Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne

Citatio, un portail ouvert sur notre civilisation

Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Thème

Citations sur l'identité

Publicité
L’identité, socle de la cité

Il y a un peuple…

« Dans la socié­té indo-euro­péenne non alté­rée, il n’y a pas seule­ment une masse” ou seule­ment des indi­vi­dus”. Il y a un peuple, dont la per­son­na­li­té”, le génie, l’aristocratie sont les organes d’expression, de concep­tion et de repré­sen­ta­tion. Masse et indi­vi­du sont en effet des notions pure­ment syn­chro­niques”, qui ne se défi­nissent que dans l’espace social, et aux­quelles fait défaut la dimen­sion tem­po­relle, dont le peuple par­ti­cipe au contraire pleinement. »

Gior­gio Locchi
Défi­ni­tions. Les textes qui ont révo­lu­tion­né la culture non conforme, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Ago­ra, 2022

On dit que les nouveautés ont toujours suscité de ces réserves…

« On dit que les nou­veau­tés ont tou­jours sus­ci­té de ces réserves et de ces récri­mi­na­tions. On demande – impru­dem­ment à mon avis – ce que nous serions deve­nus si le pro­grès n’é­tait pas­sé outre ces timi­di­tés et avait renon­cé au che­min de fer ou à la télé­vi­sion ; on cite Gali­lée et Pas­teur, la loi iné­luc­table du deve­nir, ain­si qu’il en fut tou­jours”, etc. Je ne dis­cu­te­rai pas main­te­nant ces sophismes : je ne parle pas de ce que les choses ont chan­gé, mais de ce qu’elles ont dis­pa­ru ; de ce que la rai­son mar­chande a détruit entiè­re­ment notre monde pour s’ins­tal­ler à la place. »

Bau­douin de Bodinat
La vie sur Terre. Réflexions sur le peu d’a­ve­nir que contient le temps où nous sommes (1996), Édi­tions de l’En­cy­clo­pé­die des Nui­sances, 2008

Le passé n’a plus de présent parmi nous…

« Le pas­sé n’a plus de pré­sent par­mi nous : l’u­sur­pa­tion mar­chande ne le sup­por­tait pas vivant, habi­té avec du linge aux fenêtres, qui la contre­di­sait tou­jours : cam­pagnes enchan­tées du temps de la trac­tion ani­male, mœurs et usages curieux de ces contrées loin­taines peintes à la main, quar­tiers per­dus, rues pen­sives, pai­sibles mai­sons d’a­vant l’élec­tri­ci­té, chan­sons qu’on chante, pro­fu­sion des siècles ; qui ne sont plus et qui ne revien­dront jamais : jetés tout vivants qu’ils furent dans la chau­dière du pro­grès. »

Bau­douin de Bodinat
La vie sur Terre. Réflexions sur le peu d’a­ve­nir que contient le temps où nous sommes (1996), Édi­tions de l’En­cy­clo­pé­die des Nui­sances, 2008

Si le conte débute par la formule consacrée…

« Si le conte débute par la for­mule consa­crée il était une fois”, ce qui le place dans une tem­po­ra­li­té ima­gi­naire, il se garde bien de dire il était n’importe où” : com­ment se fait-il que nous recon­nais­sions d’emblée les pay­sages des contes comme étant nôtres ? Les héros se perdent en forêt ou sur la lande, tra­versent des fleuves et côtoient des étangs pois­son­neux, quittent leur pauvre chau­mière et par­viennent, par­fois, dans de somp­tueux palais. Autant de lieux qui, sans être jamais nom­més, nous sont fami­liers : Bro­cé­liande, la Sologne, les rives du Rhin, Chambord… »

Anne-Laure Blanc
Le conte, loin­taine mémoire et per­ma­nence vivante, 3e col­loque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017

Soyez plutôt mort que sympa…

« Réta­blis­sez les dis­tances. Appe­lez une petite fille Made­moi­selle. N’imitez pas Face­book, la BNP ou la chaîne Accor, déro­bez-vous à la civi­li­sa­tion des pré­noms. Ayez une mère, pas une maman. Ne soyez pas papa, soyez père. Ne dites pas c’est quoi ?, dites qu’est-ce que c’est ? Fuyez le lan­gage bébé. Ne faites pas comme l’administration des Impôts, n’écrivez pas Bon­jour !, dites Mon­sieur. Pra­ti­quez la concor­dance des temps. Ne venez pas comme vous êtes. Soyez plu­tôt mort que sym­pa. Posez vos cou­verts entre chaque bou­chée, au lieu de les tenir haut levés comme un hôte de talk-show tou­jours la main en l’air pour inter­rompre celui ou celle à qui il vient de don­ner la parole. Chas­sez les marques de la table de vos repas, même au petit déjeu­ner. Chas­sez-les aus­si de vos vête­ments. Vou­voyez les incon­nus. Quoi que vous entre­pre­niez, drague, trai­té théo­lo­gique, libé­ra­tion du ter­ri­toire. Mettez‑y les formes. Résis­tez, résis­tez, résis­tez. Les liqui­da­teurs vous veulent liquides, refu­sez la liqué­fac­tion. On veut vous faire dis­pa­raître, impo­sez-vous le paraître : il est la condi­tion de l’être, pour les indi­vi­dus comme pour les peuples, et plus encore pour les civi­li­sa­tions, qu’il a vu naître. »

