Citation

J’ai dû vouloir dire que l’Irlande…

« J’ai dû vou­loir dire que l’Ir­lande, et sur­tout l’Ir­lande de l’Ouest, res­tait réfrac­taire aux modes comme si elle en connais­sait la vani­té. Elle n’é­change pas ses mœurs, sa foi, sa déter­mi­na­tion contre un sac de bille. Son iden­ti­té reste impres­sion­nante, bien qu’elle néglige plu­tôt son pas­sé, prenne peu soin des vieilles pierres et des sites célèbres. Ce dédain et assez curieux et très signi­fi­ca­tif. On croit peu aux signes exté­rieurs. Tout est dans le cœur et, si j’ose ris­quer ce gros mot, dans l’âme. »

Michel Déon
L’Herne Déon, Cahier diri­gé par Lau­rence Tacou, Édi­tions de l’Herne, 2009

À propos de l'auteur

Michel Déon, né Édouard Michel le 4 août 1919 à Paris et mort le 28 décembre 2016 à Galway, était un écrivain et dramaturge français. Secrétaire de rédaction de l’Action française dans ses jeunes années, sa carrière littéraire le conduisit jusqu’à l’Académie française. Ses nombreux romans (Les poneys sauvages, 1970 ; Le taxi mauve, 1973 ; Un déjeuner de soleil, 1981 etc.) le rattachent au mouvement des Hussards. Installé durablement en Irlande, isolé du monde, il n’en apporta pas moins des témoignages d’engagements fermes, notamment en signant en 1999 la pétition contre la guerre en Serbie.
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Jardinier du paysage…

« Jar­di­nier du pay­sage” a‑t-on dit du pay­san. Le pay­san médié­val, sur ses par­celles infimes, a été un orfèvre. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

La France, don du ciel pour une part…

« La France, don du ciel pour une part, mais aus­si tra­vail de géné­ra­tions de pay­sans qui l’ont amou­reu­se­ment faite”, poli­cée, jardinée. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Le paysannat est l’origine nécessaire…

« Le pay­san­nat est l’origine néces­saire, l’assise irrem­pla­çable de toute socié­té. Et voi­là notre socié­té indus­trielle qui mesure son expan­sion à la rare­té de ses pay­sans, autre­ment dit à sa pro­gres­sion vers la mort. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Si les Européens finissaient par oublier ce qu’ils sont…

« Si les Euro­péens finis­saient par oublier ce qu’ils sont ou par deve­nir mino­ri­taires sur leur propre sol, il serait illu­soire de croire qu’ils pour­raient conti­nuer à y impo­ser leurs modes de vie, leurs repré­sen­ta­tions, leurs pro­blé­ma­tiques, leur être au monde. C’est ce que savent bien ceux qui veulent à la fois « abo­lir la race blanche » et « détruire l’Occident » au nom du com­bat contre le pri­vi­lège blanc. C’est leur but, conscient ou non, assu­mé ou pas. Ce qui est atta­qué, c’est bel et bien tout ce qui fonde l’être de l’Européen, sa culture et, au-delà, les fon­de­ments anthro­po­lo­giques de la pos­si­bi­li­té même d’une culture qui lui est propre. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

La soumission ne paie jamais…

« Les pro­gres­sistes blancs battent leur coulpe pour faire leur auto­cri­tique et res­ter du côté des gen­tils, des « alliés » aux mino­ri­tés, plu­tôt que de sem­bler être dans le camp des racistes. Cette ser­vi­li­té ne leur sera d’aucune aide ; la sou­mis­sion ne paie jamais et il leur sera deman­dé tou­jours plus de contri­tion. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

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