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Citations sur l'identité

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L’identité, socle de la cité

Georges Bataille estimait que la violence de la corrida…

« Georges Bataille esti­mait que la vio­lence de la cor­ri­da, incar­née dans le jeu qu’entretient l’homme vivant avec sa propre mort et la bête qui est en lui, sym­bo­li­sait la recherche de trans­cen­dance de l’homme. Il voyait dans la tau­ro­ma­chie la sur­vi­vance d’un culte ren­du par les légion­naires romains au dieu Mithra. D’autres théo­ries existent. On sait par exemple que les Celtes avaient des jeux ritua­li­sés assez proches, de même que la fresque du palais de Cnos­sos en Crète montre un jeune homme sau­tant par des­sus un énorme tau­reau furieux. »

Gabriel Robin
« Les Tra­di­tions vivantes », inter­ven­tion à la 7ème jour­née de réin­for­ma­tion de Polé­mia, Paris, 18 octobre 2014

Saint-Exupéry disait qu’il faut des barrières aux routes…

« Saint-Exu­pé­ry disait qu’il faut des bar­rières aux routes ; il faut aus­si des bords aux pis­cines et des bandes aux billards. Cer­taines limi­ta­tions sont les condi­tions sine qua non de l’exis­tence de ce qu’elles limitent. Si je refu­sais d’être tout ce que d’autres peuvent être avec moi, je ne serais plus rien. L’in­di­vi­dua­lisme pur, à la roman­tique, est un leurre dont le propre est de séduire ceux dont l’âge men­tal est celui des adolescents. »

Vla­di­mir Volkoff
Le com­plexe de Pro­custe, édi­tions Jul­liard – L’Âge d’Homme, 1981

Le pays n’est pas un slogan : ce n’est qu’un petit…

« Le pays n’est pas un slo­gan : ce n’est qu’un petit mot modeste, mais c’est aus­si la poi­gnée de terre où leur âme s’enracine. L’État, la nation sont des concepts flous, mais ils savent ce que pays veut dire. Le pays, c’est un sen­ti­ment que la plante est capable d’éprouver. »

Ernst Jün­ger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erleb­nis), 1922, trad. Jean Dahel, édi­tions Albin Michel, 1934

Et pourquoi tant de désespérance ?…

« Et pour­quoi tant de déses­pé­rance ? C’est peut-être que, après nous avoir ban­de­rillés comme il se doit, Pro­custe a com­men­cé à nous esto­quer au défaut de notre être incar­né, là où la dif­fé­rence est non plus impor­tante mais essen­tielle. Pen­dant des siècles, il a paru évident que rien ne pou­vait être plus dif­fé­rent que l’homme et la femme. Pour les empi­ristes, le sexe, c’é­tait la dif­fé­rence cris­tal­li­sée ; pour les pla­to­ni­sants, c’é­tait l’I­dée même de la différence. »

Vla­di­mir Volkoff
Le com­plexe de Pro­custe, édi­tions Jul­liard – L’Âge d’Homme, 1981

Aux oppositions canoniques de la vie politique…

« Aux oppo­si­tions cano­niques de la vie poli­tique, plus ou moins caduques, s’ajoute l’opposition désor­mais car­di­nale entre défen­seurs du peuple cen­tral et pro­mo­teurs des peuples des marges. Entre par­ti­sans du peuple main­te­nu dans ses fon­de­ments cultu­rels et his­to­riques et adeptes d’une recom­po­si­tion du demos qui rêvent de fabri­quer un nou­veau peuple, une nou­velle socié­té régé­né­rée par l’apport d’identités eth­niques et cultu­relles mino­ri­taires. Entre les conser­va­teurs, atta­chés au réta­blis­se­ment de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire et de l’unité du sujet poli­tique à tra­vers une démo­cra­tie réfé­ren­daire, et les décons­truc­teurs, réso­lus à dis­soudre l’hégémonie sur­plom­bante de la majo­ri­té au pro­fit d’une démo­cra­tie diver­si­taire” consa­crant la pré­émi­nence des mino­ri­tés et de leurs droits sur la socié­té d’accueil. »

Patrick Buis­son
La Cause du peuple, édi­tions Per­rin, 2016

Contre la mondialisation, quintessence du non-lieu…

« Contre la mon­dia­li­sa­tion, quin­tes­sence du non-lieu, qui pousse à la déter­ri­to­ria­li­sa­tion et au déles­tage des attaches sym­bo­liques, le peuple des lais­sés-pour-compte plé­bis­cite le lieu comme pre­mière com­po­sante du lien. Le vil­lage cou­tu­mier contre le vil­lage pla­né­taire. Le vil­lage comme capi­tal social et cultu­rel pro­tec­teur à l’heure où l’É­tat ne pro­tège plus. Être, c’est habi­ter. Com­prendre que per­sonne n’échappe tota­le­ment à la marque des ori­gines, à l’imprégnation de l’enfance et à la conta­gion des paysages. »

Patrick Buis­son
La Cause du peuple, édi­tions Per­rin, 2016

J’ai dû vouloir dire que l’Irlande…

« J’ai dû vou­loir dire que l’Ir­lande, et sur­tout l’Ir­lande de l’Ouest, res­tait réfrac­taire aux modes comme si elle en connais­sait la vani­té. Elle n’é­change pas ses mœurs, sa foi, sa déter­mi­na­tion contre un sac de bille. Son iden­ti­té reste impres­sion­nante, bien qu’elle néglige plu­tôt son pas­sé, prenne peu soin des vieilles pierres et des sites célèbres. Ce dédain et assez curieux et très signi­fi­ca­tif. On croit peu aux signes exté­rieurs. Tout est dans le cœur et, si j’ose ris­quer ce gros mot, dans l’âme. »

Michel Déon
L’Herne Déon, Cahier diri­gé par Lau­rence Tacou, Édi­tions de l’Herne, 2009

Qu’est-ce qui s’était passé pour qu’un peuple…

« Qu’est-ce qui s’é­tait pas­sé pour qu’un peuple devînt un agré­gat d’in­di­vi­dus per­sua­dés de n’a­voir rien à par­ta­ger les uns avec les autres ? Le shop­ping, peut-être ? Les mar­chands avaient réus­si leur coup. Pour beau­coup d’entre nous, ache­ter des choses était deve­nu une acti­vi­té prin­ci­pale, un hori­zon, une des­ti­née. La paix, la pros­pé­ri­té, la domes­ti­ca­tion nous avaient don­né l’oc­ca­sion de nous replier sur nous-même. Nous culti­vions nos jar­dins. Cela valait sans doute mieux que d’en­grais­ser les champs de bataille. »

Syl­vain Tesson
Bere­zi­na, édi­tions Gué­rin, 2015

La Patagonie, c’est ailleurs…

« La Pata­go­nie, c’est ailleurs, c’est autre chose, c’est un coin d’âme caché, un coin de cœur inex­pri­mé. Ce peut être un rêve, un regret, un pied de nez. Ce peut être un refuge secret, une seconde patrie pour les mau­vais jours, un sou­rire, une inso­lence. Un jeu aus­si. Un refus de confor­mi­té. Sous le sceptre bri­sé de Sa Majes­té, il existe mille rai­sons de prê­ter hom­mage, et c’est ain­si qu’il y a plus de Pata­gons qu’on ne croit, et tant d’autres qui s’ignorent encore. »

Jean Ras­pail
Le Moni­teur de Port-Tou­nens, Bul­le­tin de Liai­son des Ami­tiés Pata­gones (BLAP), 1995

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