« Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. »
Frédéric Mistral
Les Iles d’or (Lis Isclo d’or), 1876, Librairie contemporaine éditeur, 1998
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
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« Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. »
Frédéric Mistral
Les Iles d’or (Lis Isclo d’or), 1876, Librairie contemporaine éditeur, 1998
« Car le surnaturel est lui-même charnel
Et l’arbre de la grâce est raciné profond
Et plonge dans le sol et cherche jusqu’au fond. »
Charles Péguy
Eve, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, in Œuvres poétiques complètes, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1941
« Je me désole de l’idée qu’on est en train de fabriquer – et je pèse mes mots – un petit Français qui sera demain une sorte de consommateur à l’américaine, élevé dans l’hédonisme, le consumérisme, une sorte de petit consommateur asexué et apatride. On est en train avec le mariage pour tous de tuer la filiation, biologique, à terme, c’est ça qu’on veut d’ailleurs. Des gens comme Attali le disent très bien, très fort. Et puis apatride parce qu’à partir du moment où il n’y a plus le principe de souveraineté et qu’il n’y a plus la transmission… »
Philippe de Villiers
Interview à BFMTV, 12 novembre 2014
« Pourtant un peuple, une société ne sauraient vivre sans un territoire pour eux sacré. Nous avons besoin, nous les humains, de lieux d’appartenance, de familles, de patries, et tant pis si c’était un slogan de Pétain. Nous avons besoin de nous identifier à des territoires où naissent nos langues et où gisent nos morts, où grandissent des enfants qui nous ressemblent et où dorment tout vivants les souvenirs de notre existence passée. Nous ne sommes pas des êtres de nulle part, de purs cosmopolites, d’absolus citoyens du monde, comme la vulgate branchée voudrait nous le faire croire. À moins de devenir fous, il nous faut des ancrages, car ce sont eux qui nous identifient et nous permettent de vivre une vie complète. La patrie est l’un de ces ancrages, qui ne peut être supprimé au profit d’une vaniteuse citoyenneté du monde […]. »
Chantal Delsol
14 juillet 2014, l’étrange fête nationale, Le Figaro, 14 juillet 2014
« Il ne s’agit pas d’un choc des civilisations, mais d’un affrontement, presque anthropologique, entre une culture universelle indifférenciée et tout ce qui, dans quelque domaine que ce soit, garde quelque chose d’une altérité irréductible. »
Jean Baudrillard
Power Inferno, éditions Galilée, 2002
« La gloire n’est pas pour les Grecs quelque chose qu’on reçoive ou non par-dessus le marché ; elle est la manifestation de l’être le plus haut. Pour les hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis longtemps que la célébrité, et par suite quelque chose de très douteux, un acquêt jeté et distribué ici et là par les journaux et la radio — presque le contraire de l’être. »
Martin Heidegger
Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935, trad. Gilbert Kahn, éditions Gallimard, 1958, coll. TEL, 1980
« Face au risque de “grand remplacement”, qui atteint la possibilité même de notre devenir en tant que peuple, nation, civilisation, il faut être radical. C’est-à-dire, étymologiquement, revenir et s’attacher à la racine du problème : le “grand effacement” de notre mémoire et de notre identité, notre culpabilisation, la sommation qui nous est faite de nous couler dans le moule et le flot de “l’homme-masse”, l’homo festivus, indifférencié, déculturé, asexué. »
Grégoire Gambier
Rendre les Européens à l’Europe, et l’Europe aux Européens, 2e colloque annuel de l’Institut Iliade, 9 avril 2016
« Ce que nous voulons, c’est une nouvelle Renaissance européenne. C’est assurer le réveil de la conscience, de l’âme et de la fierté des Européens sur le sol de leurs ancêtres, dans la fidélité à leur avenir ! »
Grégoire Gambier
Rendre les Européens à l’Europe, et l’Europe aux Européens, 2e colloque annuel de l’Institut Iliade, 9 avril 2016
« Aucun “européiste” moderne, d’ailleurs, ne parlera jamais de l’Europe en tant que civilisation ou entité politique structurée. Pour les partisans de l’oligarchie monétaire, en effet, l’histoire européenne n’existe tout simplement pas : il n’est jamais fait aucune mention des poèmes épiques d’Homère, des conquêtes de la Grèce classique, de l’esprit de Rome, des hauts faits de Charlemagne, de la spiritualité médiévale, ou des œuvres de la Renaissance. Nous sommes comme piégés dans un éternel présent : soit ce qui nous précède n’existe pas, soit ce qui nous précède doit être reprogrammé selon les directives d’un nouveau récit mondialiste. »
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« Nous voulons une Révolution culturelle, la seule à même d’enrayer puis d’inverser la pulsion du nihilisme, la haine de soi, l’acceptation de notre disparition, qui n’est une fatalité que pour ceux qui ont déjà renoncé – et en particulier pour nos pseudos “élites”. Pour cela, il nous faut donc reforger nos âmes, mais aussi, très concrètement, changer d’élites ! »
Grégoire Gambier
Rendre les Européens à l’Europe, et l’Europe aux Européens, 2e colloque annuel de l’Institut Iliade, 9 avril 2016
« L’Europe, pour nous, c’est la terre de nos pères : une terre à protéger et à reconstruire, afin qu’elle soit, un jour, la terre de nos enfants et de nos petits-enfants, qui la défendront à leur tour pour que la longue mémoire des Européens se perpétue auprès de nos descendants dans les siècles à venir. »
Pietro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civilisation et les limites d’une bureaucratie, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023