rage ! manuel de gué­rilla cultu­relle, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

L’argent est maître sans limitation ni mesure…

« Pour la pre­mière fois dans l’his­toire du monde l’argent est maître sans limi­ta­tion ni mesure. Pour la pre­mière fois dans l’his­toire du monde l’argent est seul en face de l’es­prit. (Et même il est seul en face des autres matières.)
Pour la pre­mière fois dans l’his­toire du monde l’argent est seul devant Dieu. »

Charles Péguy
Note conjointe sur M. Des­cartes et la phi­lo­so­phie car­té­sienne, 1914, in Œuvres com­plètes, Tome IX : Œuvres post­humes, édi­tions de la Nou­velle Revue Fran­çaise, 1924

La novlangue – la distorsion du sens des mots…

« La nov­langue – la dis­tor­sion du sens des mots pour chan­ger la nature de ce qu’ils dési­gnent – carac­té­rise l’ordre post-démo­cra­tique euro­péen. Elle est la langue des domi­nants qui vou­draient bien qu’elle devienne aus­si celle des sujets du Sys­tème afin qu’ils s’y soumettent. »

Jean-Yves Le Gal­lou (dir.)
Nou­veau dic­tion­naire de nov­langue, La nov­langue revi­si­tée (avant-pro­pos), Polé­mia édi­teur, 2013

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