« La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès. »
Guy Debord
Panégyrique, Tome I, éditions Gallimard, 1993
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« La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès. »
Guy Debord
Panégyrique, Tome I, éditions Gallimard, 1993
« Avant 1945, dans toutes les nations européennes, on honorait encore les symboles militaires et l’héroïsme du combattant. Même en France, malgré les conséquences multiples de la Révolution, l’officier de réserve bénéficiait d’un statut moral privilégié, au même titre que le propriétaire terrien, alors que cette grâce était refusée aux professions du commerce et de la finance. Faute de recul et de vision historique, on ne mesure pas encore l’ampleur de ce qui a été détruit. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
« Nous dirons qu’une société et un peuple sont en forme quand : 1) ils restent conscients de leurs origines culturelles et historiques ; 2) ils peuvent se rassembler autour d’un médiateur, individuel ou symbolique, capable de rassembler les énergies et de catalyser la volonté de destin ; 3) ils conservent le courage de désigner leur ennemi. Or, aucune de ces conditions n’est réalisée dans la société libérale marchande, qui : 1) dissout les mémoires ; 2) éteint le sublime et effrite les passions ; 3) ne veut pas avoir d’ennemi et croit qu’il est possible de ne pas en avoir. »
Alain de Benoist
Orientations pour des années décisives, éditions Le Labyrinthe, 1982
« Citoyens, il faut choisir, se reposer ou être libre. »
Périclès cité par Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
« Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle. »
Carl Schmitt
Théologie politique, 1922
« Tout territoire occupé dans le but d’y habiter ou de l’utiliser comme “espace vital” est préalablement transformé de “chaos” en “cosmos” ; c’est-à-dire que, par l’effet du rituel, il lui est conféré une “forme”, qui le fait ainsi devenir réel […] le réel par excellence est le sacré ; car seul le sacré est d’une manière absolue, agit efficacement, crée, et fait durer les choses. »
Mircea Eliade
Le mythe de l’Éternel retour, éditions Gallimard, 1969
« Vincent Peillon, ancien ministre de l’Éducation nationale, estimait qu’il était du rôle de l’école d’ “arracher les enfants à tous les déterminismes sociaux et culturels”. Par cette déclaration il souhaitait promouvoir l’idée d’une société post-traditionnelle, en partie parce que lui, et ceux qui l’ont précédé, n’ont pas su régler le problème d’une société française qui voit cohabiter une multiplicité de traditions culturelles et religieuses (aux racines parfois fort éloignées) depuis désormais quarante ans. Le grand effacement de notre culture traditionnelle doit faciliter l’intégration de plusieurs peuples à qui l’on demandera plus tard le même effort. Le “vivre-ensemble” à la manière post-moderne est d’abord un “vivre avec”, puis un “revivre” sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant ; il n’y a pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler, à marche forcée, à une vision du monde partiellement inconnue fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. Il faut se poser une question se situant au-delà de la passion que pourrait générer un tel débat : ce projet est-il réalisable et, le cas échéant, est-il souhaitable ? Non. »
Gabriel Robin
« Les Traditions vivantes », intervention à la 7ème journée de réinformation de Polémia, Paris, 18 octobre 2014
« Ce que produit la société universelle : un ensemble flou où la règle remplace la relation et où l’obéissance remplace l’identité. »
Hervé Juvin
La grande séparation, éditions Gallimard, 2013
« C’est que le vrai principe, Athéniens, le voici. Quiconque occupe un poste, — qu’il l’ait choisi lui-même comme le plus honorable, ou qu’il y ait été placé par un chef, — a pour devoir d’y demeurer ferme, quel qu’en soit le risque, sans tenir compte ni de la mort possible, ni d’aucun danger, plutôt que de sacrifier l’honneur. »
Platon
Apologie de Socrate, 28d, IVe siècle av. notre ère
« Aucune société ne peut faire l’économie du sacré. »
Pierre Chaunu
La mémoire et le sacré, éditions Calmann-Lévy, 1978
« “Polemos est le père de toute chose” selon Héraclite. Deux conflits ont structuré notre histoire depuis l’origine : le conflit Orient/Occident et le conflit Europe/islam. Ce second conflit dure depuis 13 siècles. Et il est redevenu majeur depuis que les musulmans ont repris leur marche vers l’ouest et le nord.
Cette confrontation, il ne faut pas la nier. Il faut y faire face. Et saluer la résistance qui se lève à l’est. Dans les pays du groupe de Visegrád : la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie bien sûr. La Hongrie aux avant-postes de la résistance au Grand Turc hier et à l’invasion migratoire aujourd’hui. »
Jean-Yves Le Gallou
XXIe siècle, vers un nouveau cycle européen ?, allocution au cinquième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 7 avril 2018
« Tous les grands hommes sont doués d’intuition. Un vrai chef n’a besoin ni de tests psychologiques, ni de fiches de renseignements pour choisir ses subordonnés. »
Alexis Carrel
L’homme, cet inconnu, éditions Plon, 1935