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Citations sur l'écologie

Les théoriciens de l’écologie prônent la décroissance…

« Les théo­ri­ciens de l’éco­lo­gie prônent la décrois­sance. Puisque nous ne pou­vons pas conti­nuer à vivre une crois­sance infi­nie dans un monde aux res­sources raré­fiées, nous devrions ralen­tir nos rythmes, sim­pli­fier nos exis­tences, revoir à la baisse nos exi­gences. On peut accep­ter ces chan­ge­ments de plein gré. Demain, les crises éco­no­miques nous les imposeront. »

Syl­vain Tesson
Dans les forêts de Sibé­rie, édi­tions Gal­li­mard, 2011

Une nouvelle révolution copernicienne est en cours…

« C’est bien la vie affec­tive, celle de tous les jours, qui nous incite à prendre acte d’un point de satu­ra­tion auquel est arri­vé la socié­té moderne […] Une nou­velle révo­lu­tion coper­ni­cienne est en cours […] voyant reve­nir un rap­port plus res­pec­tueux à la terre-mère”. Nous sommes ici au cœur bat­tant de l’éco­so­phie. »

Michel Maf­fe­so­li
L’Ordre des choses – Pen­ser la post­mo­der­ni­té, CNRS Edi­tions, 2014

Agir vite, profondément, de façon draconienne

« Je suis arri­vé à la seule conclu­sion indis­cu­table, irré­fu­table : agir vite, pro­fon­dé­ment, de façon dra­co­nienne pour enrayer, tant qu’il en est temps encore, la dété­rio­ra­tion géné­rale de la qua­li­té de la vie”, la des­truc­tion de la nature, l’aliénation des qua­li­tés qui font de l’Homme un Homme. »

Paul-Émile Vic­tor
Jusqu’au cou… et com­ment s’en sor­tir, Fer­nand Nathan, 1979

Nous sommes, comme Achille, poursuivis par les eaux…

« En termes éco­lo­giques, on dit que les signaux d’alerte sont dans le rouge. En termes mytho­lo­giques, on dit que les fleuves débordent de dégoût. Nous sommes, comme Achille, pour­sui­vis par les eaux. Nous ne com­pre­nons pas encore qu’il faut ralen­tir notre course vers ce gouffre que nous conti­nuons sot­te­ment à appe­ler le pro­grès. »

Syl­vain Tesson
Un été avec Homère, Édi­tions des Équa­teurs, 2018

L’homme moderne, l’homme de la technique, obsédé par son efficience…

« L’homme moderne, l’homme de la tech­nique, obsé­dé par son effi­cience, les objec­tifs à atteindre, n’a pour uni­vers men­tal que ce qui est subor­don­né à cette effi­ca­ci­té. Beau­té, sagesse, poé­sie, sont subal­ternes, à moins d’être mon­nayables. La tyran­nie de l’efficience débouche sur l’invivable, sur une nou­velle bar­ba­rie sans la san­té des bar­bares : la ville qui n’est pas une ville, la domi­na­tion de l’argent, le sac­cage de la nature et la mani­pu­la­tion du vivant. À force de cal­cu­ler, l’homme ren­contre l’incalculable. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

Je ne vois pas pourquoi il faudrait protéger les races…

« Je ne vois pas pour­quoi il fau­drait pro­té­ger les races ani­males et lais­ser périr les peuples tels qu’ils ont été façon­nés par des mil­liers d’années de longue patience.
La véri­table éco­lo­gie, c’est de sau­ve­gar­der les baleines. Mais aus­si les Toua­regs et les Zou­lous, les Basques et les Serbes, les Fla­mands et les Bre­tons, les Écos­sais et les Estoniens. »

Jean Mabire
La torche et le glaive, édi­tions Libres opi­nions, 1994

L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux…

« L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux, la des­truc­tion de la terre, la gré­ga­ri­sa­tion de l’homme, la sus­pi­cion hai­neuse envers tout ce qui est créa­teur et libre. »

Mar­tin Heidegger
Intro­duc­tion à la méta­phy­sique (Einfüh­rung in die Meta­phy­sik), 1935, trad. Gil­bert Kahn, édi­tions Gal­li­mard, 1958, coll. TEL, 1980

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