« Je veux vivre la vie des “hommes” et partager leurs peines, je ne veux pas faire de la résistance en dentelles ! »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
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« Je veux vivre la vie des “hommes” et partager leurs peines, je ne veux pas faire de la résistance en dentelles ! »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
« Ce qui peut nous sauver, c’est quelque chose comme l’esprit d’une “beauté” qui s’épanche dans notre sang, vivifie notre vie, redonne de l’élan à notre être.
Serons-nous capables d’assumer un jour que c’est de quelque chose de tel qu’il s’agit ?
Serons-nous capables de comprendre que seul un tel dieu peut être celui que nous recherchions ?
Un dieu qui, comme celui de Nietzsche, sache danser.
Un dieu dont la marque du beau, de l’inouï, soit gravée au feu sur son cœur ivre et joyeux. »
Javier Portella
Les esclaves heureux de la liberté, éditions David Reinharc, 2012
« Vivre, c’est choisir, prendre parti, discriminer, s’engager sans retour – et tout nous pousse plus que jamais à nous engager, à défendre pied à pied la citadelle menacée. L’heure est à la mobilisation générale, celle où on bat le rappel des troupes, où on évalue parmi la foule le nombre de braves et d’audacieux. »
François Bousquet
Courage ! Manuel de guérilla culturelle, éditions La Nouvelle Librairie, 2019
« Savoir vivre seul est une chose compliquée pour beaucoup. Le silence et la solitude effraient nombre de gens qui veulent vivre dans du bruit, du tintamarre, du mouvement, du bazar. »
Michel Onfray
Comment la philosophie peut nous aider à traverser cette épreuve, entretien au Figaro, par Alexandre Devecchio, 28 mars 2020
« Vivre en Européen, c’est refuser d’être esclave de sa propre vie : c’est agir et être responsable des conséquences de ses actes. C’est épuiser tous les possibles tant qu’il en est encore temps. C’est préférer en toute circonstance la verticalité de l’attitude à l’horizontalité des pulsions et des besoins. C’est ne jamais se résoudre au désenchantement du monde, préférer comme Jose Antonio “brûler sa vie au service d’une grande cause”, et entrevoir la permanence du divin à travers “l’aurore aux doigts de rose” chantée par Homère, le vitrail d’une cathédrale, les frondaisons d’une forêt. »
Grégoire Gambier
Conclusion à Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
« En voyant la façon dont étaient exprimées, en ce début de notre culture, ces idées que les Grecs découvraient alors et qu’ils développaient avec une merveilleuse clarté, j’ai très souvent éprouvé cette espèce de saisissement qu’apporte la présence de la beauté. Je ne veux pas dire par là que les Grecs étaient des optimistes béats, peignant la vie sous des couleurs absolument charmantes et douces ! Ils sont les inventeurs de la tragédie, ils connaissent la violence, la guerre, la mort ; mais ils ont eu conscience de tout ce qu’il y a d’émouvant, de magnifique, de stimulant même dans la vie humaine, et ils ont su le dire de manière incomparable. »
Jacqueline de Romilly
Une certaine idée de la Grèce, 2003, Éditions de Fallois, 2006
« Son christianisme était force et vie. Un éveil au sentiment religieux issu de la lâcheté, était à ses yeux chose lamentable. Un silencieux et cordial mépris l’animait à l’égard de la prolifération, aussi bien au front qu’à l’intérieur, du christianisme né de la peur et de la prière, fille de la panique, pratiquée par les poltrons. »
Walter Flex
Le pèlerin entre deux mondes (Der Wanderer zwischen beiden Welten), 1916, trad. Philippe Marcq, éditions ACE, 2020
« La mort et la naissance ne me semblent pas être en opposition, mais sont comme des stades supérieurs et inférieurs dans le développement de la vie… Ceux qui sont tombés pour le soleil de leur terre et pour protéger la joie des générations futures ne veulent pas que nous les trahissions par des deuils qui ne sont indices que de nos faiblesses, des deuils qui ne pleurent que la part que nous aurions pu avoir dans les moissons de leur vie. »
Walter Flex
Le pèlerin entre deux mondes (Der Wanderer zwischen beiden Welten), 1916, trad. Philippe Marcq, éditions ACE, 2020
« Les gens aujourd’hui rendent un culte aux objets, s’oublient derrière les miroirs qui ont remplacé leurs fenêtres. Ils ont mais refusent absolument d’être. »
Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, éditions Calmann-Lévy, 2019
« La mort a disparu de la cité, autant que de la vie quotidienne. Elle a été exfiltrée vers des endroits spécialisés. Elle qui était si familière aux humains, si mêlée à leur vie quotidienne jusqu’ici. La mort – qui a longtemps été un événement public – s’est retirée dans la sphère privée et a disparu de la cité. Des contemporains atteignent désormais la cinquantaine sans avoir vu un cadavre de leur vie. »
Robert Redeker
« Vérités sur la mort à l’heure du transhumanisme », Éléments n°170, février 2018
« Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. »
Michel Houellebecq
Extension du domaine de la lutte, Éditions Maurice Nadeau, 1994
« Tout comme le libéralisme économique sans frein, et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produit des phénomènes de paupérisation absolue. Certains font l’amour tous les jours ; d’autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Certains font l’amour avec des dizaines de femmes ; d’autres avec aucune. C’est ce qu’on appelle la “loi du marché”. »
Michel Houellebecq
Extension du domaine de la lutte, Éditions Maurice Nadeau, 1994