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Citations sur l'éducation

Quant aux langues anciennes, elles présentent un cas particulièrement…

« Quant aux langues anciennes, elles pré­sentent un cas par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sant. D’une part, en tant que langues, elles consti­tuent l’exemple clé de ce qui, à l’accoutumée, se trans­met par simple tra­di­tion. D’autre part, leur trans­mis­sion est uni­que­ment active, elles sont l’objet d’un ensei­gne­ment. C’est ce phé­no­mène que l’on désigne par l’expression étrange de « langues mortes ». Elles peuvent deve­nir aus­si vivantes que les autres, mais elles reçoivent leur vie de l’extérieur. Une langue morte peut d’ailleurs rede­ve­nir vivante, le cas de l’hébreu moderne le montre à l’évidence. »

Rémi Brague
Modé­ré­ment moderne, édi­tions Flam­ma­rion, 2014

L’étude des langues anciennes est le résultat…

« L’étude des langues anciennes est le résul­tat de la liber­té et d’elle seule. C’est pour­quoi je m’associerai ici à l’éloge le plus flat­teur qu’on en ait jamais fait : les langues anciennes ne servent à rien. Si elles ser­vaient, elles seraient, le mot le dit, ser­viles. Les esclaves ou les affran­chis qui s’imaginent cri­ti­quer les langues anciennes en leur repro­chant de ne pas accep­ter le joug de la consom­ma­tion tra­hissent par là, sur leur cou, la pré­sence ou la trace encore fraîche du collier. »

Rémi Brague
Modé­ré­ment moderne, édi­tions Flam­ma­rion, 2014

La pertinence est la règle de base de l’apprentissage…

« La per­ti­nence (per­ti­nere : « appar­te­nir à », « être dans le sujet ») est la règle de base de l’apprentissage du savoir. Il est indis­pen­sable d’être d’abord per­ti­nent dans toutes les matières abor­dées. Mais lorsque la crise déborde et frappe d’inanité ces modestes sapiences – modestes par leur faible enver­gure et pro­fon­deur, mais ter­ri­ble­ment immo­destes par leur volon­té d’hégémonie – le recours à l’impertinence est une sagesse rebelle qui ouvri­ra de nou­velles pers­pec­tives, lève­ra les grilles de nos pri­sons idéo­lo­giques. »

Jacques Mar­laud
Inter­pel­la­tions – Ques­tion­ne­ments méta­po­li­tiques, édi­tions Dual­pha, 2004

La notion qui fonde toute coutume vivante…

« La notion qui fonde toute cou­tume vivante, c’est l’honneur. Tout le reste, fidé­li­té, humi­li­té, bra­voure, esprit che­va­le­resque, maî­trise de soi, réso­lu­tion, en découle. Et l’honneur est une ques­tion de sang, non de rai­son. On ne réflé­chit pas – sinon, on a déjà per­du l’honneur. Perdre l’honneur, c’est être effa­cé de la vie, du temps, de l’Histoire. L’honneur de l’ordre, de la famille, de l’homme et de la femme, du peuple et de la patrie, l’honneur du pay­san, du sol­dat, et même du ban­dit : l’honneur signi­fie que la vie, en une cer­taine per­sonne, vaut quelque chose, pos­sède un rang his­to­rique, sa dis­tance, sa noblesse. »

Oswald Spen­gler
Écrits his­to­riques et phi­lo­so­phiques. Pen­sées, édi­tions Coper­nic, 1980

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie…

« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâ­tir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent par­ties Sans un geste et sans un sou­pir. […] Si tu sais médi­ter, obser­ver et connaître Sans jamais deve­nir scep­tique ou des­truc­teur, Rêver, mais sans lais­ser le rêve être ton maître, Pen­ser sans n’être qu’un pen­seur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais impru­dent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ; Si tu peux ren­con­trer Triomphe après Défaite Et rece­voir ces deux men­teurs d’un même front, Si tu peux conser­ver ton cou­rage et ta tête Quand tous les autres les per­dront, Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Vic­toire Seront à tout jamais tes esclaves sou­mis Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. »

Rudyard Kipling
If, 1895, in Rewards and Fai­ries, 1910, trad. André Maurois

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