Je suis tout particulièrement ému par l’ennoblissement des humbles…

« Bien sûr, il y a des choses et des thèmes qui m’émeuvent tout par­ti­cu­liè­re­ment. Les rela­tions mutuelles entre le noble” et le simple” (ou le com­mun, le vul­gaire), par exemple. Je suis tout par­ti­cu­liè­re­ment ému par l’ennoblissement des humbles. J’aime (mani­fes­te­ment) beau­coup les plantes, et par-des­sus tous les arbres, et il en a tou­jours été ain­si ; et j’ai autant de mal à sup­por­ter les mau­vais trai­te­ments que leur font subir les humains que d’autres les mau­vais trai­te­ments subis par les ani­maux. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n°165, édi­té par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

La France, don du ciel pour une part…

« La France, don du ciel pour une part, mais aus­si tra­vail de géné­ra­tions de pay­sans qui l’ont amou­reu­se­ment faite”, poli­cée, jardinée. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

À l’appétit du toujours plus…

« À l’appétit du tou­jours plus”, l’homme enra­ci­né oppose la logique du tou­jours mieux”. Fidèle à une éthique en accord avec sa tra­di­tion, il cesse de regar­der la terre comme un fond inépui­sable, dont l’exploitation effré­née per­met d’entretenir l’illusion d’une tra­jec­toire de crois­sance, de déve­lop­pe­ment et de pro­grès infi­nis. Fai­sons nôtre la parole de Frie­drich Höl­der­lin : l’homme habite en poète”, afin que le monde rede­vienne peu à peu pour nous ce que Mar­tin Hei­deg­ger appelle l’union des quatre” : la terre, le ciel, les mor­tels et les dieux”. C’est sur ce socle qu’il devient pos­sible d’élaborer une éco­lo­gie à l’endroit”, capable d’apporter une réponse à la hau­teur des défis à venir. »

Hen­ri Levavasseur
« Nature, culture, géné­tique : une anthro­po­lo­gie réa­liste pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Au fond du globalisme…

« Au fond du glo­ba­lisme, l’affirmation que tout est com­muable et com­men­su­rable est la plus anti­éco­lo­giste qui soit, et des éco­lo­gistes ne peuvent y sous­crire qu’au prix d’une escro­que­rie mani­feste. La déter­ri­to­ria­li­sa­tion est le pro­jet anti-huma­niste par excel­lence, puisqu’elle dénie à l’homme le lien au sol qu’organise sa culture, elle est le nou­veau pro­jet de l’esclavage migra­toire et de l’expulsion des indi­gènes, le rêve du mar­ché total deve­nu réa­li­té – sauf que le réel s’en mêle… »

Her­vé Juvin
« Pour une éco­lo­gie enra­ci­née, loca­lisme et mise en valeur des ter­roirs », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

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