Thème
Citations politiques
La civilisation moderne ne doit pas être considérée…
« La civilisation moderne ne doit pas être considérée comme une civilisation » active », mais comme une civilisation d’agités et de névropathes. Comme compensation du « travail » et de l’usure d’une vie qui s’abrutit dans une agitation et une production vaines, l’homme moderne, en effet, ne connaît pas l’otium classique, le recueillement, le silence, l’état de calme et de pause qui permettent de revenir à soi-même et de se retrouver. Non : il ne connaît que la « distraction » (au sens littéral, distraction signifie « dispersion ») ; il cherche des sensations, de nouvelles tensions, de nouveaux excitants, comme autant de stupéfiants psychiques. Tout, pourvu qu’il échappe à lui-même, tout, pourvu qu’il ne se retrouve pas seul avec lui-même, isolé du vacarme du monde extérieur et de la promiscuité avec son « prochain ». D’où radio, télévision, cinéma, croisières organisées, frénésie de meetings sportifs ou politiques dans un régime de masse, besoin d’écouter, chasse au fait nouveau et sensationnel, « supporters » en tout genre et ainsi de suite. Chaque expédient semble avoir été diaboliquement disposé pour que toute vie intérieure soit détruite, pour que toute défense interne de la personnalité soit interdite dès le départ, pour que, tel un être artificiellement galvanisé, l’individu se laisse porter par le courant collectif, lequel, évidemment, selon le fameux « sens de l’histoire », avance vers un progrès illimité. »
Julius Evola
L’arc et la massue, Chapitre V, « L’affaiblissement des mots », 1968
Nouvelle internationale, comme tant d’autres libérés…
« Nouvelle internationale, comme tant d’autres libérés par la guerre, ces nouveaux riches se risquèrent, puis pullulèrent, se répandirent partout avec cette indiscrétion, ces petites fureurs, ce prosélytisme froufroutant qu’on leur connaît. Ayant grandi dans les catacombes, ils s’épanouirent vers 1920, comme une société secrète s’emparant du pouvoir et heureuse de faire des statuts ésotériques de l’ordre la constitution même de la république. […] C’est alors que les modes, les salons, les cafés, l’art, furent envahis d’une gent amère, insidieuse, ayant du goût à en périr et rien que cela, impulsive, névrosée, subtile, puérile et empoisonnée. »
Paul Morand
Journal inutile, 1974, cité par Christopher Gérard, in Quolibets, L’Age d’Homme, 2013
L’honneur d’un peuple appartient aux morts…
Pour la puissance mondiale, tout aussi intégriste…
« Pour la puissance mondiale, tout aussi intégriste que l’orthodoxie religieuse, toutes les formes différentes et singulières sont des hérésies. À ce titre, elles sont vouées soit à rentrer de gré ou de force dans l’ordre mondial, soit à disparaître. […] L’objectif est de réduire toute zone réfractaire, de coloniser et de domestiquer tous les espaces sauvages, que ce soit dans l’espace géographique ou dans l’univers mental. »
Jean Baudrillard
Power Inferno, éditions Galilée, 2002
On peut commencer la guerre quand on le souhaite…
« On peut commencer la guerre quand on le souhaite, mais on ne la finit pas de même. »
Nicolas Machiavel
Le Prince (Il Principe), 1532, trad. Yves Lévy, éditions Garnier-Flammarion, 1980
La langue, l’histoire, l’art et la philosophie…
La guerre est la politique originelle de tout ce qui vit…
« La guerre est la politique originelle de tout ce qui vit, et ceci jusqu’au point que la lutte et la vie sont, dans leur profondeur, une seule et même chose, et qu’avec la volonté de lutte, c’est aussi l’être qui s’éteint. »
Oswald Spengler
Écrits historiques et philosophiques. Pensées, éditions Copernic, 1980
Les patries sont toujours défendues par les gueux…
Ce qu’on appelle un gouvernement, c’est un concert de pouvoirs…
« Ce qu’on appelle un gouvernement, c’est un concert de pouvoirs qui chacun, dans un office distinct, travaillent ensemble à une œuvre finale et totale. Que le gouvernement fasse cette œuvre, voilà tout son mérite ; une machine ne vaut que par son effet. Ce qui importe n’est pas qu’elle soit bien dessinée sur le papier, mais qu’elle fonctionne bien sur le terrain. En vain les constructeurs allégueraient la beauté de leur plan et l’enchaînement de leurs théorèmes : on ne leur a demandé ni plans ni théorèmes, mais un outil. »
Hippolyte Taine
Les origines de la France contemporaine, 1870 – 1893
Avec la globalisation, la Terre ne s’unifie pas n’importe comment…
« Avec la globalisation, la Terre ne s’unifie pas n’importe comment. Elle s’unifie tendanciellement sous la forme d’un marché, c’est-à-dire sous l’unique horizon de la logique de la marchandise et la recherche d’une hausse permanente des profits. Cet avènement d’un marché mondial s’accompagne d’une transformation des mentalités. L’intériorisation du modèle du marché consacre, dans les esprits comme dans les comportements, le primat des valeurs marchandes. La plupart des domaines qui, auparavant, échappaient encore dans une certaine mesure à la logique du capital (culture, sport, éducation, etc.), y sont aujourd’hui pleinement intégrés.
[…] Quels sont les effets de la globalisation ?
Le plus évident tient dans l’extension et la concrétisation de ce que j’appellerai l’idéologie du Même : homogénéisation planétaire, uniformisation des comportements, disparition des modes de vie différenciés, généralisation d’un modèle de « développement », etc. »
Alain de Benoist
Conférence prononcée à Anvers le 11 novembre 2003, cité par Éric Branca in 3 000 ans d’idées politiques, Chronique éditions, 2014
J’ai écrit pour les générations nouvelles. Pour reconstruire…
« J’ai écrit pour les générations nouvelles. Pour reconstruire. La France est entrée en dormition, mais elle n’est pas morte. […] Quand on erre dans une maison qui s’effondre, il faut chercher les murs porteurs. »
Philippe de Villiers
Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, Albin Michel, 2015
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