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Il est aisé de discerner les continuités qui donnent au monde européen son identité…

« Il est aisé de dis­cer­ner les conti­nui­tés qui, dans la longue durée, donnent au monde euro­péen son iden­ti­té, de l’Antiquité anté­rieure au chris­tia­nisme puis à la moder­ni­té qui s’en est pro­gres­si­ve­ment éloi­gnée. L’héritage du chris­tia­nisme demeure, dans tous les cas, essen­tiel dans la construc­tion de notre civi­li­sa­tion, quels que soient les dénis de réa­li­té aux­quels nous avons été confron­tés quand les ins­pi­ra­teurs de la cala­mi­teuse Europe de Bruxelles ont refu­sé haut et fort de recon­naître les racines chré­tiennes pour­tant indis­cu­tables de notre civi­li­sa­tion. Le chris­tia­nisme est deve­nu, à par­tir de la fin de l’Antiquité, et pour les quinze siècles qui ont sui­vi, la reli­gion de l’Europe et a lar­ge­ment déter­mi­né les dif­fé­rents aspects sociaux, poli­tiques cultu­rels de sa civi­li­sa­tion. »

Phi­lippe Conrad
Dis­cer­ner les conti­nui­tés qui donnent au monde euro­péen son iden­ti­té, entre­tien au site Le Rouge & Le Noir, 20 avril 2015

À propos de l'auteur

Philippe Conrad, né le 29 mars 1945 à Mantes-la-Jolie, est un historien, journaliste et essayiste français. Auteur de dizaines d’ouvrages, il est le directeur de La Nouvelle Revue d'histoire de 2013 à 2017, à la suite de Dominique Venner, et président de l'Institut Iliade depuis 2014.
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L’histoire, comme une bonne fée veillant sur la France…

« L’histoire, heu­reu­se­ment, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire sou­ve­nir qu’il n’y a pas à déses­pé­rer. Les situa­tions les plus catas­tro­phiques trouvent tou­jours un dénoue­ment. Le sur­saut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cher­chant à retrou­ver les fon­de­ments de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que mil­lé­naire. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Vœux aux Fran­çais de Mon­sei­gneur le Prince Louis de Bour­bon à l’occasion de la Fête des Rois, legitimite.fr, 6 jan­vier 2019

Le faux dogme de l’égalité…

« Le faux dogme de l’égalité, flat­teur aux faibles, abou­tit en réa­li­té à la licence infi­nie des puis­sants. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Si Plutarque est d’une lecture tellement exaltante…

« Si Plu­tarque est d’une lec­ture tel­le­ment exal­tante, c’est parce que ses per­son­nages, du meilleur au pire, sou­tiennent tous une conti­nuelle noblesse d’attitudes. Ce n’est point mer­veille qu’ils aient four­ni à la tra­gé­die presque tous ses héros, car déjà dans la vie ils étaient en quelque sorte sur la scène, for­més pour jouer cer­tains per­son­nages et rete­nus dans leur rôle par l’attente exi­geante des spec­ta­teurs. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

C’est à l’instinct de domination que le grand ensemble doit son existence…

« C’est com­mettre une erreur grosse de consé­quences, de pos­tu­ler comme tant d’auteurs que la grande for­ma­tion poli­tique, l’État, résulte natu­rel­le­ment de la socia­bi­li­té humaine. Cela paraît aller de soi, car tel en effet est sans doute le prin­cipe de la socié­té, fait de nature. Mais cette socié­té natu­relle est petite. Et l’on ne peut pas­ser de la petite socié­té à la grande par le même pro­ces­sus. Il faut ici un fac­teur de coa­gu­la­tion, qui dans la très grande majo­ri­té des cas n’est pas l’instinct d’association, mais l’instinct de domi­na­tion. C’est à l’instinct de domi­na­tion que le grand ensemble doit son exis­tence. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Nous avons un marché universel…

« Nous avons un mar­ché uni­ver­sel, mais il n’est pas por­teur des effets civi­li­sa­teurs qu’en atten­daient avec tant de confiance Hume et Vol­taire. Au lieu d’engendrer une prise en compte nou­velle de nos incli­na­tions de nos inté­rêts com­muns – de l’identité essen­tielle des êtres humains sur toute la sur­face du globe – le mar­ché mon­dial semble inten­si­fier la prise de conscience des dif­fé­rences eth­niques et natio­nales. L’unification du mar­ché va de pair avec la frag­men­ta­tion de la culture. »

Chris­to­pher Lasch
La révolte des élites et la tra­hi­son de la démo­cra­tie (The Revolt of the Elites and the Betrayal of Demo­cra­cy), 1995, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2007

La religion n’est pas qu’un simple refuge…

« La reli­gion n’est pas qu’un simple refuge, un vec­teur de sécu­ri­té dans un monde agi­té. C’est aus­si un défi à l’apitoiement sur soi et au déses­poir. »

Chris­to­pher Lasch
Les femmes et la vie ordi­naire (Women and the Com­mon Life), 1997, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2018

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir…

« Désor­mais il n’y avait plus de limites au pou­voir et tout deve­nait per­mis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connais­sons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les tota­li­ta­rismes ; elle cau­tionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus pro­fon­dé­ment, elle entraîne une crise morale tant le fos­sé se creuse entre la socié­té légale et le pays. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Dis­cours sui­vant la Messe célé­brée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Cha­pelle Expia­toire, 20 jan­vier 2019

Le refus de reconnaître les particularités des races et des cultures…

« L’androgénie, le refus de recon­naître les par­ti­cu­la­ri­tés des races et des cultures sont les ruis­seaux d’un même fleuve, un mou­ve­ment mon­dial, hui­lé par les enseignes puis­santes, par­fai­te­ment sexistes et racistes, car leur seul objec­tif est de détruire les richesses spé­ci­fiques des sexes et des races. »

Lau­rence Mau­gest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

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