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Le vrai guerrier ne doit jamais être un sanguin…

« Le vrai guer­rier, qu’il s’agisse de batailles mili­taires, cultu­relles, méta­po­li­tiques, poli­tiques et élec­to­rales, éco­no­miques, etc…, ne doit jamais être un san­guin, un exci­té, mais un atta­quant réflé­chi, qui garde, vis­sé au cœur, ses convic­tions et son but final. »

Guillaume Faye
Avant-guerre : chro­nique d’un cata­clysme annon­cé, édi­tions de l’Æncre, 2003

Notre maison était la maison de la joie…

« Je lisais il y a quelques temps le récit que Jean Gué­hen­no a fait de sa jeu­nesse. On s’y débat dans le social le plus noir. Son père était cor­don­nier. Il en a fait un dam­né de la terre. Le mien aus­si était cor­don­nier, et à la même époque, notre mai­son était la mai­son de la joie, mais il faut dire que le social” n’y avait pas mis les pieds. On y fai­sait très atten­tion : s’il essayait, on le fou­tait à la porte. »

Jean Gio­no
Les ter­rasses de l’île d’Elbe, 1976, édi­tions Gal­li­mard, coll. L’I­ma­gi­naire, 2017

De même que j’étais antisoviétique et pro-russe, je suis anti-UE…

« De même que j’étais anti­so­vié­tique et pro-russe, je suis anti-UE et pro-euro­péen. L’UE est cette anti­phrase orwel­lienne qui brouille ce qu’elle pré­tend paci­fier et qui divise ce qu’elle veut unir. Cette construc­tion-là est morte, ce n’est plus qu’un navire fan­tôme qui court sur son erre. »

Slo­bo­dan Despot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite…

« Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite. Non seule­ment nous ne l’avons pas pillée mais c’est nous qui avons libé­ré les Afri­cains de la traite. Et nous sommes donc auto­ri­sés à dire non”. Il faut savoir dire non”. Mais pour dire non”, il faut avoir du cou­rage et puisque j’ai com­men­cé en citant la catas­trophe que fut la période chi­ra­quienne avec la loi mémo­rielle Tau­bi­ra, je vais ter­mi­ner par une autre phrase de Jacques Chi­rac qui va per­mettre de réta­blir l’équilibre.
Pour dire non, il faut avoir du cou­rage. Et pour avoir du cou­rage, il faut connaître cette phrase de Jacques Chi­rac : Il y a une chose qu’il est impos­sible de gref­fer, et cela par manque de don­neurs : les couilles !” »

Ber­nard Lugan
Refu­ser la repen­tance colo­niale, allo­cu­tion au cin­quième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 7 avril 2018

Vous êtes faits pour apprendre à lire…

« Je leur dis : pour­quoi vou­lez-vous exer­cer un gou­ver­ne­ment des esprits. Et comme tous les autres pour­quoi vou­lez-vous exer­cer un gou­ver­ne­ment tem­po­rel des esprits. Pour­quoi vou­lez-vous avoir une poli­tique, et l’im­po­ser. Pour­quoi vou­lez-vous avoir une méta­phy­sique, et l’im­po­ser. Pour­quoi vou­lez-vous avoir un sys­tème quel­conque, et l’imposer.
Vous êtes faits pour apprendre à lire, à écrire et à comp­ter. Appre­nez-leur donc à lire, à écrire et à comp­ter. Ce n’est pas seule­ment très utile. Ce n’est pas seule­ment très hono­rable. C’est la base de tout. Il sait ses quatre règles, disait-on de quel­qu’un quand j’é­tais petit. Qu’ils nous apprennent donc nos quatre règles. Je ne veux pas jouer sur les mots, mais sans par­ler d’é­crire ce serait déjà un grand pro­grès, (puisque nous sommes dans un sys­tème du pro­grès), que d’a­voir, que d’être un peuple qui sau­rait lire et qui sau­rait compter. »

Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quin­zaine, 1913, Édi­tions des Équa­teurs, coll. Paral­lèles, 2008

C’est l’un des grands paradoxes de notre époque…

« C’est l’un des grands para­doxes de notre époque : le monde poli­tique se voit accu­sé d’a­voir confis­qué la sou­ve­rai­ne­té du peuple à son pro­fit, alors, et c’est beau­coup plus lourd de consé­quences, qu’il a renon­cé à l’exer­cer au pro­fit de pou­voirs ano­nymes tels que les mar­chés finan­ciers, les auto­ri­tés indé­pen­dantes, les juri­dic­tions, les experts, les bureau­crates de toutes sortes aux­quels per­sonne ne peut deman­der de comptes.
C’est un phé­no­mène sans pré­cé­dent qui touche toutes les démo­cra­ties occi­den­tales quelles que soient leurs ins­ti­tu­tions, une entre­prise de décons­truc­tion inédite : la dépo­li­ti­sa­tion de la socié­té et de l’é­co­no­mie par les nou­velles reli­gions et les nou­veaux caté­chismes de l’humanité. »

Hen­ri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, édi­tions Odile Jacob, 2019

L’intelligentsia occidentale semble céder…

« L’in­tel­li­gent­sia occi­den­tale semble céder une fois encore, mais avec une inten­si­té peut-être jamais atteinte, à l’illu­sion que l’homme aurait chan­gé au point que l’His­toire ne pour­rait plus être tra­gique, et qu’il y n’y aurait plus lieu dès lors de s’im­po­ser l’an­goisse du choix, ni de se pré­oc­cu­per d’autres choses que de recher­cher sa propre satisfaction.
Le temps du tra­gique pas­sé, voi­ci celui de la jouis­sance sans entrave, de la jouis­sance comme seule et unique réponse à toute ques­tion exis­ten­tielle. Mais jouis­sance égoïste qui n’est à la por­tée que du petit nombre qui a les moyens de s’ex­traire de la dure­té de la vie. La frus­tra­tion des autres, du plus grand nombre, mon­tre­ra peut-être demain que le tra­gique n’ap­par­tient pas du tout à un pas­sé révolu. »

Hen­ri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, édi­tions Odile Jacob, 2019

Au croisement entre l’immanence du marché…

« Au croi­se­ment entre l’im­ma­nence du mar­ché qui dis­sout l’hu­ma­ni­té de l’Homme dans la mar­chan­di­sa­tion et du dévoie­ment d’un uni­ver­sa­lisme qui veut à tout prix faire ren­trer le monde dans l’i­dée pure de la concur­rence, la mon­dia­li­sa­tion s’im­pose à la fois comme le retour de la fata­li­té et comme une reli­gion révélée. »

Hen­ri Guaino
Ils veulent tuer l’occident, édi­tions Odile Jacob, 2019

Le mur de Berlin tombe. Le règne du matérialisme global commence…

« Le mur de Ber­lin tombe. Le règne du maté­ria­lisme glo­bal com­mence. L’Histoire est finie, annonce un pen­seur. Le Com­merce est grand, tout diri­geant poli­tique sera son pro­phète, le globe son souk. L’humanité se connecte. Huit mil­liards d’êtres humains reçoivent le même signal. Le Mol­do­va­laque et le Ber­ri­chon peuvent dési­rer et acqué­rir la même chose. Le digi­tal par­achève l’uniformisation. »

Syl­vain Tesson
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

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