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Pourquoi la civilisation européenne se renie-t-elle…

« Pour­quoi la civi­li­sa­tion euro­péenne, qui est le lieu par excel­lence de la haute culture, de l’évolution et de la beau­té, se renie-t-elle à ce point, craint de faire état de volon­té de puis­sance et fait mani­fes­te­ment tout pour se sui­ci­der ? C’est un nihi­lisme pro­fond qui est à l’œuvre ; un nihi­lisme enten­du comme une mala­die de l’esprit que les civi­li­sa­tions fati­guées, et trop cou­pées du natu­rel, attrapent. […] En termes de réponse et pour résu­mer briè­ve­ment, je crois qu’il faut se débar­ras­ser de la mora­line qui est son symp­tôme puru­lent, reve­nir au droit natu­rel, assai­nir nos modes de vie, et trou­ver de nou­veaux défis civi­li­sa­tion­nels exigeants. »

Julien Roche­dy
Entre­tien à Valeurs Actuelles, 19 décembre 2019

À propos de l'auteur

Julien Rochedy, né le 10 mars 1988 à Guilherand-Granges (Ardèche) est un écrivain et une personnalité politique française. Il fut directeur des jeunes du Front National de 2011 à 2014, à la suite de quoi il démissionna de toutes ses fonctions au FN. Il écrit son premier livre à l'âge de 20 ans (Le Marteau), un roman à 22 ans (Mourir à petit peu), puis un troisième petit essai (L'Union Européenne contre l'Europe) dans le cadre des élections européennes de 2014. Durant la saison 2016-2017, il anime sur TV Libertés l'émission "Sécession" dans laquelle, avec Christopher Lannes, il essaie de définir notamment l'identité de la droite. Il crée en 2018 l’École Major, un think-tank et école de formation destinés à lutter contre la crise anthropologique à l'œuvre en Occident, et plus particulièrement pour lutter contre l'hostilité féministe à l'égard de la masculinité traditionnelle et européenne. Poursuivant et élargissant désormais ce travail depuis ses propres réseaux, il publie notamment, en mai 2020, un essai sur Friederich Nietzsche : Nietzsche l'actuel suivi de Nietzsche et l'Europe.
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Pour ma part, je loue donc aussi Agésilas…

« Pour ma part, je loue donc aus­si Agé­si­las d’avoir, pour gar­der l’agrément des Grecs, dédai­gné l’hospitalité du Roi. Et j’admire aus­si qu’il ait pen­sé que ce n’était pas, entre eux deux, celui qui avait le plus de richesses et gou­ver­nait le plus de monde qui devait s’enorgueillir le plus, mais celui qui était le meilleur com­man­dant aux meilleurs. »

Xéno­phon
Agé­si­las, trad. Michel Case­vitz, édi­tions Les Belles Lettres, 2008

L’admiration de l’excellence humaine relève d’un éthos aristocratique…

« L’ad­mi­ra­tion de l’ex­cel­lence humaine relève d’un éthos aris­to­cra­tique. Il est peut-être un peu excen­trique de par­ler d’a­ris­to­cra­tie à notre époque, mais il convient de tenir compte de cette véri­té para­doxale : l’éga­li­té est elle-même un idéal aris­to­cra­tique. C’est l’i­déal de l’a­mi­tié entre ceux qui se tiennent à dis­tance de la masse et se recon­naissent entre eux comme des pairs. Cela peut concer­ner des pro­fes­sion­nels spé­cia­li­sés ou des tra­vailleurs sur un chan­tier. En revanche, l’i­déal bour­geois ne repose pas sur un prin­cipe d’éga­li­té, mais sur un prin­cipe d’é­qui­va­lence – sur l’i­dée d’une inter­chan­gea­bi­li­té qui efface les dif­fé­rences de rang. »

Mat­thew Crawford
Eloge du car­bu­ra­teur. Essai sur le sens et la valeur du tra­vail, édi­tions La décou­verte, 2016

La racine, puisque c’est bien d’elle dont il est question…

« La racine, puisque c’est bien d’elle dont il est ques­tion, est la même d’éthos (cou­tume) et èthos (demeure). Pas d’éthique que ne s’enracine dans une mai­son. Chez Homère, le plu­riel ta èthéa désigne les lieux où habitent trou­peaux et ber­gers, leur séjour – le mot s’apparente donc à ho nomos, ori­gi­nel­le­ment la pâture, le pâtu­rage – et au sin­gu­lier, chez Hésiode et Héro­dote, l’habi­ta­tion des hommes, la sûre­té de la place où l’on est. »

Rémi Sou­lié
Raci­na­tion, édi­tions Pierre Guillaume de Roux, 2018

Hommes, femmes, dieux ou déesses…

« Hommes, femmes, dieux ou déesses, chefs de clan, repré­sen­ta­tion de la Grande Mère, gar­diens des seuils, des morts ou des vivants, œuvres d’art ou de culte, les hypo­thèses ne manquent pas sans qu’il ait été pos­sible, à ce jour, d’en mettre une en exergue qui inva­li­de­rait ou amoin­dri­rait la valeur des autres. Quoi qu’il en soit, les sta­tues-men­hirs sont œuvres de mon pro­fond peuple pri­mi­tif, signes à nous envoyés par-delà les temps, pré­sences muettes gra­vées dans la pierre immuable qui dési­gnent au moins la per­ma­nence d’un long peu­ple­ment. Fichées en terre, enra­ci­nées, elles bornent notre mémoire com­mune, blocs rocheux semés qui balisent un che­min de cam­pagne dont nous avons per­du le sens mais dont nous conser­vons la pré­sence éclatée. »

Rémi Sou­lié
Raci­na­tion, édi­tions Pierre Guillaume de Roux, 2018

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