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Paul Morand

Paul Morand, né le 13 mars 1888 à Paris et mort le 23 juillet 1976 dans la même ville, est un écrivain et diplomate français. Il appartient, pendant l’entre-deux-guerres, à la nouvelle génération d’écrivains montants. La tonalité de son œuvre, composée de très nombreuses nouvelles, de romans, ainsi que d’essais le rattache au mouvement des Hussards. Il fut membre de l’Académie française.

Découvrez 5 citations de Paul Morand

Cette aventure française, cette vivante anecdote…

« Avec la plus vive curio­si­té, il obser­vait cette aven­ture fran­çaise, cette vivante anec­dote, abso­lu­ment nou­velle dans l’his­toire, d’un pays vic­time des agré­ments qu’il a su se créer et de la convoi­tise uni­ver­selle. Il y avait bien eu des migra­tions de races, des confis­ca­tions poli­tiques de nations, des anéan­tis­se­ments mili­taires, mais jamais ce spec­tacle d’un peuple dis­pa­rais­sant sou­dain dans son propre sol, comme par une trappe. »

Paul Morand
Madame Fred­da, in L’Eu­rope galante, 1925, édi­tions Gras­set, coll. Les Cahiers Rouges, 2013

Moins que ma patrie…

« Nous recom­men­çons à dan­ser. Le Sédui­sant me tient. Je suis soluble dans ses bras.
Wal­ter, vous m’aimez ?”
Il répond :
Moins que ma patrie”. »

Paul Morand
Les plai­sirs rhé­nans, in L’Eu­rope galante, 1925, édi­tions Gras­set, coll. Les Cahiers Rouges, 2013

Il y a trois manières de commencer sa vie…

« Il y a trois manières de com­men­cer sa vie : le plai­sir d’abord, le sérieux plus tard ; ou bien tra­vailler dur au début, pour se revan­cher vers la fin ; ou enfin mener de front le plai­sir et le labeur. »

Paul Morand
Fou­quet ou Le Soleil offus­qué, 1961, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio his­toire, 1985

Nouvelle internationale, comme tant d’autres libérés…

« Nou­velle inter­na­tio­nale, comme tant d’autres libé­rés par la guerre, ces nou­veaux riches se ris­quèrent, puis pul­lu­lèrent, se répan­dirent par­tout avec cette indis­cré­tion, ces petites fureurs, ce pro­sé­ly­tisme frou­frou­tant qu’on leur connaît. Ayant gran­di dans les cata­combes, ils s’épanouirent vers 1920, comme une socié­té secrète s’emparant du pou­voir et heu­reuse de faire des sta­tuts éso­té­riques de l’ordre la consti­tu­tion même de la répu­blique. […] C’est alors que les modes, les salons, les cafés, l’art, furent enva­his d’une gent amère, insi­dieuse, ayant du goût à en périr et rien que cela, impul­sive, névro­sée, sub­tile, pué­rile et empoi­son­née. »

Paul Morand
Jour­nal inutile, 1974, cité par Chris­to­pher Gérard, in Quo­li­bets, L’Age d’Homme, 2013

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