« […] les vampires politiques ne vieillissent pas. À chaque victime, ils rajeunissent. On ne s’en débarrasse qu’en les abattant. »
Jean Raspail
Sire, Éditions de Fallois, 1991
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« […] les vampires politiques ne vieillissent pas. À chaque victime, ils rajeunissent. On ne s’en débarrasse qu’en les abattant. »
Jean Raspail
Sire, Éditions de Fallois, 1991
« Le vrai guerrier, qu’il s’agisse de batailles militaires, culturelles, métapolitiques, politiques et électorales, économiques, etc…, ne doit jamais être un sanguin, un excité, mais un attaquant réfléchi, qui garde, vissé au cœur, ses convictions et son but final. »
Guillaume Faye
Avant-guerre : chronique d’un cataclysme annoncé, éditions de l’Æncre, 2003
« Le vrai pouvoir se situe dans l’influence que l’on peut avoir sur les autres. Pouvoir influencer des décisions, des opinions, des modes et des mouvements, là réside la véritable puissance. »
Julien Rochedy
Entretien à Valeurs Actuelles, 19 décembre 2019
« Je lisais il y a quelques temps le récit que Jean Guéhenno a fait de sa jeunesse. On s’y débat dans le social le plus noir. Son père était cordonnier. Il en a fait un damné de la terre. Le mien aussi était cordonnier, et à la même époque, notre maison était la maison de la joie, mais il faut dire que le “social” n’y avait pas mis les pieds. On y faisait très attention : s’il essayait, on le foutait à la porte. »
Jean Giono
Les terrasses de l’île d’Elbe, 1976, éditions Gallimard, coll. L’Imaginaire, 2017
« De même que j’étais antisoviétique et pro-russe, je suis anti-UE et pro-européen. L’UE est cette antiphrase orwellienne qui brouille ce qu’elle prétend pacifier et qui divise ce qu’elle veut unir. Cette construction-là est morte, ce n’est plus qu’un navire fantôme qui court sur son erre. »
Slobodan Despot
Entretien accordé à la revue Rébellion, nº 55, juillet-août 2012
« Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite. Non seulement nous ne l’avons pas pillée mais c’est nous qui avons libéré les Africains de la traite. Et nous sommes donc autorisés à dire “non”. Il faut savoir dire “non”. Mais pour dire “non”, il faut avoir du courage et puisque j’ai commencé en citant la catastrophe que fut la période chiraquienne avec la loi mémorielle Taubira, je vais terminer par une autre phrase de Jacques Chirac qui va permettre de rétablir l’équilibre.
Pour dire non, il faut avoir du courage. Et pour avoir du courage, il faut connaître cette phrase de Jacques Chirac : “Il y a une chose qu’il est impossible de greffer, et cela par manque de donneurs : les couilles !” »
Bernard Lugan
Refuser la repentance coloniale, allocution au cinquième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 7 avril 2018
« Les Africains doivent se décoloniser mentalement pour revenir à la culture du chef en laissant celle du consensus mou aux donneurs de leçons européens. Le salut de l’Afrique en dépend. Tout le reste n’est que balivernes européocentrées. »
Bernard Lugan
Le Covid-19, une chance pour l’Afrique ?, L’Afrique Réelle, 18 mars 2020
« Je leur dis : pourquoi voulez-vous exercer un gouvernement des esprits. Et comme tous les autres pourquoi voulez-vous exercer un gouvernement temporel des esprits. Pourquoi voulez-vous avoir une politique, et l’imposer. Pourquoi voulez-vous avoir une métaphysique, et l’imposer. Pourquoi voulez-vous avoir un système quelconque, et l’imposer.
Vous êtes faits pour apprendre à lire, à écrire et à compter. Apprenez-leur donc à lire, à écrire et à compter. Ce n’est pas seulement très utile. Ce n’est pas seulement très honorable. C’est la base de tout. Il sait ses quatre règles, disait-on de quelqu’un quand j’étais petit. Qu’ils nous apprennent donc nos quatre règles. Je ne veux pas jouer sur les mots, mais sans parler d’écrire ce serait déjà un grand progrès, (puisque nous sommes dans un système du progrès), que d’avoir, que d’être un peuple qui saurait lire et qui saurait compter. »
Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« C’est l’un des grands paradoxes de notre époque : le monde politique se voit accusé d’avoir confisqué la souveraineté du peuple à son profit, alors, et c’est beaucoup plus lourd de conséquences, qu’il a renoncé à l’exercer au profit de pouvoirs anonymes tels que les marchés financiers, les autorités indépendantes, les juridictions, les experts, les bureaucrates de toutes sortes auxquels personne ne peut demander de comptes.
C’est un phénomène sans précédent qui touche toutes les démocraties occidentales quelles que soient leurs institutions, une entreprise de déconstruction inédite : la dépolitisation de la société et de l’économie par les nouvelles religions et les nouveaux catéchismes de l’humanité. »
Henri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, éditions Odile Jacob, 2019
« L’intelligentsia occidentale semble céder une fois encore, mais avec une intensité peut-être jamais atteinte, à l’illusion que l’homme aurait changé au point que l’Histoire ne pourrait plus être tragique, et qu’il y n’y aurait plus lieu dès lors de s’imposer l’angoisse du choix, ni de se préoccuper d’autres choses que de rechercher sa propre satisfaction.
Le temps du tragique passé, voici celui de la jouissance sans entrave, de la jouissance comme seule et unique réponse à toute question existentielle. Mais jouissance égoïste qui n’est à la portée que du petit nombre qui a les moyens de s’extraire de la dureté de la vie. La frustration des autres, du plus grand nombre, montrera peut-être demain que le tragique n’appartient pas du tout à un passé révolu. »
Henri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, éditions Odile Jacob, 2019
« Au croisement entre l’immanence du marché qui dissout l’humanité de l’Homme dans la marchandisation et du dévoiement d’un universalisme qui veut à tout prix faire rentrer le monde dans l’idée pure de la concurrence, la mondialisation s’impose à la fois comme le retour de la fatalité et comme une religion révélée. »
Henri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, éditions Odile Jacob, 2019
« Le mur de Berlin tombe. Le règne du matérialisme global commence. L’Histoire est finie, annonce un penseur. Le Commerce est grand, tout dirigeant politique sera son prophète, le globe son souk. L’humanité se connecte. Huit milliards d’êtres humains reçoivent le même signal. Le Moldovalaque et le Berrichon peuvent désirer et acquérir la même chose. Le digital parachève l’uniformisation. »
Sylvain Tesson
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entretien au Figaro, par Vincent Tremolet de Villers, 20 mars 2020