« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
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« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« Les textes “sacrés” de l’islam sont […] la démonstration de préoccupations le plus souvent bassement matérielles. Comment se partager le butin résultant des attaques de caravanes […], comment partager l’héritage entre filles et garçons, quelles tortures fait-on subir au voleur (amputation main ou pied…) à l’apostat, à l’homosexuel, à la femme adultère (la taille des cailloux pour la lapidation est même précisée), les prescriptions tatillonnes de pureté rituelle (notamment après les besoins naturels, les relations sexuelles, les menstrues etc.). »
Alain de Peretti
L’islam sans voile, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2021
« Rendons-nous à l’évidence : les choses ne changeront pas de sitôt. Les citoyens européens, de plus en plus abrutis par les médias, l’endoctrinement scolaire, l’inculture généralisée et le matérialisme gangrénant l’ensemble de nos interactions sociales, ne seront capables d’un soubresaut de fierté et de solidarité que quand il sera très, peut-être même trop tard. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Le problème n’est donc plus de savoir si la civilisation planétaire érigée par la modernité égalitaire va s’effondrer, mais quand. Nous sommes donc en situation d’état d’urgence (l’Ernstfall dont parlait Carl Schmitt en expliquant que l’égalitarisme libéral n’avait jamais compris ni intégré cette notion capitale, puisqu’il pense le monde de manière providentielle et miraculeuse, dominé par la ligne ascendante du progrès-développement). La modernité et l’égalitarisme n’ont jamais envisagé leur fin, jamais reconnu leurs erreurs, jamais su que les civilisations étaient mortelles. Pour la première fois, il y a une certitude : un ordre global de civilisation est menacé d’effondrement parce que fondé sur un paradoxal et bâtard matérialisme idéaliste. On demande une nouvelle vision du monde pour la civilisation de l’après-catastrophe. »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 1998 et 2011, éditions L’Æncre/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« Il est certain que chez la plupart de nos contemporains la distinction du possédant et du non-possédant finit par tenir lieu de toutes les autres. Le possédant se voit lui-même comme un mouton guetté par le loup. Mais aux yeux du pauvre diable, le mouton devient un requin affamé qui s’apprête à gober une ablette. La gueule sanglante qui s’ouvre à l’horizon les mettra d’accord en les dévorant tous ensemble. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
« Le temple est sacré parce qu’il n’est pas à vendre. »
Ezra Pound
« Canto XCVII », in The Cantos of Ezra Pound, Faber & Faber, London 1975
« La charrue et la baïonnette sont les seuls instruments de mesure quantitatifs qualitatifs de la cité harmonieuse, barrages au règne de la quantité fiduciaire. Splendide réalisme de l’amour, et rien d’autre. »
Rémi Soulié
Racination, éditions Pierre Guillaume de Roux, 2018
« Là où le monde traditionnel connaissait des hiérarchies distinctes, fondées sur la sagesse, l’honneur, le courage militaire, etc., le monde moderne aplatit tout et se contente de compter les fortunes. En ce sens, la modernité est une régression, l’étouffement de la spiritualité par la matière. »
Guillaume Travers
Capitalisme moderne et société de marché. L’Europe sous le règne du marché, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2020
« Si, tel que nous le définissons, le capitalisme est la réduction de tout bien à l’utilité individuelle, de toute valeur à la valeur marchande, alors une critique rigoureuse du capitalisme doit s’abstraire de ces valeurs matérielles et faire appel à d’autres hiérarchies. »
Guillaume Travers
Capitalisme moderne et société de marché. L’Europe sous le règne du marché, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2020
« Une vague est morte sur nos rives matérielles. Sans bruit, sans force, car elle venait de très loin. Je l’ai prise dans le creux de ma main. Puis elle m’a échappé et il n’en restait rien. »
Jean Raspail
Pêcheur de lunes. Qui se souvient des hommes…, éditions Robert Laffont, 1990
« Ainsi la publicité vide de leur sens les mots les plus essentiels, et rend absurde le langage. Derrière elle, le marché trahit des réalités qu’il absorbe : rendre tout bien échangeable et liquide, c’est à la fin détruire ce qui ne saurait devenir l’objet d’un échange marchand. La mobilisation générale qui constitue la dynamique du marché, cette extension perpétuelle pour ne rien laisser en dehors de la marche de l’économie, c’est, au sens littéral du terme, une liquidation générale. Vendre de la “présence”, c’est seulement révéler et emmurer encore notre infinie solitude ; commercialiser l’humain, c’est de toute évidence contribuer à construire un monde inhumain. Si elle va au bout de ce renversement universel, la société la plus prospère peut aussi bien devenir celle la plus grande misère… Cette misère n’a rien d’une fatalité : elle est un choix, le produit d’une vision du monde. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
« Qui ne sait le charme des landes ?… Il n’y a peut-être que les paysages maritimes, la mer et ses grèves, qui aient un caractère aussi expressif et qui vous émeuvent davantage. Elles sont comme les lambeaux, laissés sur le sol, d’une poésie primitive et sauvage que la main et la herse de l’homme ont déchirée. Haillons sacrés qui disparaîtront au premier jour sous le souffle de l’industrialisme moderne ; car notre époque, grossièrement matérialiste et utilitaire, a pour prétention de faire disparaître toute espèce de friche et de broussailles aussi bien du globe que de l’âme humaine. »
Jules Barbey d’Aurevilly
L’Ensorcelée, 1852, éditions Gallimard, coll. Folio classique, 1977