« Le combat des idées ne se joue pas sur le terrain du bien, mais sur celui du vrai. »
Alain de Benoist
L’exil intérieur. Carnets intimes, Krisis / éditions La Nouvelle Librairie, 2022
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« Le combat des idées ne se joue pas sur le terrain du bien, mais sur celui du vrai. »
Alain de Benoist
L’exil intérieur. Carnets intimes, Krisis / éditions La Nouvelle Librairie, 2022
« Nous vivons dans un monde psychotique. Les fous sont au pouvoir. Depuis quand en avons-nous la certitude ? Depuis quand affrontons-nous cette réalité ? Et… combien sommes-nous à le savoir ? »
Philip K. Dick
Le Maître du Haut Château (The Man in the High Castle), 1962, trad. Michelle Charrier, éditions J’ai Lu, 2013
« En aucun cas l’individu n’est un commencement absolu. Sa vision du monde correspond toujours à une réalité. Mais cette réalité est toujours déformée, car le miroir parfaitement plan n’est pas de ce monde. »
Pierre Gripari
Reflets et réflexes, éditions L’Âge d’Homme, 1983
« Science des systèmes vivants complexes, l’écologie est une science du réel et un savoir des séparations. Donc des limites. Donc des frontières. »
Hervé Juvin
« Pour une écologie enracinée, localisme et mise en valeur des terroirs », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« Au fond du globalisme, l’affirmation que tout est commuable et commensurable est la plus antiécologiste qui soit, et des écologistes ne peuvent y souscrire qu’au prix d’une escroquerie manifeste. La déterritorialisation est le projet anti-humaniste par excellence, puisqu’elle dénie à l’homme le lien au sol qu’organise sa culture, elle est le nouveau projet de l’esclavage migratoire et de l’expulsion des indigènes, le rêve du marché total devenu réalité – sauf que le réel s’en mêle… »
Hervé Juvin
« Pour une écologie enracinée, localisme et mise en valeur des terroirs », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« La technologie contemporaine entre en lutte contre le réel, parce qu’il est constitué de consistances qui sont autant de pesanteurs pour notre exigence de mobilité. La vie implique pourtant de les assumer — et si nous préférons les fuir, seule la mort pourrait nous offrir la perspective d’une absence de contrariétés. Vivre et habiter ce monde, exister et être un corps, suppose d’accepter un ordre de contraintes, une infinité de renoncements. Se trouver vraiment quelque part, c’est à chaque instant de cette présence renoncer à être ailleurs. Faire vraiment quelque chose, c’est ne pas faire tout le reste. Voilà ce à quoi nous ne voulons plus nous résoudre. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
« Vanité de la photo, l’écran réduit le réel à sa valeur euclidienne. Il tue la substance des choses, en compresse la chair. La réalité s’écrase contre les écrans. Un monde obsédé par l’image se prive de goûter aux mystérieuses émanations de la vie. Aucun objectif photographique ne captera les réminiscences qu’un paysage déploie en nos cœurs. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« Certains hommes distinguent le merveilleux quand d’autres ne le voient pas. Homère indique que nous ne sommes pas égaux devant le sort. Certains sont les favoris des dieux, d’autres pas. Certains discernent le chatoiement dans les interstices du merveilleux. D’autres n’ont pas la double vision. Certains déchiffrent le réel, d’autres se contentent de le regarder. »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« Les systèmes qui reposent sur des principes arbitraires, conçus en dehors ou même à l’encontre des réalités et de l’expérience, n’engendrent que le néant. »
Jacques Bainville
Réflexions sur la politique, édition posthume, Plon, 1941
« La science elle-même se déploie dans le temps, bien sûr : elle découvre peu à peu de nouvelles connaissances, de nouvelles vérités, qui ajustent l’une après l’autre notre représentation du réel. Mais si la science a une histoire, c’est celle d’un mouvement vers cette vérité qui n’en a pas, et dont la nécessité est étrangère à nos découvertes. L’histoire des sciences a un sens, parce que les sciences s’approchent peu à peu dans le temps de ce qui est extérieur au temps. Et on peut parler de ce cheminement de la science comme d’un progrès, si l’on considère ce cheminement par rapport à l’objectif immuable que constitue la vérité, vers laquelle tout chercheur tente simplement d’avancer.
On ne peut donc parler de progrès que pour décrire un mouvement qui se connaît pour but un point d’arrivée immobile. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
« L’avenir n’existe pas. Il n’existe absolument pas. Cette représentation mentale du temps comme une flèche est un piège intellectuel ; elle nie la consistance du présent en le réduisant à n’être que le point de passage vers un avenir déjà défini. Or cette flèche est une fiction, et l’avenir n’est pas écrit. Seuls existent le présent, et le passé qui se condense en lui. Le “non-encore être” est encore du non-être ; et même le possible doit être créé. En réalité, notre avenir ne sera rien d’autre que le résultat de nos choix. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018