Renaud Camus
Forum de la Dis­si­dence, 3 décembre 2022

La première chose dont on a besoin, c’est un parti…

« La pre­mière chose dont on a besoin, c’est un par­ti. […] La nos­tal­gie qu’ils [les Russes] éprouvent n’est pas pour le com­mu­nisme en soi, elle est pour l’ordre, le sens de la com­mu­nau­té, l’orgueil d’appartenir à quelque chose de vrai­ment grand. Les Russes ne sont pas et ne seront jamais comme les Amé­ri­cains. Cela ne leur suf­fit pas de mettre de l’argent de côté pour s’acheter un lave-vais­selle. Ils veulent faire par­tie de quelque chose d’unique. Ils sont prêts à se sacri­fier pour ça. Nous avons le devoir de leur res­ti­tuer une pers­pec­tive qui aille au-delà du pro­chain ver­se­ment men­suel pour la voi­ture. Ce qu’il faut, c’est l’unité. Un mou­ve­ment qui redonne de la digni­té aux gens. »

Giu­lia­no da Empoli
Le mage du Krem­lin, édi­tions Gal­li­mard, 2022

L’insécurité et le caractère frelaté de la vie intellectuelle…

« L’insécurité et le carac­tère fre­la­té de la vie intel­lec­tuelle de cette époque qui, à bien des égards, fai­sait pour­tant montre ailleurs d’énergie et de gran­deur, s’expliquent aujourd’hui à nos yeux comme un symp­tôme de l’épouvante qui sai­sit l’esprit lorsque, au terme d’une ère de triomphe et de pros­pé­ri­té appa­rents, il se trou­va sou­dain en face du néant, d’une grande détresse maté­rielle, d’une période d’orages poli­tiques et de guerres, en proie du jour au len­de­main à la défiance de soi, dou­tant de sa force et de sa digni­té, voire de son existence. »

Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

Nous voyons dans la musique classique l’essence et la somme de notre culture…

« Nous voyons dans la musique clas­sique l’essence et la somme de notre culture, car elle est son geste et sa mani­fes­ta­tion la plus évi­dente et la plus révé­la­trice. Nous pos­sé­dons en elle l’héritage de l’Antiquité et du chris­tia­nisme, un esprit de pié­té sereine et cou­ra­geuse, une morale d’un che­va­le­resque inéga­lable. Car c’est en fin de compte le sens d’une morale que revêt toute mani­fes­ta­tion clas­sique de culture, l’abrégé en un geste d’un idéal du com­por­te­ment humain. »

Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

Il y a chez l’homme moderne un besoin de simplification…

« Il y a chez l’homme moderne un besoin de sim­pli­fi­ca­tion qui tend à se satis­faire par tous les moyens. Et cette mono­to­nie arti­fi­cielle qu’il s’ef­force de créer, et cette mono­to­nie qui enva­hit de plus en plus le monde, cette mono­to­nie est le signe de notre gran­deur. Elle marque l’empreinte d’une volon­té, d’une volon­té uti­li­taire ; elle est l’ex­pres­sion d’une uni­té, d’une loi qui régit toute notre acti­vi­té moderne : la loi de l’utilité. »

Blaise Cen­drars
Mora­va­gine, 1926, édi­tions Gras­set, coll. Le Livre de Poche, 1956

Notre patriotisme n’a rien d’idéaliste, de philosophique…

« Nous, Lor­rains, nous ne sommes pas Français, parce que la France est la fille aînée de l’Église” ni parce qu’elle a four­ni au monde la Déclaration des Droits de l’Homme”, nous n’avons pas adhéré à la Patrie comme à un esprit, comme à un ensemble de prin­cipes. En fait, nous sommes venus à la France parce que nous avions besoin d’ordre et de paix et que nous ne pou­vions pas en trou­ver ailleurs. Notre patrio­tisme n’a rien d’idéaliste, de phi­lo­so­phique ; nos pères étaient fort réalistes. Et pour­tant il est bien exact que nous ten­dions vers la France plutôt que vers l’Allemagne, parce que celle-là est une nation catho­lique, et c’est encore vrai que les conquêtes civiles de la Révolution et les gloires mili­taires de l’Empire ont gagné le cœur de notre popu­la­tion. Ain­si, notre patrio­tisme est fait de tous les éléments que les dia­lec­ti­ciens s’efforcent de main­te­nir séparés et en opposition. »

Mau­rice Barrès
La Terre et les Morts, troi­sième confé­rence, La Patrie fran­çaise, 1899

Publicité
L’identité, socle de la cité
Livres

À l'affiche

Comprendre la stratégie hongroise
Dominique Venner. La flamme se maintient
Sur les chemins noirs
Bienvenue dans le meilleur des mondes. Quand la réalité dépasse la science-fiction
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue
Les Indo-Européens
Le soleil et l'acier
L’exil intérieur. Carnets intimes
La société de propagande
Tolkien, l’Europe et la tradition. La civilisation à l’aune de l’imaginaire
Voyage au bout de la nuit
Game over. La révolution antipolitique
Pour un réveil européen. Nature - Excellence - Beauté
Ceux de 14
La hache des steppes
Le japon moderne et l'éthique samouraï
Walter, ce boche mon ami
Les grandes légendes de France
Courage ! manuel de guérilla culturelle
À propos des Dieux. L’esprit des polythéismes
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre
L’enracinement
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche
Citadelle
Œuvres en prose complètes, tome III
L'Empire du politiquement correct
L’opprobre. Essai de démonologie
La grande séparation
Orthodoxie
Économie et société médiévale
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis
Précis de décomposition
L’homme surnuméraire
L'Argent
Les Horreurs de la démocratie
Petit traité sur l’immensité du monde
La Cause du peuple
Histoire et tradition des Européens
Mémoire vive. Entretiens avec François Bousquet
Le déclin du courage
Sire
La France contre les robots
Le regard des princes à minuit
L’œuvre de chair
Service inutile
Traité du rebelle ou le recours aux forêts
Les sentinelles du soir
Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?