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Citations sur l'écologie

Faire pousser des lierres…

« Les monas­tères, de quelque obé­dience qu’ils soient, cherchent tous leur écrin de nature dans le res­pect des éner­gies tel­lu­riques. Ceux qui les habitent savent que la tête est le siège des tour­ments et le cœur celui de l’apaisement. La civi­li­sa­tion indus­trielle – à de pré­cieuses excep­tions près – est un pro­duit pur et sec de l’intellect que le cœur rejette et que l’âme ne visite pas. Il faut pour la rendre vivable l’attendrir par un immense effort de créa­tion : l’intégrer au cycle éter­nel de la nature comme dans les arrière-plans du Qua­tro­cen­to. Faire pous­ser des lierres dans cha­cun de ses inter­stices. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

La nature est une muraille impitoyable…

« La nature est une muraille impi­toyable, mais avec de pro­di­gieuses échap­pées. La conscience, l’esthétique, la science se sont déve­lop­pées dans cette échange que nous avons stu­pi­de­ment réduit à une lutte. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Il n’y a pas d’art sans la contrainte…

« Il n’y a pas d’art sans la contrainte et l’art appuyé sur des contraintes auto­dé­ter­mi­nées est une plai­san­te­rie. Autant vou­loir se sou­le­ver en se tirant soi-même par les che­veux. Le désir de mater la nature, de ne plus en tenir compte, est la rai­son pro­fonde du nau­frage de la moder­ni­té et de notre angoisse désor­mais consub­stan­tielle com­bat­tue à coups de psy­cho­tropes. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Réaffirmer notre lien avec la nature…

« Réaf­fir­mer notre lien avec la nature, ce n’est pas som­brer dans les incan­ta­tions déri­soires d’une Gre­ta Thun­berg et de ses admi­ra­teurs, c’est avoir le cou­rage de poser les ques­tions déran­geantes à pro­pos du modèle de crois­sance qui com­mande les éco­no­mies d’aujourd’hui. »

Phi­lippe Conrad
« La nature comme socle, pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Dieu chtonien, c’est à dire dieu de cette terre-ci…

« À la figure de Pro­mé­thée”, qui fut la figure emblé­ma­tique de la Moder­ni­té est en train de se sub­sti­tuer celle de Dio­ny­sos. Dieu chto­nien, c’est à dire dieu de cette terre-ci, dieu autoch­tone. Arché­type de la sen­si­bi­li­té éco­so­phique”, Dio­ny­sos a de la glèbe aux pieds. Il sait jouir de ce qui se pré­sente et des fruits offerts par ce monde, ici et main­te­nant. On a pu qua­li­fier cette figure emblé­ma­tique de divi­ni­té arbus­tive. Un dieu enra­ci­né ! »

Michel Maf­fe­so­li
« Éco­so­phie : une « ein­stei­ni­sa­tion » du temps », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

L’oligarchie dirigeante vit dans un univers…

« L’oligarchie diri­geante vit dans un uni­vers de trot­ti­nettes, d’escalators, d’immeubles à air condi­tion­nés et de bars à chauf­fe­rettes en plein air. »

Jean-Yves Le Gal­lou
« Face à la pseu­do éco­lo­gie hors-sol, pour une éco­lo­gie enra­ci­née et iden­ti­taire », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Le réchauffement climatique est un fait…

« Le réchauf­fe­ment cli­ma­tique est un fait. Son ins­tru­men­ta­li­sa­tion alar­miste par les grosses caisses de la pro­pa­gande, un autre. »

Jean-Yves Le Gal­lou
« Face à la pseu­do éco­lo­gie hors-sol, pour une éco­lo­gie enra­ci­née et iden­ti­taire », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

La sensibilité écosophique…

« La sen­si­bi­li­té éco­so­phique, veut redon­ner force et vigueur à la confiance vis-à-vis de la nature. Dépas­ser la para­noïa vou­lant construire” un monde uni­que­ment à par­tir d’un indi­vi­du maître de lui comme de l’u­ni­vers”. À l’op­po­sé du construit”, faire confiance au don­né”, celui des lois natu­relles. »

Michel Maf­fe­so­li
« L’émergence d’une sen­si­bi­li­té éco­so­phique », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

L’idée-principe de la modernité…

« L’idée-principe de la moder­ni­té (du 17e siècle à la moi­tié du 20e) repo­sait sur la sépa­ra­tion entre la culture et la nature. L’homme était consi­dé­ré comme maître et pos­ses­seur de la nature” (Des­cartes). Cette domi­na­tion for­ce­née a abou­ti à la dévas­ta­tion du monde. Les sac­cages éco­lo­giques, dont l’actualité n’est pas avare le prouvent abon­dam­ment. Cette concep­tion : le sujet pen­sant domi­nant un objet inerte, a conduit, déchaî­ne­ment tech­no­lo­gique aidant, à une véri­table déca­dence spi­ri­tuelle ! »

Michel Maf­fe­so­li
« L’émergence d’une sen­si­bi­li­té éco­so­phique », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

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