« Qu’importe ma vie ! je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l’enfant que je fus. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« Qu’importe ma vie ! je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidèle à l’enfant que je fus. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
« Le paganisme ne reproche pas au judéo-christianisme de défendre les faibles injustement opprimés. Il lui reproche d’exalter en eux leur faiblesse, d’y voir la marque de leur élection et leur titre de gloire ; il lui reproche de ne pas les aider à devenir forts. Il ne s’agit donc pas d’opposer les forts aux faibles, mais bel et bien d’opposer un système à devenir fort à un système à rester faible. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
« On ne saurait mieux exprimer qu’il y a, entre les hommes et les dieux, une différence de niveau, mais non une différence radicale de nature. Les dieux sont faits à l’image des hommes, dont ils offrent une représentation sublimée ; les hommes, en se dépassant eux-mêmes, peuvent, partiellement du moins, participer de la nature des dieux. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
« Il n’y a pas besoin de « croire » en Jupiter ou en Wotan ─ ce qui toutefois n’est pas plus ridicule que de croire en Iahvé ─ pour être païen. Le paganisme aujourd’hui ne consiste pas à dresser des autels à Apollon ou à ressusciter le culte d’Odhinn. Il implique par contre de rechercher, derrière la religion, et selon une démarche désormais classique, l’“outillage mental” dont elle est le produit, à quel univers intérieur elle renvoie, quelle forme d’appréhension elle dénote. Bref, il implique de considérer les dieux comme des “centres de valeurs”, et les croyances dont ils font l’objet comme des systèmes de valeurs : les dieux et les croyances passent, mais les valeurs demeurent. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
« Dans une société qui déclare subversive toute véritable idée, qui cherche à décourager l’imagination idéologique, qui entend abolir la pensée au profit du spectacle, l’objectif principal doit être de réveiller les consciences, de poser les questions traumatisantes, de créer des électrochocs idéologiques, des idéo-chocs. »
Guillaume Faye
L’Archéofuturisme. Techno-science et retour aux valeurs ancestrales, éditions L’Æncre, 2011/La Nouvelle Librairie, coll. Agora, 2023
« La hiérarchie est un besoin vital de l’âme humaine. Elle est constituée par une certaine vénération, un certain dévouement, à l’égard des supérieurs, considérés non pas dans leurs personnes ni dans le pouvoir qu’ils exercent, mais comme des symboles. »
Simone Weil
L’enracinement, 1943, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2014
« — Adieu, mes enfants !… Soyez unis !… Je veillerai sur vous. — Ah ! Bah !… le lendemain, ils se disputent sur le cercueil, ils jouent aux dés votre meilleur fauteuil, car ils veulent tous l’avoir… — Voilà bien des choses pour une once de boue placée entre deux silences ! »
Honoré de Balzac
Récits oniriques, Croquis, 1830, éditions Paris Musées, 2011
« Laissons donc la raison aux philosophes, mais ne lui demandons pas trop d’intervenir dans le gouvernement des hommes. Ce n’est pas avec la raison, et c’est souvent malgré elle, que se sont créés des sentiments tels que l’honneur, l’abnégation, la foi religieuse, l’amour de la gloire et de la patrie, qui ont été jusqu’ici les grands ressorts de toutes les civilisations. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« Nous avons déjà montré que les foules ne sont pas influençables par des raisonnements, et ne comprennent que de grossières associations d’idées. Aussi est-ce à leurs sentiments et jamais à leur raison que font appel les orateurs qui savent les impressionner. Les lois de la logique rationnelle n’ont aucune action sur elles. Pour convaincre les foules, il faut d’abord se rendre bien compte des sentiments dont elles sont animées, feindre de les partager, puis tenter de les modifier, en provoquant au moyen d’associations rudimentaires, certaines images suggestives ; savoir revenir au besoin sur ses pas, deviner surtout à chaque instant les sentiments qu’on fait naître. Cette nécessité de varier son langage suivant l’effet produit au moment où l’on parle, frappe d’avance d’impuissance tout discours étudié et préparé. L’orateur suivant sa pensée et non celle de ses auditeurs, perd par ce seul fait toute influence. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« Une foule n’a pas besoin d’être nombreuse pour que sa faculté de voir correctement soit détruite, et les faits réels remplacés par des hallucinations sans parenté avec eux. Quelques individus réunis constituent une foule, et alors même qu’ils seraient des savants distingués, ils revêtent tous les caractères des foules pour les sujets en dehors de leur spécialité. La faculté d’observation et l’esprit critique possédés par chacun d’eux s’évanouissent. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« Les impulsions diverses auxquelles obéissent les foules pourront être, suivant les excitations, généreuses ou cruelles, héroïques ou pusillanimes, mais elles seront toujours tellement impérieuses que l’intérêt de la conservation lui-même s’effacera devant elles. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018