« Il faut juger les mythes comme des moyens d’agir sur le présent. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, éditions du Trident, 1987
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« Il faut juger les mythes comme des moyens d’agir sur le présent. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, éditions du Trident, 1987
« Plus un mythe plongera ses racines dans un passé lointain et quasi sans mémoire et plus la sève inondera son tronc ; et plus vastes et plus hautes seront les frondaisons ! »
Jean Cau
La grande prostituée, éditions de La Table Ronde, 1974
« Combien peu de chose il faut pour le bonheur ! Le son d’une cornemuse. Sans musique la vie serait une erreur. L’Allemand se figure Dieu lui-même en train de chanter des chants. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Le mythe du héros nous semble particulièrement nécessaire en démocratie où le régime repose sur les vertus des citoyens. Sa disparition montre la dégénérescence de la démocratie en oligarchie, ce que nous connaissons aujourd’hui. »
Ivan Blot
Le héros dans notre civilisation : héros tragiques et héros historiques, premier opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 2 septembre 2015
« À ce moment-là les voix humaines ont à se taire. Les voix des amis aussi… Ne cherchez donc pas, ne désirez pas d’ultimes paroles ! Qui parle avec Dieu n’a plus de mots pour les hommes. »
Walter Flex
Le pèlerin entre deux mondes (Der Wanderer zwischen beiden Welten), 1916, trad. Philippe Marcq, éditions ACE, 2020
« Il est aisé de discerner les continuités qui, dans la longue durée, donnent au monde européen son identité, de l’Antiquité antérieure au christianisme puis à la modernité qui s’en est progressivement éloignée. L’héritage du christianisme demeure, dans tous les cas, essentiel dans la construction de notre civilisation, quels que soient les dénis de réalité auxquels nous avons été confrontés quand les inspirateurs de la calamiteuse Europe de Bruxelles ont refusé haut et fort de reconnaître les racines chrétiennes pourtant indiscutables de notre civilisation. Le christianisme est devenu, à partir de la fin de l’Antiquité, et pour les quinze siècles qui ont suivi, la religion de l’Europe et a largement déterminé les différents aspects sociaux, politiques culturels de sa civilisation. »
Philippe Conrad
Discerner les continuités qui donnent au monde européen son identité, entretien au site Le Rouge & Le Noir, 20 avril 2015
« Face à tout ce qui menace notre identité et notre survie en tant qu’Européens, contrairement à d’autres peuples, nous ne disposons pas du secours d’une religion identitaire. À cela, nous ne pouvons rien. En revanche, nous possédons une riche mémoire identitaire. Cela dépend de nous de la retrouver, de la cultiver, d’en faire une métaphysique de la mémoire, qui nous structure et réponde au trouble de notre époque. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
« Il est de par le monde infiniment de ces points spirituels qui ne sont pas encore révélés, pareils à ces âmes voilées dont nul n’a reconnu la grandeur. Combien de fois, au hasard d’une heureuse et profonde journée, n’avons-nous pas rencontré la lisière d’un bois, un sommet, une source, une simple prairie, qui nous commandaient de taire nos pensées et d’écouter plus profond que notre cœur ! Silence ! Les dieux sont ici. »
Maurice Barrès
La colline inspirée, 1913, éditions du Rocher, 2005
« Le destin du César n’était pas de ramener sur la terre un monde à jamais aboli, mais d’attester de sa pérennité dans le cœur des hommes. Il était venu témoigner pour les temps futurs et non ramener la lumière. Il n’était point notre messie, mais un monument, un signe du passé. Un vestige. Un vertige. »
Bernard Ucla
Le Veilleur d’Empire, éditions Olivier Orban, 1992
« L’incendie criminel, dirigé contre l’empereur Julien, signifia la fin du monde des dieux antiques ; mais la nostalgie néoplatonicienne qui aspire à le faire revivre persiste jusqu’à aujourd’hui. »
Ernst Jünger
Journal, cité par Christopher Gérard in Julianus Redivivus, Antaios, 2002
« Nous voulons implanter une profonde justice sociale pour que sur cette base les peuples reviennent à la suprématie du spirituel. »
José Antonio Primo de Rivera, cité par Domingo Gonzalez Hernandez
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013
« Islams « modéré » et « rigoriste » ne divergent pas dans leurs finalités mais se distinguent en raison des situations socialement différentes dans lesquelles ils sont placés : le premier est minoritaire et donc conciliant, le second est dominant et donc dominateur. Dans ces conditions, il est naturel que le mécréant soit enclin à suspecter la dissimulation du loup islamiste sous les traits de la brebis musulmane. Comment pourrait-il croire que l’islam est une religion capable de tolérance quand celui-ci n’hésite pas à revendiquer pour lui, en Occident, les libertés collectives de prosélytisme et individuelle de conversion qu’il refuse aux autres religions dans les territoires qu’il contrôle ? »
Guillaume Bernard
Islam : le bon, la brute et le mécréant, Valeurs actuelles, 16 octobre 2014